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Making Palm Oil Accountable?

Globally oil palm plantations continue to expand at a rapid rate. World leader, Indonesia, has raced past Malaysia to become the number one producer. Latest data from the Indonesian watchdog NGO, SawitWatch, suggests that oil palm plantations in Indonesia now cover 11 million hectares, up from 6 million hectares only five years ago. New plantings are spreading to the smaller islands of the archipelago and to the less developed areas of eastern Indonesia. Hopes that a Presidential promise of a 2 year moratorium on forest clearance would slow the crop’s expansion – part of a deal to reduce green house gas emissions - have also evaporated as the government has excepted areas where preliminary permits have already been handed out.

Rendre l’huile de palme responsable ?

Les plantations de palmier à huile continuent de s’étendre au niveau mondial à une cadence rapide. Le leader mondial du secteur, l’Indonésie, a devancé la Malaisie pour devenir le premier producteur au monde. Les données les plus récentes d’une ONG indonésienne qui surveille les développements, SawitWatch,  indiquent que les plantations de palmier à huile en Indonésie recouvrent désormais 11 millions d’hectares, alors qu’elles recouvraient 6 millions d’hectares il y a seulement cinq ans. De nouvelles plantations se propagent aux îles plus petites de l'archipel, et aux zones moins avancées de l'Indonésie orientale. Les espoirs liés à une promesse du Président d’instaurer un moratoire de deux ans sur la déforestation pour freiner l’expansion de cette culture (dans le cadre d’un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre) se sont également évanouis, puisque le gouvernement a exclu les zones pour lesquelles des permis préliminaires ont déjà été accordés.

African Commission: FPIC is essential for protected status on indigenous lands

At its 50th Session, the African Commission on Human and Peoples’ Rights (ACHPR) adopted a resolution condemning the recent decision of the World Heritage Committee to inscribe Lake Bogoria in Kenya on the World Heritage List.  The issue at stake was the almost complete lack of involvement of the Endorois (the indigenous owners of the territory) in the decision-making process. This is particularly problematic in light of the African Commission’s earlier decision on the case of Centre for Minority Rights Development (Kenya) and Minority Rights Group International on behalf of Endorois Welfare Council v Kenya adopted at the 46th Ordinary Session held from 11–25 November 2009 in Banjul, The Gambia, and endorsed by the Heads of State and Government of the African Union in February 2010. This earlier decision and the recent resolution both emphasize that the principle of Free, Prior and Informed Consent (FPIC) must be adhered to in the lands and territories of indigenous peoples.  Failing to involve indigenous peoples in decision-making processes and failing to obtain Free, Prior and Informed Consent constitutes a violation of their right to development under Article 22 of the African Charter, and other international laws.

Commission africaine : le FPIC est essentiel pour un statut protégé sur les terres autochtones

Lors de sa 50e session, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a adopté une résolution condamnant la décision récente du Comité du patrimoine mondial d’inscrire le Lac Bogoria au Kenya à la liste du Patrimoine mondial. La question en jeu était l’absence presque complète de participation des Endorois (les propriétaires autochtones du territoire) au processus de prise de décisions. Cela est particulièrement problématique au vu de la décision précédente de la Commission africaine dans l'affaire « Centre for Minority Rights Development » (Kenya) et « Minority Rights Group International » au nom du « Endorois Welfare Council » contre le Kenya adoptée lors de la 46e session ordinaire, qui s’est tenue du 11 au 25 novembre 2009 à Banjul, Gambie, et approuvée par les Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union africaine en février 2010. Cette décision passée et la récente résolution soulignent toutes deux que le principe du consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) doit être respecté sur les terres et les territoires des peuples autochtones. L’absence de participation des peuples autochtones aux processus de prise de décisions et l’absence d’obtention du consentement libre, préalable et éclairé constituent une violation de leur droit au développement au titre de l’article 22 de la Charte africaine, et d’autres lois internationales.

Indigenous peoples make powerful statements at African Commission session

Many statements from indigenous peoples organisations were made on the occasion of the 50th African Commission session held in Banjul in October 2011. As well as the implementation of the 2010 African Commission’s decision regarding the Endorois in Kenya, the situation of indigenous women in Burundi and Kenya were addressed. Burundi was also examined under the state reporting procedure, which raised issues pertaining to the rights of indigenous peoples.

Les peuples autochtones s’expriment avec force lors de la session de la Commission africaine

De nombreuses déclarations d’organisations de peuples autochtones ont été faites à l’occasion de la 50e session de la Commission africaine, qui s’est tenue à Banjul en octobre 2011. Les thèmes abordés ont été la mise en œuvre de la décision de la Commission africaine en 2010 concernant les Endorois au Kenya, ainsi que la situation des femmes autochtones au Burundi et au Kenya. Le Burundi a également été examiné dans le cadre de la procédure d’examen des rapports des États, qui a soulevé des questions relatives aux droits des peuples autochtones.

Swedish International Development Agency supports Forest Peoples Programme to help forest communities impacted by REDD in the Democratic Republic of Congo

In terms of natural resource endowment, the Democratic Republic of Congo (DRC) is one of the wealthiest countries in Africa. However its citizenry are amongst the poorest in the world. Some of the most impoverished and politically marginalized people – indigenous and local forest communities - live here.  They mostly rely upon forests and other natural resources to secure their basic livelihoods through subsistence forest hunting and gathering, and small-scale agriculture.  These forest peoples currently have little or no influence over national and provincial decisions about how their customary lands will be used by commercial or conservation groups, whose interests are often in conflict with forest communities’ needs, priorities and basic human rights.

