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La plateforme nationale camerounaise pour les peuples autochtones des forêts se réunit pour sa deuxième Assemblée Générale

Les 23 et 24 juillet, sous le couvert de la forêt communautaire Nomedjo à Lomié, la plateforme Gbabandi s'est réunie pour sa deuxième Assemblée Générale. Gbabandi comprend actuellement huit organisations autochtones, et plus de 100 Baka et Bagyeli ont participés à cette réunion de deux jours, venant de différentes régions forestières du Cameroun.

BLOG: « Sans notre forêt, nous n'avons pas de vie, nous disparaissons »

Un membre d'une des communautés baka du Cameroun dans la région de Ngoyla Mintom, parle d'être chassé de ses forêts ancestrales et des problèmes auxquels son peuple est confronté quotidiennement, à cause du manque de droits fonciers et du manque d'accès à la nourriture, médecine et éducation.

Message des femmes d'Assoumindelé, Cameroun

Des femmes venant d’un village du sud-est du Cameroun expriment qu’elles n’auront pas d’accès facile à la terre qui a été allouée à leur communauté en compensation partielle du territoire qui leur a été confisqué par une réserve naturelle.

Une nouvelle plateforme pour les peuples autochtones au Cameroun

Les peuples autochtones des forêts du Cameroun se sont rassemblés pour former une plateforme officielle afin de mieux représenter leurs points de vue aux échelons local, national et international.

Pour la première fois au Cameroun, des représentants de plus de cinquante communautés autochtones baka et bagyeli se sont rassemblés en vue de former une organisation nationale représentant les peuples des forêts du Cameroun et défendant leurs droits aux niveaux local, national et international.

Les expériences des peuples autochtones d’Afrique en matière de politiques de sauvegarde : les exemples du Cameroun et du Bassin du Congo

Samuel Nnah Ndobe

La notion de peuple autochtone est très controversée en Afrique. Certains considèrent que tous les Africains sont des autochtones libérés des puissances coloniales, alors que d’autres soulignent simplement qu’il est très difficile de déterminer qui est autochtone en Afrique. L’établissement en 2001 par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) d’un Groupe de travail sur les populations et communautés autochtones et le rapport du Groupe soumis à la CADHP puis adopté par cette dernière en 2003 ont inscrit ce problème dans une nouvelle perspective. Il est fait état pour la première fois dans ce rapport d’une acceptation unanime de l’existence des peuples autochtones d’Afrique et cela a donné le coup d’envoi de discussions sur la façon dont les pays pourraient commencer à intégrer les droits de ces peuples dans les grandes questions en matière de droits humains. Les peuples autochtones d’Afrique centrale comprennent les peuples qui sont pour la plupart des chasseurs-cueilleurs, communément appelés les « Pygmées », ainsi que plusieurs peuples pastoralistes. Ces peuples sont encore victimes de discrimination et de mépris, qui s’expriment par la dépossession de leur terre et la destruction de leurs moyens de subsistance, de leurs cultures et identités, une pauvreté extrême, l’absence d’accès et de participation à la prise de décisions politiques et l’absence d’accès à l’éducation et aux établissements de santé.