| Des organismes de la société civile africaine boycottent le processus de consultation par la SFI à Nairobi
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Déclaration de positionnement par les
organismes de la société civile africaine rapport au projet
de consultation de la revue de la politique de sauvegarde de la SFI
en Afrique, le 29-30 novembre, 2004
Nous, les organismes de la société civile
africaine soussignés qui travaillent dans et qui s’intéressent aux
affaires dans le secteur d’industrie extractive, ont décidé de ne
pas participer dans le processus de consultation par la SFI pour
l’Afrique tenu le 29 et 30 novembre 2004 à Nairobi, Kenya dû à un
délai non suffisant et une manque d’informations sur le processus.
En septembre de cette année
(2004) les organismes de la société civile africaines, ensemble
avec leurs collègues venant de partout dans le monde, ont envoyé
une lettre à la SFI qui a soulevé des préoccupations et des propositions
à propos du processus de la consultation projet. La réponse de la
SFI aux préoccupations et aux propositions a été si insuffisante
qu’elle n’a pas adressé la plupart des fautes fondamentales associées
avec le processus. Parmi les concernes soulevés dans la lettre était
le besoin pour un processus plus compréhensif, avec plus de la transparence
et de l’information.
Encore, les organismes de la
société civile africaines et leur collègues qui ont participé dans
les réunions annuelles du Groupe de la Banque Mondiale/Fond Monétaire
International GBM/FMI) en octobre 2004 à Washington DC, USA ont
écrit une déclaration à la SFI en demandant qu’elle donne au processus
« plus de temps; plus d’animation; plus de traduction, plus
d’informations, et plus d’engagement que ce qui est permis par le
processus actuelle ». A ce jour nous avons encore à recevoir
une réponse concrète de la part de la SFI face à cette demande.
Malheureusement, la SFI a choisi
d’ignorer ces propositions et elle hâte le processus au dessus de
beaucoup de ayant droits. Nous constatons avec de grave soucis que
même pour le processus consultatif régional d’Afrique tenu le 29
et 30 novembre 2004 c’est évident qu’il manque un délai suffisant
pour la consultation parmi les groupes divers d’ayants droits, une
distribution non adéquate de supports d’information de fond, et
une maque complète de clarté dans leurs stratégies de communication
et de feedback pour la consultation en Afrique.
Autant nous voudrons une revue
– n’importe laquelle – qui assure la responsabilité et la transparence
dans les politiques environnementales et de sauvegarde de la SFI,
nous constatons qu’il est extrêmement difficile de dépenser des
heures, de l’énergie, et des ressources pour participer dans un
processus qui n’est pas transparent. Nous ne pouvons pas participer
d’une position informée sans les informations essentielles, et aussi
sans comprendre les règles d’engagement. Nous croyons que la SFI
aurait pu améliorer le processus par:
a)
Permettant un délai suffisant et adéquat
pour la consultation par les divers groupes d’ayants droits, y
inclut des organismes de la société civile dans le continent.
b)
Définir nettement aux organismes qui participent
ses stratégies de communication et de feedback pour la consultation.
c)
Rendant accessible en avance dans le domaine
public de divers documents de fond en particulier, une note concept
qui mentionne explicitement les domaines à examiner, les raisons
pour l'examen, et la procédure à suivre.
Notre longue expérience de
travail avec des communautés affectées directement par des projets
extractifs, y inclut ceux avec l’appui du Groupe de la Banque Mondiale
a démontré que les investissements de grande échelle dans le secteur
extractif par le Groupe de la Banque Mondiale et en en particulier,
la SFI, ont peu fait en termes de contribuer à la réduction de la
pauvreté à travers le développement durable sur le continent. Au
contraire, ces investissements ont contribué de manière significative
à la destruction des sources de survie professionnelle communautaire,
des contraventions des droits humaines et l’abus du pouvoir; ils
ont crées des conflits sociaux et de la corruption systémique, ont
dégradé la diversité de l’environnement et ont subverti la démocratie
en maintes aspects. Ceci a été affirmé par le rapport final, sponsorisé
par le Groupe de la Banque Mondiale, de la revue des Industries
Extractives. Et c’est ainsi précisément parce que le cadre pour
la participation de la Banque en les extractives d’Afrique à été
non adéquat et déséquilibré dans la réalisation des priorités de
développement et les besoins des peuples et des communautés.
