Recursos

Dialogue du Forest Peoples Programme sur les mesures, notifications et vérifications (MNV) communautaires

Du 16 au 19 novembre 2015, le FPP, en collaboration avec ses partenaires locaux de toute la région africaine, a organisé à Yaoundé au Cameroun une réunion sur la surveillance et les mesures, notifications et vérifications (MNV). L’objectif de cette réunion sur les MNV était d’élaborer une approche commune à la surveillance communautaire et de définir des indicateurs et outils appropriés pour les MNV que le FPP et ses partenaires peuvent intégrer dans les différentes initiatives sur le terrain visant à garantir les droits des communautés forestières.

Violations des droits humains et agro-industrie – Que justice soit faite immédiatement pour les communautés affectées !

Des groupes de défense des droits humains inquiets se sont réunis à l’occasion de la 5e Réunion régionale sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-est

Les incendies de forêt ravageurs en Indonésie et les nombreuses exécutions extrajudiciaires liées aux accaparements de terres de l’agro-industrie dans toute l’Asie du Sud-est ont fait les gros titres dans le monde entier. Ces violations choquantes des droits humains fondamentaux des peuples ont contraint des groupes de défense des droits humains préoccupés à se rassembler à l'occasion de la 5e Réunion régionale sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-est les 5 et 6 novembre 2015 à Puerto Princesa, sur l’île de Palawan aux Philippines.

Sommet de Paris sur le climat : une dernière chance pour mettre fin aux changements climatiques et respecter les droits des peuples autochtones ?

Après les attaques terroristes terribles qui ont choqué le monde entier, le sommet sur les changements climatiques (COP21) sera différent de celui que les Nations Unies et la France avaient imaginé.

Le monde se tourne donc vers Paris avec des sentiments mitigés de douleur et d’attente. Il est attendu des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qu’elles parviennent à un accord qui deviendra la base du régime futur sur les changements climatiques après 2020. Trois actions décisives sont essentielles : (i) limiter la hausse des températures à 1,5°C (ii) accroître le financement de l’action climatique, et (iii) prendre des engagements OU simplement proposer des contributions. Ce dernier point déterminera si Paris aboutit ou non à un accord contraignant basé sur la justice climatique et une approche fondée sur les droits.

La situation des peuples autochtones au Paraguay : leurs terres et les lois qui les protégeraient

Le 12 novembre 2015, le Forest Peoples Programme (FPP) et son partenaire au Paraguay, la Federación por la Autodeterminación de los Pueblos Indígenas (FAPI) ont publié un ensemble de rapports décrivant la situation actuelle des peuples autochtones, de leurs terres, ressources et territoires au Paraguay, ainsi que le cadre juridique national censé respecter, promouvoir et protéger leurs droits. Beaucoup ont affirmé que le dernier grand « accaparement » des terres, ressources et territoires autochtones ne viendra pas des grands projets d’infrastructures, mais des initiatives de conservation et de protection des ressources.

Le débat sur la « déforestation zéro » : peuples de la forêt, « hautes valeurs de conservation » et « stocks de carbone élevés »

Les appels mondiaux pour freiner la disparition de la forêt se font entendre avec une urgence accrue au vu des efforts renouvelés pour lutter contre le changement climatique. Les statistiques sont claires : le changement rapide dans l’utilisation des sols est une cause significative d’émissions des gaz responsables du réchauffement climatique. Dans certains pays forestiers tropicaux, comme l’Indonésie, le défrichement des terres pour les plantations de palmier à huile et de bois à pâte entraîne des émissions massives provenant des forêts saccagées et des marécages asséchés. Les émissions par habitant de l'Indonésie rivalisent avec celles de nombreux pays développés. Par conséquent, il est judicieux de mettre un frein à la disparition de la forêt.

Communautés dérobées - aucune responsabilité, aucun droit

La mauvaise réputation de l’industrie de l’huile de palme a survécu à la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO), dont les sociétés membres s’engagent en faveur de la durabilité sociale et environnementale. Le logo de certification de la RSPO est visible sur de nombreux produits alimentaires du quotidien contenant de l’huile de palme. Néanmoins, bien que la RSPO compte parmi ses membres bon nombre des plus grands producteurs et acheteurs d’huile de palme, les déplacements de peuples autochtones de leurs terres, fermes et forêts sont répandus.

Jusqu'à 20 000 personnes pourraient être déplacées par le barrage d’Inga en RDC

En mars 2014, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale approuvait définitivement un financement à hauteur de 73 millions de dollars américains pour la construction du barrage Inga 3 sur le fleuve Congo dans la province du Bas-Congo, dans la RDC. Le barrage Inga 3 constitue la première phase d’un vaste programme visant à créer le réseau hydroélectrique le plus important et le plus puissant au monde, qui dépassera même le barrage des Trois-Gorges en Chine. Comprenant un mur de barrage et six centrales hydroélectriques, il entraînera l’inondation de la vallée de Bundi, pour la transformer en un gigantesque lac parallèle au fleuve Congo.

Le PNUD adopte de nouvelles normes sociales et environnementales : une initiative bienvenue qui sort du lot

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a adopté et fait entrer en vigueur (à compter du 1er janvier 2015) les nouvelles normes environnementales et sociales (NES ou Normes). Elles s’accompagnent d’une révision de la Procédure d’examen préalable social et environnemental et de deux nouveaux mécanismes de conformité et de responsabilisation : le Mécanisme de réponse aux parties prenantes et le Mécanisme de conformité aux normes environnementales et sociales (ainsi qu’une Unité chargée du respect des normes sociales et environnementales (URNES)).

Un rapport met en lumière de graves échecs dans le financement des réinstallations par la Banque mondiale

Un rapport d’enquête révèle l’échec exceptionnel de la Banque mondiale dans le suivi et la surveillance des effets à long terme des réinstallations entraînées par les financements de la Banque mondiale. Ce rapport, fruit du travail d'une équipe de plus de 50 reporters travaillant dans 21 pays, dévoile le chiffre stupéfiant de 3,4 millions de personnes déplacées par des projets financés entre 2004 et 2013.

Un plan d’action contre la déforestation pour l’UE : plaidoyer en faveur de la légalité et du respect des droits dans les chaînes d’approvisionnement en produits de base

Selon une recherche publiée par la Commission européenne l’année dernière, l'Union européenne (UE) est le premier importateur mondial de « déforestation intégrée », soit de produits liés à la déforestation causée par le commerce et la consommation de matières premières forestières telles que le soja, l’huile de palme, les biocarburants, la viande, le cuir et les biomatériaux des pays tropicaux.

Quelle sera la position de la Banque mondiale en matière de droits humains ?

La Banque mondiale entre dans les étapes finales de l’examen de ses processus d’évaluation et de gestion du risque social et environnemental au niveau des projets. Annoncées à l’origine en 2011, les consultations au sujet de la première version s'achèveront le 1er mars 2015. Il est ensuite prévu que le processus d’examen des mesures de sauvegarde s’achève courant 2015, à la suite de consultations sur une deuxième version, et que le nouveau système de sauvegarde entre en vigueur en janvier 2016.