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1ère réunion du Groupe de travail ad hoc sur
les aires protégées,
Montecatini, Italie,
du 13 au 17 juin 2005
M. le Président, messieurs
et mesdames les délégués distingués, mes frères et sœurs autochtones,
Bonjour à tous et à toutes.
J’ai l’honneur de prendre
la parole à cette première réunion du Groupe de travail sur les aires
protégées au nom du Forum international autochtone sur la biodiversité.
Samedi et dimanche, nous avons tenu notre réunion préparatoire, qui
a rassemblé les peuples autochtones d’Amérique latine, d’Afrique,
d’Asie, de la Russie et du Pacifique sous les auspices du Forum international
autochtone sur la biodiversité, dans cette très belle ville.
Nous voudrions vous remercier,
ensemble avec le gouvernement et le peuple d’Italie pour leur hospitalité
et pour l’organisation de cette réunion. Nous voudrions également
remercier le Secrétariat également pour la préparation de documents
qui guideront les discussions de cette importante réunion.
M. le Président, mesdames
et messieurs les délégués distingués, le Forum international autochtone
sur la biodiversité est un organe conseiller en matière de questions
autochtones auprès de la CDB. Depuis le 5ème Congrès mondial sur les
aires protégées qui eu lieu à Durban en septembre 2003, les peuples
autochtones et les membres du FIAB sont très actifs au sujet des aires
protégées. Le Forum promeut également les liens entre le travail de
la CDB sur les aires protégées et la mise en œuvre de l’article 8(j).
Nous pensons que les questions relatives aux aires protégées sont
intimement liées aux droits des peuples autochtones. Il est donc surprenant
de remarquer que les progrès atteints au Congrès mondial sur les aires
protégées, qui ont établi un nouveau paradigme pour les aires protégées,
et les décisions de la COP7 qui reconnaissent les droits des peuples
autochtones ne sont pas reflétés dans les documents préparés pour
cette réunion.
La COP7 a explicitement
adopté le paragraphe 22 de la décision VII/28 qui déclare que
« … la création, la gestion
et la surveillance des aires protégées devraient se faire avec la
participation pleine et entière des communautés autochtones et locales
et dans le plein respect pour leurs droits… »
Nous sommes donc très déçus
qu’aucun des documents préparés pour cette réunion ne mentionne le
respect pour les droits des peuples autochtones.
Le Forum international autochtone
sur la biodiversité s’est engagé à contribuer à la préparation de
documents pour les réunions suivantes. Nous croyons que les peuples
autochtones ont une expérience directe des questions relatives à l’identification,
la désignation, la gestion, la surveillance et l’évaluation des aires
protégées. Nous pensons que notre contribution aidera à l’atteinte
des objectifs de cette Convention.
Parmi les questions principales
que nous voudrions souligner concernant les éléments de programme :
1.
En
matière d’aires protégées marines, nous sommes inquiets que les connaissances,
innovations et pratiques traditionnelles n’ont pas été prises en compte
même s’il est reconnu que les connaissances traditionnelles jouent
un rôle essentiel dans la gestion durable des ressources marines.
Pour les peuples autochtones, les droits et responsabilités ne se
limitent pas à la juridiction nationale, et nous voudrions donc qu’un
langage approprié qui reconnaisse les connaissances traditionnelles
et les droits aux ressources marines soit incorporé au document.
2.
En
matière de ressources financières pour la mise en œuvre du programme
de travail, les recommandations proposées de financer les aires protégées
par le moyen d’industries extractives, de crédits de carbone et d’échanges
dette- contre- nature sont très controversés étant donné qu’il a été
prouvé leur impact négatif sur nos droits et nos moyens d’existence.
Nous demandons aux Parties de développer les stratégies pour l’utilisation
durable des paysages terrestres et maritimes plus larges pour protéger
la nature, alléger la pauvreté dans le but d’atteindre les objectifs
du Millénaire pour le développement.
3.
En
matière du développement des pochettes d’information, nous voudrions
souligner que les peuples autochtones développent en ce moment des
pochettes d’information qui reflètent leur patrimoine bioculturel.
La liste indicative des pochettes d’information formulées par les
gouvernements, les scientifiques et les ONG de conservation ne reflète
pas les aspirations des peuples autochtones. Nous voudrions donc voir
du soutien pour les peuples autochtones de développer leur propre
pochette surprise, et ceux-ci ne devraient pas se limiter aux aires
de conservation communautaires et les aires protégées co-gérées, mais
reflètent pleinement les droits et aspirations de nos peuples.
4.
En
matière de processus pour la révision de la mise en œuvre du Programme
de Travail, nous sommes engagés de travailler avec les Parties et
autres parties intéressées, pour le développer un processus efficace
et participatif.
M. le Président, mesdames et messieurs
les délégués, nous porterons des commentaires spécifiques sur chaque
élément de programme au cours de cette réunion. Nous anticipons des
délibérations fructueuses sous votre direction habile.
Merci
Fiu Elisara
Ole Siosiomaga Society
Incorporated (OLSSI)
Samoa
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