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FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

Le peuple wapichan du Guyana présente la carte des territoires et les propositions de la communauté pour sauver les forêts ancestrales

Éléments principaux :

·      Réalisation d’une carte communautaire numérique de l’utilisation et de l’occupation traditionnelles du wiizi (territoire) des Wapichan par les cartographes wapichan et un spécialiste SIG.

·      La carte communautaire est basée sur des milliers de points de cheminement géo-référencés par imagerie satellite.

·      La carte d’utilisation a été finalisée par le biais de multiple rencontres de validation dans les communautés wapichan ainsi que par des consultations avec les communautés makushi et wai wai au nord et sud du territoire wapichan.

·      Plus de 80 consultations et ateliers communautaires ont été menés pour compiler le plan territorial innovant intitulé Thinking Together for those Coming Behind Us (Penser ensemble pour ceux qui viendront après nous).

·      Le plan d’aménagement du territoire comprend des propositions pour établir une forêt conservée par les Wapichan et contient des dizaines d’accords intercommunautaires pour des actions visant à garantir les droits fonciers, promouvoir l’utilisation durable des ressources et permettre un développement des communautés décidé de manière autonome.

·      Les participants à l’événement de lancement de la carte et du plan wapichan à Georgetown au Guyana ont fait l’éloge de ces travaux comme étant un modèle potentiel pour d’autres peuples autochtones au Guyana et dans le monde entier.

Les commissaires aux droits de l'homme de l’Asie du Sud-Est et les organisations des peuples autochtones adoptent la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie

Un dialogue constructif et des synergies potentielles entre les commissions et institutions nationales des droits humains d’Indonésie, de Malaisie, de Thaïlande, des Philippines et du Cambodge ont permis de franchir une étape importante lors d’un atelier de quatre jours en novembre à Bali, en Indonésie. L’atelier a été convoqué par la Commission nationale des droits humains d’Indonésie, et organisé par le Forest Peoples Programme et l’ONG indonésienne Sawit Watch, avec le soutien de l’Initiative des droits et ressources (RRI), du Samdhana Institute et de RECOFTC – The Center for People and Forests.

Cet atelier historique sur le thème « Droits humains et entreprises : approches juridiques plurielles à la résolution des conflits, au renforcement institutionnel et à la réforme juridique » a réuni 60 participants, dont d’éminents universitaires, des représentants des peuples autochtones et des membres d'ONG nationales et internationales de soutien. La déclaration inaugurale a été délivrée par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, et une présentation a été réalisée par Raja Devasish Roy, membre élu de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNFPII) et chef traditionnel du cercle Chakma dans les Chittagong Hill Tracts au Bangladesh.

L’Evaluation Whakatane pilote dans le Parc national de Ob Luang en Thaïlande document un exemple de co-gestion avec les peuples autochtones, les communautés locales, les autorités du Parc national et les ONG locales

Depuis sa création lors de la conférence ‘Sharing Power’ de la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CEESP) de l’UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, le Mécanisme de Whakatane a fait l’objet d’expériences pilote dans deux endroits : au Mont Elgon, dans l’ouest du Kenya, et récemment dans le Parc national Ob Luang au nord de la Thaïlande. L’objectif du Mécanisme de Whakatane est d’évaluer la situation dans les aires protégées et, là où les personnes sont affectées de façon négative, de proposer et mettre en œuvre des solutions. Le Mécanisme vise également à identifier, promouvoir et soutenir les aires protégées qui ont des pratiques modèles, là où le nouveau paradigme de conservation est mis en place.

La gestion commune du Parc national de Ob Luang est un exemple qui mérite d’être partagé. Depuis 2004, les autorités du parc, les communautés locales et les ONG travaillent ensemble pour mettre en œuvre une gestion conjointe du parc, en mettant particulièrement l’accent sur l’inclusion des femmes et des jeunes. L’évaluation pilote de Whakatane à Ob Luang a elle aussi été menée conjointement, avec une équipe composée notamment de personnel de l’Inter Mountain Peoples’ Education and Culture in Thailand Association (IMPECT), du Département des parcs nationaux, de la faune et de la conservation des végétaux de la Thaïlande, du Forest Peoples Programme, de l’UICN, des ONG locales, des réseaux de peuples autochtones et de communautés locales (Watershed Network and Highland Nature Conservation de Chomthong).

CdP 17 à Durban : la CCNUCC esquive une décision sur le financement du climat et n’accomplit que des progrès limités concernant la mise en œuvre des mesures de sauvegarde REDD+

Lors de la récente CdP 17, les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) n’ont pas soutenu les indicateurs de performance pour rendre compte de la mise en œuvre des droits des peuples autochtones dans REDD+. Toutefois, elles ont reconnu que les avantages REDD+ doivent aller au-delà du carbone et inclure la conservation de la biodiversité et le soutien aux moyens de subsistance locaux.

