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Des études du CIFOR et de la Banque mondiale (évaluées par les pairs) constatent que les forêts gérées par les communautés bénéficient plus à la conservation que des aires protégées strictes

Deux études, récemment publiées et évaluées par les pairs, indiquent que la conservation stricte est moins efficace pour réduire la déforestation que les forêts communautaires gérées et contrôlées par les peuples autochtones et les communautés tributaires des forêts avec de utilisations multiples (par ex. catégories V et VI de l’UICN).

L’étude de Porter-Bolland et al. du CIFOR (disponible en anglais seulemente) est une analyse statistique des taux de déforestation annuels reportés dans 73 études de cas menées dans les tropiques. Elle constate que la déforestation est significativement inférieure dans les forêts gérées par les communautés que dans les forêts faisant l’objet d’une protection stricte.

L’autre étude concernant le recul de la forêt, menée par le Groupe indépendant d’évaluation de la Banque mondiale (réalisée par Nelson et Chomitz, disponible en anglais seulemente), indique que certaines forêts gérées par les communautés sont situées dans des zones soumises à des pressions liées à la déforestation plus fortes que les aires strictement protégées. En prenant cela en compte, l’étude observe que les forêts gérées par les communautés sont beaucoup plus efficaces dans la réduction de la déforestation que les aires strictement protégées (voir tableau récapitulatif, p. 9). Là où des données sont disponibles, l’étude constate que les zones forestières gérées et contrôlées par les peuples autochtones sont encore plus efficaces.

Les réformes foncières pourraient-elles aboutir là où la conservation a échoué ?

Les organisations de conservation ont fait un grand pas en avant vers la reconnaissance du fait que les aires protégées doivent respecter les droits des peuples autochtones tels que consacrés par le droit international, notamment le droit d'accorder ou non leur consentement libre, préalable et éclairé à l'établissement de nouvelles aires protégées sur leurs territoires coutumiers. Néanmoins, dans la pratique, les organisations de conservation continuent souvent d'exclure la population locale de l'utilisation des ressources forestières et des autres ressources, et ne la consulte qu'après avoir déjà rédigé des plans de gestion, au lieu de les rédiger ensemble.

Article invité : la Nation Nishnawbe Aski du Canada - "Expropriation des terres autochtones pour les aires protégées désignées par le gouvernement au nord de l’Ontario, Canada"

La vérificatrice générale du Canada indiquait dans son rapport de juin 2011 que les conditions de vie dans les réserves des Premières Nations étaient toujours bien plus dures qu’ailleurs au Canada. Revenant sur ses dix années d'exercice, elle affirmait qu’un changement capital s'imposait pour résoudre ce problème. En 2010, la Canada a enfin approuvé la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) après avoir été l’un des quatre gouvernements à voter contre son adoption lors de l’Assemblée Générale en 2007.

Le projet de note conceptuelle pour les Évaluations Whakatane pilotes de maintenant ouverte aux commentaires

Le plan direteur pour les évaluations Whakatane pilotes a été finalisé. Vous pouvez le técharger ici.

Tel que mentionné dans l'édition de février du bulletin d'information de Forest Peoples Programme, à l'occasion de la conférence Sharing Power de la CEESP de l'UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, une réunion s'est tenue en présence des représentants autochtones, des présidents des trois commissions de l'UICN (CEESP, WCPA et SSC) et des sous-commissions (TILCEPA et TGER), de personnel clé du secrétariat de l'UICN (le Directeur du Programme pour l'environnement et le développement et le Conseiller principal pour la politique sociale), et d'autres membres du personnel de l'UICN, de Conservation International et du Forest Peoples Programme.

L'aboutissement principal de la réunion et des discussions qui l’ont suivi ont abouti à un accord visant à appliquer une série de mesures pour réviser la mise en œuvre de résolutions relatives aux peuples autochtones adoptées lors du 4e Congrès mondial de la nature (WCC4) en 2008 et pour faire progresser leur mise en œuvre en cas de lacune.

L’Union internationale pour la conservation de la nature prend des mesures positives en faveur de la concrétisation des droits des peuples autochtones en matière de conservation

Au cours des 10 dernières années, les gouvernements et les organisations de conservation ont pris des engagements significatifs au niveau international visant à promouvoir la conservation participative, ainsi qu’à faire respecter les droits des peuples et communautés autochtones dans les politiques et activités relatives aux aires protégées. Mais sur le terrain, les progrès accomplis pour la réalisation de ces engagements ont été très inégaux. Dans de nombreux cas, les aires protégées sont encore imposées par des politiques et approches par le haut, et mènent au déplacement des peuples autochtones, à l’appauvrissement de leurs moyens d’existence et à des conflits liés aux ressources.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - L'Union internationale pour la conservation de la nature doit revoir et faire avancer l'application du « nouveau paradigme de la conservation », mettant l'accent sur les droits des peuples autochtones.14 janvier 2011

Des représentants des peuples autochtones se sont réunis avec les présidents de commissions de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d'autres organismes de conservation pour tenir un dialogue de haut niveau pendant la conférence Sharing Power (partager le pouvoir), à Whakatane, Nouvelle-Zélande, le 13 janvier 2011. L'UICN a convenu de revoir l'application de résolutions concernant les peuples autochtones adoptées lors du 4ème Congrès mondial de la nature (WCC4) tenu en 2008 à Barcelone, en Espagne, et d'en faire avancer la mise en œuvre. Ces résolutions, ainsi que le Plan d'action de Durban et le Programme de travail sur les aires protégées de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), sont souvent appelés le « nouveau paradigme de la conservation ». Elles sont cruciales pour garantir que les pratiques de conservation respectent les droits des peuples autochtones et leur participation pleine et entière à l'élaboration des politiques et pratiques.  Malheureusement, l'application dans les faits de ces décisions en appui aux peuples autochtones a été très inégale.  Les informations recueillies dans le cadre des processus d'examen de l'UICN seront intégrées dans son Programme 2013-2016, qui doit être soumis à la discussion et adopté en septembre 2012 à Jeju, en République de Corée.