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Les réformes foncières pourraient-elles aboutir là où la conservation a échoué ?

Les organisations de conservation ont fait un grand pas en avant vers la reconnaissance du fait que les aires protégées doivent respecter les droits des peuples autochtones tels que consacrés par le droit international, notamment le droit d'accorder ou non leur consentement libre, préalable et éclairé à l'établissement de nouvelles aires protégées sur leurs territoires coutumiers. Néanmoins, dans la pratique, les organisations de conservation continuent souvent d'exclure la population locale de l'utilisation des ressources forestières et des autres ressources, et ne la consulte qu'après avoir déjà rédigé des plans de gestion, au lieu de les rédiger ensemble.

Les peuples autochtones ont fait part de leurs préoccupations concernant l'échec de la réalisation des objectifs sur les des aires protégées en matière de participation et de partage des avantages à l'occasion de la SBSTTA-14 de la CDB

La troisième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique (GBO-3), présentée lors de la quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), confirme que la plupart des objectifs mondiaux concernant la biodiversité n'ont pas été atteints. Cependant, le document présente l'élargissement important des aires protégées comme été un succès. Ceci est une source d'inquiétude pour les peuples autochtones et non un progrès, puisque l'établissement et l'élargissement des aires protégées ont lieu, pour la plupart, sans leur participation et consentement. Cette préoccupation a été mise en exergue dans les conclusions de l'examen approfondi de la mise en œuvre du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la CDB.