Recursos

Cameroun - REDD - consultations communautaires

En juillet, les peuples des forêts Baka, Bagyeli et Bakola - ainsi que leurs ONG locales de soutien - ont mené des consultations au Sud Cameroun, pour consulter et informer leurs communautés sur des projets REDD potentiels. Ils on clairement énoncé que le changement climatique affecte déjà leurs vies et qu’ils craignent de ne pas bénéficier des projets REDD. En ce moment huit projets REDD sont en cours de développement au Cameroun. Une récente étude de terrain réalisée par FPP a trouvé que, dans au moins deux de ces projets, les communautés locales n’ont même pas été informées.

 

Les peuples autochtones ont fait part de leurs préoccupations concernant l'échec de la réalisation des objectifs sur les des aires protégées en matière de participation et de partage des avantages à l'occasion de la SBSTTA-14 de la CDB

La troisième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique (GBO-3), présentée lors de la quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), confirme que la plupart des objectifs mondiaux concernant la biodiversité n'ont pas été atteints. Cependant, le document présente l'élargissement important des aires protégées comme été un succès. Ceci est une source d'inquiétude pour les peuples autochtones et non un progrès, puisque l'établissement et l'élargissement des aires protégées ont lieu, pour la plupart, sans leur participation et consentement. Cette préoccupation a été mise en exergue dans les conclusions de l'examen approfondi de la mise en œuvre du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la CDB.

Des leaders Baka et Bagyeli exposent les problèmes de leur forêts auprès des medias et du public

Margrite Akom, Jeanne Noah et Mathilde Zang, sont trois leaders autochtones d'une forêt reculée près de la Réserve de faune du Dja au Cameroun, un site classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elles ont joué un rôle clé dans la préparation et la construction d'un « jardin » de forêt tropicale à l'exposition botanique Chelsea Flower Show à Londres du 25 au 29 mai 2010. Ce jardin a mis en valeur les traditions de leurs communautés ainsi que leurs inquiétudes devant la presse internationale et un vaste public. A l'occasion de cet événement, les leaders ont parlé avec la Reine, et ont expliqué avec éloquence les pressions auxquelles leurs communautés font face, notamment la discrimination, la violation de leurs droits, les effets de l'expansion industrielle et de la déforestation, et leur perte d'accès à la biodiversité forestière dont elles dépendent. Le jardin présentait également des cartes établies par les Baka afin de documenter leur utilisation traditionnelle de la forêt pour leur subsistance. Margrite, Jeanne et Mathilde travaillent avec l'African Indigenous Women's Organisation (AIWO - Organisation des femmes autochtones africaines) à Yaoundé au Cameroun et étaient assistées par Aisha Aishatou de l'AIWO.

Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale recommande à l'état du Cameroun d'adopter une loi pour protéger les droits des peuples autochtones

À l'occasion de sa soixante-seizième session tenue entre le 15 février et le 12 Mars 2010, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale a examiné les quinzième à dix-huitième rapports périodiques du Cameroun. Plusieurs violations des droits des peuples autochtones (particulièrement les peuples Baka, Bakola, Bagyéli et Bedzang) avaient été soulevés dans un rapport soumis au Comité par un réseau d'ONG du Cameroun. L'information transmise par la société civile a informé le dialogue entre le Comité et l'État. Le Comité a ensuite formulé une série de recommandations spécifiques à la situation des peuples autochtones Baka, Bakola, Bagyéli et Bedzang au Cameroun, notamment en ce qui concerne le droit à l'éducation, l'accès à la justice et leur sécurité dans les aires protégées.