Février 2002
Le contenu d’un
courrier électronique adressé aux parties intéressées par le Dr Marcus Colchester,
le directeur de Forest Peoples Programme, leur demandant de faire connaître
leurs commentaires sur le processus d’examen indépendant proposé se trouve
ci-après. Cliquez ici afin d’obtenir des renseignements sur le cadre de ce processus d’examen.
|
Date: Mardi 26 février 2002
De la part de: Marcus Colchester <marcus@forestpeoples.org>
Sujet: recherche focalisée
sur les PA dans le cadre de l’EIR
Chers amis,
Afin de s’assurer que l’examen des industries d’extraction
(Extractive Industries Review (EIR)) focalise de manière adéquate
sur les droits et les intérêts des peuples autochtones, la
Fondation TebTebba et le Forest Peoples Programme ont proposé
à la Personne éminente que l’EIR sponsorise un processus d’examen
spécial et indépendant permettant d’étudier plus spécifiquement
le thème «les peuples autochtones, les industries d’extraction
et la Banque Mondiale».
L’objectif visé est de s’assurer que les demandes et
les opinions des peuples autochtones au sujet des industries
d’extraction et des engagements liant la Banque mondiale et
ces industries, soient représentées de manière adéquate lors
d’une EIR où les peuples autochtones eux-mêmes présenteraient
leur situation actuelle. Afin de faciliter cette mise en oeuvre,
nous avons proposé d’élaborer un processus similaire à celui
utilisé pour la Commission mondiale sur les barrages, suivant
lequel les peuples autochtones seront conviés à faire des
commentaires par écrit au sujet de leurs propres expériences
concernant la participation de la Banque Mondiale aux
activités des secteurs miniers, pétrolier et gazier ;
ces commentaires seront ensuite présentés et discutés au cours
du EIR lors d’une conférence plus générale à laquelle pourront
participer les peuples autochtones et les autres groupes intéressés.
Au cours de celle-ci, une importance particulière sera accordée
à présenter et à consigner par écrit les opinions et des recommandations
des peuples autochtones en ce qui concerne la manière et les
standards que devraient utiliser la Banque Mondiale et les
industries d’extraction pour dialoguer avec les peuples autochtones
lors de l’étude de projets miniers, pétroliers et gaziers
qui risquent d’avoir un impact sur les territoires, les ressources
et les intérêts.
Des enquêtes faites par courrier électronique, un examen
de la documentation, des entretiens et la préparation d’un
document de synthèse seront également entrepris afin de compléter
les renseignements fournis par les études de cas et de procurer
des informations lors de la Conférence.
Hier (c’est-à-dire le 25 février 2002) l’EIR a confirmé
officiellement qu’il sponsoriserait en effet ce processus
(et le soutiendrait en le finançant à 50%). Afin de mettre
en œuvre en entier cette proposition (ci-jointe) il va
falloir par conséquent recueillir des fonds supplémentaires
permettant de progresser de la manière envisagée.
Cette circulaire préliminaire a pour but uniquement
d’attirer l’attention sur ces faits et d’autres informations
seront communiquées lorsque nous aurons plus de détails et
que le cofinancement aura été garanti. En attendant nous vous
invitons à nous faire parvenir vos commentaires, en particulier
en ce qui concerne des organisations des peuples autochtones
qui désireraient éventuellement présenter leurs expériences
en tant qu’«étude de cas» pour ce processus.
Bien amicalement
Marcus
Dr. Marcus Colchester
Directeur
Forest Peoples Programme
Email: marcus@forestpeoples.org
|
LES PEUPLES AUTOCHTONES,
LES INDUSTRIES D’EXTRACTION
ET LA BANQUE MONDIALE
UNE ETUDE INDEPENDANTE ET PARTICIPATIVE
menée par
la Fondation TebTebba et le Forest Peoples Programme
Cadre de cette étude
Dans le cadre d’une étude focalisée sous-traitée à des
organisations indépendantes par l’ «Examen des industries d’extraction»
( Extractive Industry Review (EIR)), celle-ci a chargé la Fondation
TebTebba, un Centre international des peuples autochtones pour la
recherche et l’éducation des Philippines, et le Forest Peoples Programme,
une ONG dont le siège est situé au Royaume-Uni, de mener une étude
thématique indépendante et participative portant sur « peuples autochtones, les industries d’extraction
et la Banque mondiale». L’ONG PIPLinks, qui a elle aussi son
siège au Royaume-Uni participera également à ces travaux.