Nous avons aussi noté avec
consternation que les politiques environnementales et sociales de
sauvegarde de la SFI ont été décidément faibles pour la protection
des droits communautaires, l’environnement, et l’assurance de l’efficacité
du développement. Les politiques actuelles font défaut de critères
définitives pour mesurer les impacts et le processus décisionnel
qui permet la SFI à juger la conformité adéquate par les sociétés
privés, et aussi des bénéfices justes et équitables par les communautés.
La SFI a souffert des problèmes graves et systémiques dans l’application
de ses politiques environnementales et sociales de sauvegarde qui
sont déjà faibles. Donc, il n’est pas surprenant que les projets
soutenus par la SFI sont parmi les projets les plus disputés et
contestés en Afrique. Les mines de Bulyanhulu en Tanzanie et le
projet d’oléoduc de Tchad-Cameroun sont des exemples évidents.
C’est en vue des précédents
que nous accueillerons une revue éventuelle qui cherche à corriger
les déséquilibres fondamentaux inhérents dans le secteur d'activité
extractif en Afrique par l’adoption des cadres de politiques pour
le secteur extractif qui protègent les intérêts et les droits des
communautés et qui promouvoient la diversité environnementale et
le développement nationale.
Nous croyons que ceci ne puisse
être réalisé que par des processus pour la promulgation de la politique
qui est transparent, informatif, et compréhensif. La SFI a choisi
le contraire dans le processus de revue. Nous avons le fort sentiment
que ce choix par la SFI a subordonné l’intérêt publique aux intérêts
des sociétés privées, et nous nous sentons obligés de passer notre
temps, notre forces, et nos ressources dans des efforts qui sont
alternatifs et importants plutôt que de participer dans un processus,
le sort duquel est déjà prédéterminé.
Soutenu
par:
1. Third World Network-Africa
(TWN-Africa), Ghana
2. Friends of the Earth,
Ghana
3. Centre for Public Interest
Law (CEPIL), Ghana
4. Wassa Association of
Communities Affected by Mining (WACAM), Ghana
5. Green Earth Organization,
Ghana
6. ABANTU for Development,
Ghana
7. Friends Of The Nation,
Ghana
8. Environmental Rights
Action (ERA)/ Friends of the Earth, Nigeria
9. African Citizens Development
Foundation (ACDF), Nigeria
10. National Union of Ogoni
Students International (NUOS Int’l) of the Movement for the Survival
of the Ogoni People (MOSOP), Nigeria
11. Nigeria Network of NGOs
(NNNGO), Nigeria
12. Citizens for a Better
Environment (CBE), Zambia
13. Lawyers’ Environmental
Action Team (LEAT), Tanzania
14. Yonge Nawe Environmental
Action Group, Swaziland
15. Highlands Church Solidarity
and Action Centre, Lesotho
16. CIVICUS: World Alliance
for Citizen Participation, South Africa
17. groundwork/Friends of
the Earth, South Africa
18. Environmental Justice
Networking Forum (EJNF), South Africa
19. IMF & World Bank
Wanted For Fraud Campaign
20. Planet Survey Environnement
et Développement Durable (PSEDD),Cameroon
21. Centre for Human Rights
and Rehabilitation (CHRR), Malawi
22. Malawi Economic Justice
Network (MEJN), Malawi
23. KAMOTA Amédée et Kalimba
Zéphyrin, Rwanda
24. CAURWA (Communauté des
Autochtones Rwandais), Rwanda
25. CENADEP (Centre National
D’Affaire un Development et a la Participation Populaire), Congo
DR
26. Livaningo (Forum for
a Bettter Environment), Mozambique
27. GreenDev. (Reserach
Group in Economic, Environment and Development), Madagascar
28. Network Movement for
Justice and Development, Sierra Leone
29. MWENGO, Zimbabwe
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