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1ère réunion du Groupe de travail ad hoc sur
les aires protégées,
Montecatini, Italie,
du 13 au 17 juin 2005
Les peuples autochtones promeuvent un nouveau modèle
pour la conservation de la biodiversité
A Montecatini, en Italie,
les représentants autochtones du monde entier, rassemblés par le Forum
international autochtone sur la biodiversité, participent à la 1ère
Réunion du Groupe de Travail Spécial à Composition non limitée sur
les Aires Protégées du 13 au 17 juin. Celle-ci est la première réunion
de l’ONU qui traite uniquement de la question des aires protégées,
qui sont des zones mises à part pour la protection des espèces et
des habitats menacés. Les peuples autochtones cherchent à développer
à partir du progrès historique atteint aux réunions précédentes, pendant
lesquelles la communauté internationale s’est engagée à appliquer
le nouveau modèle des aires protégées qui respecte les droits et intérêts
des peuples autochtones.
Les peuples autochtones ont une expérience
directe des impacts sociaux négatifs des aires protégées. Au Cameroun,
par exemple, la création du Parc National Campo Ma’an a aboutit au
déplacement forcé des communautés autochtones qui ont perdu l’accès
à leurs terres natales, leurs sites sacrés et leurs moyens d’existence.
Dans l’Amazonie péruvienne, jusqu’à aujourd’hui, les aires protégées
continuent d’être crées sans consultation préalable adéquate, et sans
le consentement des peuples autochtones impliqués. Les parcs nationaux
au Pérou, comme la Réserve Pacaya Samiria, ont réduit les moyens d’existence
des peuples autochtones, aboutissant à l’appauvrissement des communautés
touchées. De nombreux autres cas tragiques semblables de parcs nationaux
injustes peuvent être trouvés dans d’autres parties du monde.
Les agences gouvernementales pour
l’environnement et les agences de conservation travaillent maintenant
sous la Convention sur la Diversité Biologique pour assurer que les
approches exclusives aux aires protégées ne deviennent obsolète. La
CDB est l’instrument international principal qui cadre la manière
dans laquelle les pays atteindront la conservation de la biodiversité
et l’utilisation durable des ressources naturelles.
Parmi d’autres taches, les gouvernements
présents à cette réunion de la CDB commenceront à développer des lignes
directrices pour l’application de cette nouvelle approche inclusive
aux aires protégées. Les peuples autochtones soutiennent qu’ils ont
les connaissances et l’expérience nécessaires et exigent de pouvoir
donner des contributions importantes à ces nouvelles lignes directrices.
Toutefois, les documents officiels préparés pour la réunion ont déçu
les délégués autochtones étant donné que la majorité de leurs soucis
ont été ignorés. Ils se rendent compte qu’il y a énormément de travail
à faire au long de cette réunion.
Comme l’explique Jannie Lasimbang
de Asia Indigenous Peoples Pact :
« Cela fait des décennies que
les aires protégées sont imposées sur les terres et territoires
traditionnels des peuples autochtones sans consultation ou consentement
préalable. Les planificateurs sont tellement soucieux de contenir
ou contrôler l’environnement et du bien-être des plantes et animaux
qu’ils ignorent complètement les besoins et les droits des peuples
autochtones. Ces aires ont trop souvent aboutit à l’aliénation de
nos terres et à l’appauvrissement de nos peuples.
Suite à des années de protestation
contre les injustices passées, nous avons finalement convaincu certains
conservationnistes que les peuples autochtones vivent en harmonie
avec leurs écosystèmes et ne devraient pas en être exclus. La Convention
sur la diversité biologique a maintenant adopté ce principe. Nous
sommes ici pour assurer que ce principe devienne réalité. »
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Contact: Miriam Anne Frank Email:
reachmiriam@earthlink.net
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