Les objectifs de ce processus sont de:
q
Evaluer
les expériences des peuples autochtones par rapport aux projets financés par la
Banque Mondiale et aux mesures politiques mises en œuvre dans les secteurs
minier, pétrolier et gazier.
q
Promouvoir
un dialogue direct entre le personnel opérationnel de la Banque et les
porte-parole des industries d’extraction et des peuples autochtones.
q
Élaborer
des recommandations concrètes pour la Banque mondiale, surtout en ce qui
concerne les peuples autochtones, par rapport aux engagements futurs dans les
secteurs minier, pétrolier et gazier
En vertu des termes de ce contrat, les organisations
contactées devront :
q
Recueillir
des informations pertinentes concernant les expériences des autochtones grâce à
un processus de consultations électroniques.
q
Sous-traiter
certaines activités à des organisations des peuples autochtones :
celles-ci devront préparer entre 5 et 7 «études de cas» mettant en relief leurs
propres expériences par rapport aux activités financées par la Banque mondiale
dans ce domaine. Celles qui seront sélectionnées devront comporter des études
de cas portant sur les trois industries, minière, pétrolière et gazière, et si
possible, inclure des opérations de tous les principaux organes de la Banque
mondiale. Ces études concerneront les principales régions suivantes :
l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie méridionale, l’Asie du Sud-Est, l’Océanie
et la Fédération de Russie.
q
Conduire
un examen approfondi de la documentation dans ce domaine.
q
Préparer
un document de synthèse, qui présenterait les conclusions des consultations
électroniques, de l’examen de la documentation et des études de cas.
q
Organiser
un atelier de travail international où les études de cas et le document de
synthèse seraient présentés et discutés grâce à la participation d’autres
porte-parole des autochtones, des représentants des industries de l’extraction
et de la Banque mondiale ainsi que la Personne éminente et d’autres conseillers
de l’EIR.
q
présenter
un rapport final, qui tiendra compte des questions soulevées lors de l’atelier
de travail international et qui inclura : les documents de travail
concernant les études de cas; le document de synthèse; les recommandations
formulées par les peuples autochtones à l’ EIR.
Plan et calendrier des activités (les dates données sont approximatives
car le financement total du projet n’a pas encore été garanti) :
Résultats:
q
7 études
de cas portant sur les expériences vécues par les peuples autochtones suite à
des opérations de la Banque mondiale dans les secteurs minier, pétrolier et
gazier.
q
Un
document de synthèse portant sur les expériences générales vécues par les
peuples autochtones suite à des opérations de la Banque mondiale dans les
secteurs minier, pétrolier et gazier, avec notamment les résultats des
consultations électroniques, de l’examen de la documentation et des études de
cas
q
Un
résumé des délibérations de l’atelier de travail international avec une liste
des participants
q
Les
recommandations des peuples autochtones prononcées lors de l’atelier
international
Composantes de contribution
Coordinateurs : Joji Carino et Vicky Tauli Corpuz de la Fondation
TebTebba seront chargées du suivi du projet global. Elles consacreront
chacune l’équivalent de 30 jours de travail à la mise en œuvre de
ce projet. Elles seront chargées notamment de:
-
sélectionner
les études de cas menées lors des recherches
-
faciliter
la mise en œuvre des consultations électroniques
-
donner
des conseils en ce qui concerne le contenu de l’examen de la documentation et
des rapports de synthèse
-
adresser
des invitations pour l’atelier international
-
assurer
la coprésidence de l’atelier international
-
faciliter
la formulation des recommandations finales émergeant du processus
-
remanier
le rapport final devant être soumis à la Personne éminente
Les auteurs du document de synthèse : Marcus Colchester du Forest Peoples Programme et Geoff
Nettleton de PIPlinks. Ils consacreront chacun l’équivalent de 30 jours de
travail à la mise en œuvre de ce projet. Ils seront chargés notamment de:
-
donner
des conseils sur le fond et la forme des études de cas
-
préparer
l’examen de la documentation
-
élaborer
et remanier le document de synthèse
-
commenter
et modifier les premières versions des études de cas
-
agir
en tant que rapporteurs de l’atelier de travail
-
formuler
les recommandations finales proposées lors de l’atelier de travail
Administration: Louise
Henson du Forest Peoples Programme sera chargée du suivi des aspects
logistiques du projet. Elle aura la responsabilité de:
-
tenir
la comptabilité pour toutes les sommes dépensées
-
sous-traiter
à des auteurs la préparation des études de cas
-
assurer
le suivi des conditions de voyage
-
contrôler
les aspects logistiques de l’organisation de l’atelier de travail
-
établir
des contrats avec des traducteurs et des interprètes
Les organisations participant au projet :
La
Fondation TebTebba :
la Fondation
Tebtebba, qui est un centre international des peuples autochtones
pour la recherche et l’éducation, a été établie en 1996. Tebtebba,
qui signifie «discours»
en dialecte autochtone Kankanaey des Philippines, s’est engagée
fermement dans lutte pour la reconnaissance, la protection et la
promotion des droits des peuples autochtones dans le monde entier.
Le principal effort de Tebtebba vise à soutenir le renforcement
des capacités des peuples autochtones en vue de leur permettre d’affirmer
leurs droits et de formuler leurs propres analyses et perspectives
sur les problèmes qui les touchent directement.
Afin de soutenir la défense de ces droits, Tebtebba
conduit des études sur les problèmes et les politiques ayant un impact direct
sur la vie des peuples autochtones.
Cette défense a pour but de tenter d’influencer les
processus des Nations Unies car ils ont des répercussions sur les droits des
peuples autochtones, surveiller les activités de l’Organisation Internationale
du Travail, et celles d’institutions financières multilatérales telles que la
Banque mondiale et le Fonds Monétaire international, la Convention des
Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) ainsi que d’autres
organisations multilatérales.
Son programme de renforcement des capacités est basé
notamment sur l’organisation d’ateliers de travail et de formation pour les
leaders autochtones et sur le fait d’offrir des services de conseil pour les
organisations et les mouvements des peuples autochtones.
Afin d’informer les peuples autochtones sur les problèmes
qui les affectent et de populariser leurs opinions et leurs perspectives,
Tebtebba fait paraître des publications régulières et spéciales.
La Fondation Tebtebba a été reconnue par l’ECOSOC en
mai 2001. Les divers volets de son programme sont :
·
L’établissement
d’un réseau de relations, la défense des droits et l’organisation de
campagnes : la Fondation Tebtebba est chargée de coordonner la réunion
politique à huit clos des peuples autochtones (Indigenous Peoples Caucus) sous
l’égide de la Commission du développement durable des Nations Unies (CDD), y
compris les préparations pour le Sommet mondial sur le développement
durable ;
·
Recherches
et documentation – ses publications sont notamment Indigenous Perspectives (un journal semestriel, et Tebtebba Magazine (une publication
trimestrielle), des briefings et des rapports spéciaux ;
·
Une
unité spécialisée dans l’étude des différences sexuelles, chargée notamment de
la coordination du réseau Asian
Indigenous Women's Network ;
·
Une bibliothèque
et un centre de documentation ;
·
Des
programmes de renforcement des capacités à Chittagong Hill Tracts et aux
Philippines ;
·
Des
projets spécifiques : la Conférence internationale sur la résolution des
conflits, la consolidation de la paix, le développement durable et les peuples
autochtones (décembre 2000).
L’International Advisory Council (IAC)
L’International Advisory Council (IAC) ( Le comité consultatif
international) de la Fondation Tebtebba est composé de leaders et défenseurs
éminents des peuples autochtones. L’IAC est chargé d’établir l’orientation, la
direction et le programme général de la Fondation.
