Recursos

Nouveau rapport du Forest Peoples Programme : The reality of REDD+ in Peru: Between theory and practice. Indigenous Amazonian peoples’ analyses and alternatives

(La réalité de REDD+ au Pérou : entre théorie et pratique. Les analyses et alternatives des peuples autochtones amazoniens)

Ce rapport, rédigé par des organisations autochtones nationales et régionales du Pérou (AIDESEP, FENAMAD, CARE) et le Forest Peoples Programme (FPP), rassemble les expériences des peuples autochtones en matière de politiques et projets REDD en Amazonie péruvienne. Le rapport analyse les politiques et stratégies du gouvernement péruvien, examine les rôles des institutions internationales, et étudie attentivement les initiatives pilote REDD déjà en cours sur les territoires autochtones. Les conclusions du rapport indiquent entre autres que les politiques et programmes REDD existants sapent les droits des peuples autochtones et vont sans doute mener à des conflits liés aux terres et aux ressources.

Enseignements tirés des études sur le terrain : la REDD+ et les droits des peuples autochtones et des communautés tributaires de la forêt

En octobre 2011, Forest Peoples Programme (FPP) a mené une enquête d'opinion auprès de ses partenaires locaux leur demandant d'identifier avec précision les expériences déterminantes et les enseignements tirés concernant la REDD+ et les questions afférentes aux droits, durant les trois dernières années. Les partenaires qui y ont pris part sont le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et l'Association Okani (Cameroun), CEDEN (RDC), la Foundation for the Promotion of Traditional Knowledge (Panama), l'Amerindian Peoples Association (Guyana), l'Association of Village Leaders à Suriname, l'Association of Saamaka Authorities (Suriname), l'AIDESEP (Pérou), la Federation for the Self-determination of Indigenous Peoples (Paraguay) et les agents locaux de Scale-up, de Pusaka et du FPP (Indonésie). Un résumé des observations et des enseignements de première importance est présenté ci-après.  Des observations et des enseignements sont également tirés d'ateliers de travail avec les partenaires locaux, d’études sur le terrain et des questions découlant des débats qu'ont eus les représentants des peuples autochtones avec des décideurs nationaux et internationaux REDD+. 

‘Pas de signature de contrats REDD à Madre de Dios et San Martin’ : les organisations autochtones appellent leurs communautés à faire preuve de prudence

San Martin et Madre de Dios sont les deux régions choisies pour le développement des activités pilote REDD au Pérou. Ces régions sont submergées par plus de 20 projets REDD centrés sur le marché volontaire de carbone. Nombre de ces projets sous-nationaux REDD+ s’abattent sur les territoires ancestraux des peuples autochtones, notamment sur les territoires des Shawi, Awajun et Kechwa à San Martin, et des Ese Eja, Yine, Shipibo, Amahuaca, Arakambut et Machiguenga à Madre de Dios. Au Pérou, environ 20 millions d’hectares de territoires autochtones ne sont pas reconnus juridiquement, ce qui signifie que REDD représente une menace plutôt qu'une opportunité.

La détermination du lobbying de l’organisation autochtone nationale péruvienne AIDESEP mène le gouvernement à s’engager à traiter les revendications territoriales autochtones non résolues

Le 25 mars 2011 à Dalat au Vietnam, les membres du Comité des participants du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) ont approuvé la troisième version du Plan de préparation REDD national (RPP) du Pérou que le Ministère de l’environnement (MINAM) développait depuis 2009.

Communiqué de presse - Le fonds climatique de la Banque mondiale pour les forêts vivement critiqué pour son absence de prise en compte des droits des peuples autochtones et son échec dans la protection des forêts

DALAT, Vietnam (23 mars 2011) – Un nouveau rapport publié aujourd’hui à l’occasion de la 8ème  réunion du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) de la Banque mondiale révèle que la Banque ne tient pas ses promesses de protéger les droits des peuples de la forêt. Mirages et Illusions : une évaluation critique du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier du Forest Peoples Programme (FPP) et de FERN constate que la Banque mondiale n’a pas respecté ses engagements en matière de droits humains et apporte constamment des changements à ses politiques sociales et environnementales, ce qui affaiblit sa responsabilité envers les communautés affectées et le public.