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La Convention du patrimoine mondial et les peuples autochtones

Les expériences des peuples autochtones relatives à l’inscription de leurs terres et ressources parmi les sites du patrimoine mondial, au titre de la Convention du patrimoine mondial de 1972, varient énormément. Dans certains cas, la Convention a été un outil utilisé par les peuples autochtones pour protéger leurs terres – le cas du peuple mirarr à Kakadu, en Australie, qui a utilisé la Convention du patrimoine mondial pour mettre un terme à l’exploitation de l’uranium sur ses terres, est un exemple patent. Néanmoins, trop souvent, les processus de la Convention du patrimoine mondial et du Comité qui supervise sa mise en œuvre sont bien loin des réalités des peuples autochtones qui vivent sur les terres concernées. Dû à l’absence d’implication, et au manque de participation effective et de procédures de consultation et de consentement complètes des peuples autochtones, l’inscription donne trop souvent lieu à des violations des droits des peuples autochtones, tels que stipulés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP).

Un rapport publié par CEFAID conteste la validité des consultations menées au Cameroun dans le cadre de la proposition d’inscription de l'aire protégée du Tri-National de la Sangha (TNS) à la liste des sites du Patrimoine mondial

Le Tri-National de la Sangha (TNS) est une aire protégée, définie selon une approche fondée sur les paysages, qui s'étend sur trois pays : le Cameroun, la République centrafricaine (RCA) et la République du Congo. En 2010, ces trois pays ont proposé ensemble que cette aire figure parmi les sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette proposition fut examinée par le Comité du patrimoine mondial en juin 2011.