Les membres de l’IAC sont les personnes suivantes:
Rigoberta Menchu-Tum
Lauréate du Prix Nobel de la Paix Ambassadrice
de bonne volonté des Nations Unies pour la Décennie internationale
des populations autochtones, Maya (Guatemala)
Winona La Duke Présidente, Réseau des femmes indigènes (Indigenous Women's Network), Anishinabe (USA)
Harisson Ngau Directeur, Borneo
Resources Institute, Kayan (Malaisie)
Ole Henrik Magga Ex-président, Parlement Sami, Sami (Samiland, Norvège)
Moana Jackson Directeur, Maori
Legal Services, Maori (Aotearoa / Nouvelle-Zélande)
Don Augusto Willemsen Diaz Ex-fondé de pouvoir adjoint spécialisé dans les droits
de l’homme (Guatemala)
Martin Khor Directeur, Réseau tiers monde (Third
World Network) (Malaisie)
Rajkumari Chandra Kalindi Roy Ancien expert, Projet des peuples indigènes et tribaux,
Organisation Internationale du Travail Chakma (Chittagong Hill Tracts,
Bangladesh)
Victoria Tauli-Corpuz Directrice exécutive, membre de droit de la Fondation
Tebtebba, Kankana-ey (Philippines)
Le Forest Peoples Programme
est une ONG qui a été établie en 1990 par le World Rainforest Movement (Mouvement mondial
pour les forêts tropicales), principalement pour travailler spécifiquement
avec les peuples des forêts afin de les aider dans leur lutte pour
surmonter la crise forestière globale. Elle est déclarée comme une
organisation à but non lucratif conformément à la législation hollandaise
et à l’administration fiscale du Royaume-Uni. Le FPP prépare une
documentation détaillée sur les travaux qu’il entreprend, ainsi
que des rapports, des articles, des appels à l’action, des communiqués
de presse et des briefings.
Le Forest Peoples Programme (FPP) soutient
la lutte des peuples des forêts pour contrôler l’utilisation de
leurs terres et de leurs ressources. Le FPP œuvre à faire en sorte
que les problèmes concernant les droits de l’homme devienne le thème
central des débats sur les forêts. Le FPP soutient la création d’une
arène pour les peuples des forêts leur permettant de négocier leurs
demandes par le biais de leurs propres institutions représentatives
et de déterminer eux-mêmes leur propre futur. Le FPP aide les peuples
des forêts à établir des activités durables, qui leur permettent
de retrouver leur dignité et de protéger l’environnement.
BUTS:
q
Aider
à établir un mouvement global et effectif des peuples des forêts
q
Promouvoir
les droits et intérêts des peuples des forêts dans les domaines de
l’environnement et des droits de l’homme
q
Coordonner
le soutien apporté par les organisations écologiques aux vues progressistes des
peuples des forêts
q
S’opposer
à des projets directifs qui privent les peuples locaux de leurs ressources
q
Encourager
l’établissement d’une gestion durable et communautaire des forêts
ACTIVITES:
q
Soutenir
les organisations locales.
q
Le
FPP assure le renforcement des capacités des communautés forestières et des
peuples autochtones locaux en matière de technologie et de collecte de fonds et
des services de conseil sur les mesures à prendre; il travaille en outre en
étroite collaboration avec l’Alliance internationale des peuples autochtones et
tribaux des forêts tropicales.
q
L’établissement
d’un réseau de relations des ONG.
q
Le
FPP contribue à assurer la coordination des positions adoptées par les ONG en
matière de politique forestière internationale. Le FPP est le bureau européen
du Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WRM).
q
Défense
des droits sur le plan international.
q
Le
FPP entreprend des études, des analyses et lutte pour s’assurer que les droits
des peuples des forêts constituent un point essentiel de l’élaboration de
politiques au niveau national et international.
q
Publications.
q
Le
FPP publie des études de qualité sur la situation des peuples des forêts, en
Anglais en Français et en Espagnol.
Grâce à toutes ces activités, le FPP aide
les peuples des forêts à participer directement aux processus suivants de
manière à ce que leurs appels soient entendus par les preneurs de décision et
que leurs droits constituent le fondement des nouveaux standards en matière
d’environnement.