Le Forest Peoples Programme, avec une délégation de peuples autochtones du Guyana, du Kenya, du Cameroun, du Suriname et du Pérou, a participé aux négociations préparatoires et à la 17e Conférence des Parties à la CCNUCC à Durban, en Afrique du Sud, fin novembre/début décembre 2011. La présence du FPP avait pour objectif principal de soutenir l’Assemblée des peuples autochtones et de suivre de près les négociations concernant les mesures de sauvegarde et le financement REDD+.

L’importance d’intégrer les modes alternatifs de règlement des litiges (ADR) dans le règlement des conflits fonciers en Indonésie

Un résumé des études ADR dans les provinces de Riau, Sumatra occidental, Jambi et Sud Sumatra en Indonésie, Ahmad Zazali, Directeur exécutif, Scale UpUn débat vif et continu est engagé au sujet de l'indifférence à l’égard des droits d’accès publics sur les ressources forestières dans les modes du régime foncier en vigueur en Indonésie. Le rôle des communautés locales et leur accès aux ressources naturelles se chevauchent souvent avec les droits accordés aux entreprises gouvernementales et étatiques et au secteur privé. L'exploitation des ressources forestières a conduit les grandes entreprises à ignorer les intérêts des communautés qui vivent dans ces forêts et en sont tributaires pour leurs moyens de subsistance. Cette situation a provoqué l'apparition de conflits sociaux entre les communautés et au sein des communautés, de conflits entre les communautés et le gouvernement, ainsi qu'entre les communautés et les entreprises.

Depuis la réforme et la mise en œuvre des politiques de décentralisation, les conflits relatifs aux ressources naturelles sont de plus en plus fréquents en Indonésie. L'Agence foncière nationale (BPN) indique qu’au moins 7491 conflits liés aux ressources naturelles ont été traités par la BPN et la police indonésienne. Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) a enregistré 359 conflits forestiers pendant la période allant de janvier 1997 à juin 2003. C'est en 2000 que la fréquence de conflits a été la plus élevée, avec 153 cas enregistrés, soit 43% du nombre total de cas enregistrés au cours de ces 6 années. Les conflits dans les Forêts de plantation industrielles (HTI) étaient les plus nombreux avec 39% des cas, contre 34% des cas de conflit dans les aires de conservation (dont les forêts protégées et les parcs nationaux), et 27% dans les concessions forestières (HPH).

Informations concernant les récents ateliers ONU-REDD sur les principes et critères sociaux et environnementaux (SEPC) et le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC)

Des représentants des peuples autochtones, de la société civile, des ONG et des représentants des États se sont réunis à Genève du 8 au 11 février 2012 pour débattre du projet de Principes et critères sociaux et environnementaux du programme ONU-REDD et du projet de Directives sur le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) du Programme ONU-REDD. Le Forest Peoples Programme (FPP), ainsi que plusieurs ONG et organisations étatiques et autochtones (notamment les partenaires locaux du FPP du Paraguay, d’Indonésie et de Panama), ont soumis à l’avance des commentaires écrits sur ces deux documents. Lors de la réunion à Genève, ils ont fait part de leurs réactions aux représentants du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui ont facilité l’événement et joué un rôle de premier plan dans la rédaction et la révision des documents.

Le Forest Peoples Programme a constaté que les débats et les échanges étaient très riches, et reflétaient une compréhension accrue des droits des peuples autochtones et de la nature du développement fondé sur les droits humains. Le FPP a également observé que le personnel du PNUD était ouvert aux propositions d'amélioration ainsi qu'aux critiques relatives au contenu.

Révision des Principes de l’Équateur : le processus « EP III »

Les Principes de l’Équateur (EP) sont un ensemble de principes volontaires mis au point par des banques privées afin d’orienter leurs systèmes de gestion des risques sociaux et environnementaux. Il existe en tout dix principes, énumérés ci-dessous.

Belize : menaces aux droits des Maya dues à l’exploration pétrolière, à l’exploitation minière et forestière et au développement des plantations

Le Sarstoon-Temash Institute for Indigenous Management (SATIIM) a diffusé les deux articles suivants concernant les violations actuelles des droits des peuples autochtones de Conejo au Belize, dû à l’intérêt du gouvernement pour l’exploitation pétrolière sur les terres des peuples autochtones à Toledo. Prière de diffuser au sein de vos réseaux (disponibles en anglais seulement).