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Une action urgente est nécessaire afin de mettre fin à la prise de contrôle sur des terres des peuples autochtones pour des projets de grande envergure en Indonésie

Une action urgente est nécessaire pour mettre fin à la prise de contrôle sur des terres des peuples autochtones pour des projets de grande envergure dans des provinces où les forêts abondent comme le Kalimantan et la Papouasie en Indonésie. La destruction des forêts et des rivières sape les moyens de subsistance des Autochtones locaux, et détruit les terres ancestrales. Entre 40 et 70 millions de personnes des zones rurales d’Indonésie dépendent de l’accès aux terres et aux ressources, y compris pour l’eau potable et l’assainissement. Ces terres et ressources sont protégées par des lois coutumières.

Solutions de chaine d’approvisionnement pour les peuples et les forêts

​​​​​​​Les délégués du forum sur «les droits de l'homme, la déforestation et les chaînes d'approvisionnement» sont en visitent à Paris pour interpeller les gouvernements et les entreprises à mettre en place des mesures fortes pour la protections des communautés et leurs forêts.

L’entreprise Wilmar International impliquée dans une fusillade policière contre deux fermiers sur une propriété d’huile de palme

Des ONGs indonésiennes se sont fortement opposées aux autorités du gouvernement d’Indonésie au sujet d’un incident qu’ils ont enregistré le 18 décembre 2017, lorsque des forces de police ont tiré et blessé deux fermiers. Les tirs ont eu lieu sur une des plantations d’huile de palme de l’entreprise Wilmar International, en Kalimantan Centrale, en Indonésie sur l’île de Bornéo.

Un regard vers l’avenir : Atelier international sur les moteurs de la déforestation et les droits des peuples autochtones, Indonésie

Un atelier international organisé par le Forest Peoples Programme et PUSAKA réunira des peuples des forêts, des gouvernements, des ONG, des organismes internationaux et des spécialistes des forêts d’Afrique, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine du 9 au 14 mars 2014 à Palangkaraya, au Kalimantan central, Indonésie.

L'atelier a pour objectif de partager les expériences et de générer des recommandations relatives aux  mesures efficaces pour endiguer la déforestation, promouvoir les droits humains et garantir les moyens de subsistance locaux.

Politique de la Banque mondiale en matière d’huile de palme

En 2011, le Groupe de la Banque mondiale (GBM) a adopté un cadre et une stratégie d’investissement dans le secteur de l’huile de palme. La nouvelle approche a été adoptée sur instruction de l’ancien Président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, après un audit accablant du Compliance Advisory Ombudsman (CAO) semi-indépendant de la Société financière internationale (SFI), qui constatait que la SFI finançait le géant de l’huile de palme, Wilmar, sans faire preuve de la diligence requise et de façon contraire aux normes de performance de la SFI. Wilmar est le plus grand négociant d’huile de palme au monde, fournissant pas moins de 45 % de l’huile de palme commercialisée à l’échelle globale. L’audit, effectué en réponse à une série de plaintesdétaillées du Forest Peoples Programme et de ses partenaires, a confirmé nombre de nos préoccupations quant au fait que Wilmar développait ses activités en Indonésie en violation des prescriptions légales, des normes de la RSPO et des normes et procédures de la SFI. Presque immédiatement après la mise en place de l'audit, la SFI a renoncé à ses nombreux autres investissements dans le secteur de l’huile de palme en Asie du Sud-Est.

Le consentement libre, préalable et éclairé et la Table ronde pour une huile de palme durable : les entreprises tiennent-elles leurs promesses ?

Le droit au consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) dans le cadre des Principes et critères de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO) définit comment des accords équitables peuvent être mis en place entre des communautés locales et des entreprises (et gouvernements), de façon à assurer le respect des droits légaux et coutumiers des peuples autochtones et des autres détenteurs de droits locaux.[1] De mars à octobre 2012, pendant la période d’examen des Principes et critères de la RSPO,[2] le Forest Peoples Programme et ses partenaires locaux[3] ont mené une série d’études indépendantes sur les plantations de palmiers à huile en Asie du sud-est et en Afrique. Ces études ont pour objectif de fournir des informations de terrain détaillées pour voir si les droits à la terre et au FPIC sont respectés, établir comment ces droits sont respectés par les entreprises, découvrir toute mauvaise pratique des entreprises du secteur de l’huile de palme, et plaider en faveur d’un renforcement des procédures et normes de la RSPO, le cas échéant.

Enseignements tirés des études sur le terrain : la REDD+ et les droits des peuples autochtones et des communautés tributaires de la forêt

En octobre 2011, Forest Peoples Programme (FPP) a mené une enquête d'opinion auprès de ses partenaires locaux leur demandant d'identifier avec précision les expériences déterminantes et les enseignements tirés concernant la REDD+ et les questions afférentes aux droits, durant les trois dernières années. Les partenaires qui y ont pris part sont le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et l'Association Okani (Cameroun), CEDEN (RDC), la Foundation for the Promotion of Traditional Knowledge (Panama), l'Amerindian Peoples Association (Guyana), l'Association of Village Leaders à Suriname, l'Association of Saamaka Authorities (Suriname), l'AIDESEP (Pérou), la Federation for the Self-determination of Indigenous Peoples (Paraguay) et les agents locaux de Scale-up, de Pusaka et du FPP (Indonésie). Un résumé des observations et des enseignements de première importance est présenté ci-après.  Des observations et des enseignements sont également tirés d'ateliers de travail avec les partenaires locaux, d’études sur le terrain et des questions découlant des débats qu'ont eus les représentants des peuples autochtones avec des décideurs nationaux et internationaux REDD+.