LES DOMAINES D’ACTIVITÉS
ACTUELS:
La politique forestière
internationale
q
Le
FPP prend une part active à divers processus internationaux créés pour limiter
la déforestation et la perte de la biodiversité, tels que le Forum
intergouvernemental des Nations Unies sur les forêts (de la CDD), et la
Convention sur la diversité biologique.
La conservation et les peuples
des forêts
q
De
nombreux peuples autochtones vivent dans des régions à biodiversité extrême et
sont par conséquent inévitablement affectés par les programmes de conservation.
Le FPP s’oppose aux projets de conservation qui sont imposés aux populations
locales et qui ne reconnaissent pas leurs droits fonciers, et ne font pas la
promotion de l’établissement d’un dialogue entre les représentants des
populations locales et des organisations de défense de l’environnement.
Les institutions financières
internationales
q
Le
FPP examine les politiques relatives aux peuples autochtones et aux forêts
élaborées par la Banque mondiale, les banques de développement et le Global Environment Facility (Fonds pour
l’environnement mondial) et fait pression sur eux pour qu’ils modifient de
façon concrète leurs programmes et leurs politiques de manière à s’assurer que
les communautés locales ont leur mot à dire dans les projets futurs.
Le commerce mondial
q
Le
FPP examine certains accords internationaux tels que le GATT (Accord général
sur les tarifs douaniers et le commerce) et les activités de l’Organisation
Mondiale du Commerce (OMC), qui font la promotion du commerce international,
mais qui affaiblissent les standards relatifs à l’environnement et à la société
des pays.
Le renforcement des capacités
q
Le
FPP aide les organisations des peuples des forêts à renforcer leurs capacités à
promouvoir le développement des communautés, à défendre leurs droits et à
participer à l’élaboration des politiques nationales et internationales.
Le secteur privé
q
Le
FPP enquête sur les activités industrielles qui sont nuisibles pour
l’environnement et la société telles que l’extraction minière, l’exploitation
forestière, les plantations forestières et l’aquaculture, et relate leurs
impacts sur les forêts et les communautés locales.
Les luttes au niveau local
q
Le
FPP soutient les luttes des communautés forestières contre les projets de
développement destructeurs et demande que les droits des peuples des forêts
soient intégrés aux initiatives visant à réguler les gros marchés, telles que
l’élaboration des législations nationales, des codes de conduite, la
certification par des tiers et l’investissement éthique.
La gestion forestière
communautaire
q
Le
FPP fait la promotion de la gestion forestière communautaire en tant
qu’alternative à l’exploitation forestière industrielle et analyse les
obstacles internes et externes sur le plan politique à la gestion communautaire
des ressources de manière à soutenir des réformes favorables aux peuples des
forêts.
Les droits fonciers
q
Le
FPP met en œuvre des projets participatifs en collaboration avec les
communautés des peuples des forêts visant à cartographier et à délimiter leurs
territoires et à définir ainsi la propriété légale des terres et à garantir la
sécurité des systèmes traditionnels d’utilisation des ressources.
« Les droits de propriétéintellectuelle
»
q
Le
FPP recherche quelles sont les options possibles pour les peuples des forêts
leur permettant de protéger leurs sources de médicaments traditionnels et leur patrimoine
culturel contre toute exploitation abusive de la part des organisations
commerciales.
Le Philippine Indigenous Peoples Links
(PIPLinks) :
HISTORIQUE
Le PIPLinks a été créé en 1991, (il était alors appelé
le Cordillera Links),
en tant qu’initiative lancée par les autochtones de la Cordillera
pour renforcer leurs capacités à se faire entendre dans l’arène
internationale, établir des réseaux de relations, et promouvoir
l’éducation et la représentation. En 1997, elle changea de nom afin
de traduire le soutien et la coopération accrus avec les organisations
des peuples autochtones des Philippines.
