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Vive déception suite à la réticence de la SBSTTA-14 à accepter le lien entre les droits fonciers et l'utilisation durable ainsi qu'au sujet du traitement des questions relatives à la « viande de brousse »

Dans notre dernière e-newsletter (avril 2010), un groupe d'experts autochtones sur les questions liées à l'utilisation durable dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), appelé « équipe 10 c) ", faisait part de ses plans pour mettre en exergue le lien entre la sécurité des droits aux terres et aux ressources et la protection et la conservation de l'utilisation durable coutumière des ressources biologiques par les communautés autochtones et locales à l'occasion de la 14è réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la CDB à Nairobi, Kenya (10-21 mai). Malheureusement, les délégués n'ont pas suivi les propositions des experts autochtones qui comprenaient l'inclusion d'un texte concret sur cette question dans les recommandations finales de la SBSTTA. Les discussions sur l'utilisation et la gestion de la faune (« viande de brousse ») ont également soulevé une vive inquiétude chez les peuples autochtones et donné lieu à un débat très animé.

Des leaders Baka et Bagyeli exposent les problèmes de leur forêts auprès des medias et du public

Margrite Akom, Jeanne Noah et Mathilde Zang, sont trois leaders autochtones d'une forêt reculée près de la Réserve de faune du Dja au Cameroun, un site classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elles ont joué un rôle clé dans la préparation et la construction d'un « jardin » de forêt tropicale à l'exposition botanique Chelsea Flower Show à Londres du 25 au 29 mai 2010. Ce jardin a mis en valeur les traditions de leurs communautés ainsi que leurs inquiétudes devant la presse internationale et un vaste public. A l'occasion de cet événement, les leaders ont parlé avec la Reine, et ont expliqué avec éloquence les pressions auxquelles leurs communautés font face, notamment la discrimination, la violation de leurs droits, les effets de l'expansion industrielle et de la déforestation, et leur perte d'accès à la biodiversité forestière dont elles dépendent. Le jardin présentait également des cartes établies par les Baka afin de documenter leur utilisation traditionnelle de la forêt pour leur subsistance. Margrite, Jeanne et Mathilde travaillent avec l'African Indigenous Women's Organisation (AIWO - Organisation des femmes autochtones africaines) à Yaoundé au Cameroun et étaient assistées par Aisha Aishatou de l'AIWO.