L’Agence suédoise pour le développement international soutient le Forest Peoples Programme afin d’aider les communautés des forêts affectées par REDD en République démocratique du Congo

Sa dotation en ressources naturelles fait de la République démocratique du Congo (RDC) l’un des pays les plus riches d’Afrique. Néanmoins, ses citoyens sont au nombre des plus pauvres du monde. Des personnes parmi les plus démunies et les plus marginalisées politiquement vivent ici, issues des communautés forestières autochtones et locales. Ces communautés sont tributaires principalement des forêts et d’autres ressources naturelles pour assurer leurs moyens d’existence essentiels, au moyen de la chasse, de la cueillette de subsistance et de l’agriculture à petite échelle. Ces peuples de la forêt n’ont actuellement que très peu, voire aucune influence, sur les décisions nationales et provinciales concernant la façon dont leurs terres coutumières seront utilisées par des groupes commerciaux ou de conservation, dont les intérêts sont souvent opposés aux besoins, priorités et droits humains élémentaires des communautés des forêts.

Les forêts de la RDC contiennent une grande richesse de ressources naturelles et une biodiversité extrêmement élevée. Depuis la période coloniale, ses forêts ont été soumises à de nombreuses pressions des entreprises commerciales, notamment à l’exploitation forestière et minière, à l’exploration du pétrole et à l’agro-industrie. Des millions d’hectares de forêts de la RDC ont déjà fait l’objet d’une exploitation forestière et minière, et de nombreux projets de développement existent, notamment un projet géant d’infrastructures visant à relier un pays de la taille de l’Europe occidentale à d’énormes plantations de palmier à huile et d’autres biens.

FPP E-Newsletter October 2011 (PDF Version)

Dear Friends,

In Africa, Asia and Latin America alike, forest peoples are speaking out against the continuing violations of their rights imposed by development and conservation plans that ignore their interests and deny them a voice. They go beyond resistance, insisting on their own ways of managing their lives, lands and forests.

FPP Bulletin d'Information Octobre 2011 (PDF Version)

Chers amis,

Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les peuples des forêts s’élèvent contre les violations continues de leurs droits, imposées par des projets de développement et de conservation qui ne tiennent aucun compte de leurs intérêts et ne leur accordent pas la parole. Leur position va au-delà de la résistance et met l’accent sur leurs propres modes de gestion de leurs vies, de leurs terres et de leurs forêts.

The indigenous peoples of Cameroon: from Ngoyla-Mintom to national recognition

In dialogue with parliament and the government

Compared to the 1990s and the start of the 21st century, the question of giving recognition to the indigenous peoples of Cameroon has, in recent years, become a central issue, if still in a somewhat tentative way.

Indeed, on the 1st and 2nd of September 2011 in Yaounde, Cameroon, parliament and the government held a dialogue on indigenous peoples. The meeting brought together members of the National Assembly (under the umbrella of the Parliamentarians’ Network, REPAR), representatives of ministries with projects affecting indigenous peoples, development partners, UN special representatives and a substantial delegation of indigenous peoples: Baka, Bakola, Bagyeli and Bororo. A new phenomenon was the willingness to consider what is involved in giving recognition to indigenous communities, as was demonstrated by the extensive question and answer sessions between the members of the National Assembly and the indigenous peoples.

Les peuples autochtones du Cameroun : entre Ngoyla-Mintom et la reconnaissance nationale

Le dialogue Parlement-Gouvernement

Comparée à la situation des années 1990 et l’aube des années 2000, la question de prise en compte des peuples autochtones du Cameroun est véritablement mise au centre des préoccupations ces dernières années, quoi que ce soit encore de façon timide.

En effet les 1 et 2 septembre 2011 vient de se tenir à Yaoundé au Cameroun, le dialogue Parlement-gouvernement sur les peuples autochtones. La rencontre a regroupé les députés de l’assemblée nationale réunis au sein du réseau des parlementaires (REPAR), les représentants des ministères ayant des projets touchant les peuples autochtones, les partenaires au développement, les représentations spécialisées de l’ONU et bien entendu une forte délégation des peuples autochtones : Baka, Bakola, Bagyéli et les Bororo. L’innovation s’est ressentie sur l’engagement des uns et des autres à porter plus haut les préoccupations inhérentes à la prise en compte des droits des communautés ci-dessus mentionnées. Les administrations se sont pliées au jeu de questions réponses posés par les députés et les autochtones.

BioPalm plantation will lead to destruction of Bagyeli communities in Cameroon

The government of Cameroon has signed a MoU for the creation of a 200,000 ha palm oil plantation by BioPalm Energy Ltd (a subsidiary of the Singapore-based SIVA Group) in Ocean province, Cameroon. This project was launched on Wednesday 24th August 2011 – despite the indigenous Bagyeli people opposing the decision to allocate their customary lands to the BioPalm plantation.

Recent fieldwork by Forest Peoples Programme (FPP) has found that neither the project nor the state has secured the Free, Prior and Informed Consent (FPIC) of the Bagyeli, as required by the United Nations Declaration on Indigenous Peoples Rights, which Cameroon has ratified.

La plantation de BioPalm mènera à la destruction des communautés Bagyéli au Cameroun

Le gouvernement du Cameroun a signé un Protocole d’accord pour la création d’une plantation de palmier à huile de 200’000 hectares par BioPalm Energy Ltd (une filiale de SIVA Group, basé à Singapour) dans le département d’Océan, au Cameroun. Ce projet a été lancé mercredi 24 août 2011, malgré l’opposition du peuple autochtone bagyéli à la décision d’affecter ses terres coutumières à la plantation de BioPalm.

Un récent travail de terrain du Forest Peoples Programme (FPP) a montré que ni le projet ni l’État n’ont garanti le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) des Bagyéli, tel que requis par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, que le Cameroun a ratifié.