BUTS
Le Philippine Indigenous Peoples Links (PIPLinks)
est une organisation de défense des droits de l’homme ayant pour
objectif la pleine reconnaissance et le respect des droits des peuples
autochtones. Le PIPLinks informe et soutient les organisations autochtones
dans leurs relations avec les gouvernements, les institutions internationales,
les sociétés commerciales ou les autres organes dont les activités
ont un impact sur leurs terres et leur avenir. Le PIPLinks aide les peuples autochtones à participer
directement aux processus internationaux ayant un impact sur leurs
terres et leur avenir afin que leurs opinions soient prises en compte
par les preneurs de décision et que leurs droits et leurs sujets
de préoccupation se retrouvent au cœur des débats. Le PIPLinks met en œuvre des programmes éducatifs
sur les peuples autochtones et des programmes de formation portant
sur les activités internationales destinées aux leaders autochtones.
LE PROGRAMME DES ACTIVITES
1.
Soutenir les organisations des peuples autochtones et les autres
communautés affectées par l’extraction minière aux Philippines et
ailleurs, par le biais de campagnes d’information et de conseils
au sujet des mesures à prendre.
2.
Établir des réseaux de relations avec les organisations autochtones,
les communautés locales affectées par certains projets, et les ONG,
dans le monde entier.
3.
La défense des droits au niveau international en coopération avec
les organisations autochtones.
4.
La recherche, l’analyse et la défense des droits permettant de soutenir
les organisations des peuples autochtones ainsi que la promotion
des droits des peuples autochtones.
5.
Des publications, expositions et la production de matériaux audiovisuels.
6.
Le PIPLinks mène des activités éducatives, organise des séminaires,
et réalise des matériaux éducatifs.
7. Le PIPLinks travaille en étroite
collaboration avec les populations autochtones des Philippines résidant à
l’étranger.
LES ACTIVITES EXCERCEES
Le PIPLinks a une expérience considérable en ce qui concerne
l’organisation de conférences internationales, réunions, sessions
de concertation et visites. En tant que membre de Minewatch
network, le PIPLinks a collaboré avec le Conseil Oecuménique
des Eglises (World Council of Churches) afin d’organiser
la première consultation internationale des peuples autochtones
au sujet de l’extraction minière à Londres en 1996. Le Women Workers
Programme, Baguio City afin d’organiser la Conférence
First Women in Mining qui s’est tenue aux Philippines en 1997,
Le PIPLinks a été l’un des organisateurs du séminaire
international «Communities addressing the corporate challenge:
the case of mining.» qui s’est tenu à Londres en 2001. Le PIPLinks a contribué également à l’organisation du
séminaire du Haut-Commissariat aux droits de l’homme sur «les peuples
autochtones, les sociétés privées travaillant dans les secteurs
des ressources naturelles, de l'énergie et de l'extraction minière,
et les droits de l'homme» qui s’est tenu à Genève, en décembre 2000.
TRAVAUX ACTUELS
Surveiller et réagir par rapport aux impacts sur les
terres ancestrales de modes de développement agressifs. Focalisation sur les impacts de l’extraction minière,
la relation entre les sociétés autochtones d’extraction minière
et les standards nécessaires. La mise en œuvre d’études sur l’extraction
minière. Le PIPlinks est en train d’organiser un processus de consultation
nationale sur ces questions en collaboration avec certains groupes
aux Philippines. Il offre également ses services à un réseau international
en expansion de groupes et de communautés autochtones affectées
par l’extraction minière. Focalisation sur les barrages, notamment le suivi des
travaux de la Commission mondiale sur les barrages et la mise en
œuvre de ses conclusions. Surveiller les projets de barrages actuels.
La participation au réseau régional de l’Asie du Sud-Est. Focalisation sur les programmes d’aide internationaux,
notamment l’aide de l’Union européenne. La Participation à la Conférence
européenne 2002. Focalisation sur l’établissement des aires protégées
et les problèmes des droits fonciers des autochtones qui en découlent.
Focalisation sur la promotion de la reconnaissance et
du respect des droits fonciers. Production de matériaux photographiques et éducatifs
portant sur les impacts de l’extraction minière et de la construction
des barrages. Production d’un CD au sujet du contraste entre les valeurs
spirituelles et les idéaux de certaines organisations autochtones
partenaires et les agents du développement de l’Etat ou du secteur
privé.
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