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Vive déception suite à la réticence de la SBSTTA-14 à accepter le lien entre les droits fonciers et l'utilisation durable ainsi qu'au sujet du traitement des questions relatives à la « viande de brousse »

Dans notre dernière e-newsletter (avril 2010), un groupe d'experts autochtones sur les questions liées à l'utilisation durable dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), appelé « équipe 10 c) ", faisait part de ses plans pour mettre en exergue le lien entre la sécurité des droits aux terres et aux ressources et la protection et la conservation de l'utilisation durable coutumière des ressources biologiques par les communautés autochtones et locales à l'occasion de la 14è réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la CDB à Nairobi, Kenya (10-21 mai). Malheureusement, les délégués n'ont pas suivi les propositions des experts autochtones qui comprenaient l'inclusion d'un texte concret sur cette question dans les recommandations finales de la SBSTTA. Les discussions sur l'utilisation et la gestion de la faune (« viande de brousse ») ont également soulevé une vive inquiétude chez les peuples autochtones et donné lieu à un débat très animé.

Les femmes Wayuu de Colombie demandent à l’instance permanente des Nations Unies d’agir

En juillet 2010, Fuerza de Mujeres Wayuu, une organisation de femmes autochtones, créée et composée de membres de la communauté Wayuu en Colombie, a présenté un rapport à l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) qui dénonce les multiples formes de violations des droits humains auxquelles les femmes Wayuu font face en raison de leur genre et de leur appartenance à un groupe autochtone qui lutte pour la reconnaissance de ses droits fonciers en Colombie.

Des fonds REDD norvégiens « non garantis » soulèvent une controverse

Les progrès déplorablement lents des négociations intergouvernementales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ont incité en mai le gouvernement norvégien à affecter ses fonds à travers un mécanisme de financement ad hoc parallèle afin de payer les pays en développement pour qu’ils réduisent leurs émissions causées par la déforestation. Le processus a d’abord été mis en place avec une participation minimale, mais suite aux protestations, le gouvernement norvégien a précisé qu’il exigerait le respect des droits des peuples autochtones et une bonne gouvernance. Ces affirmations semblent être de plus en plus vides de sens.

Huile de palme, droits humains et Banque mondiale – Actualité

Depuis les années 1980, le Groupe de la Banque mondiale a investi plus de 2 milliards de dollars US dans la promotion du commerce mondial de l’huile de palme. Le développement de cette culture en monocultures intensives, notamment en Asie du sud-est, a été associé au défrichement à grande échelle des forêts tropicales, à l’accaparement des terres et à la violation généralisée des droits humains. En réponse à nos plaintes, le Groupe de la Banque mondiale a gelé le financement de ce secteur à travers le monde pendant qu’il élaborait une stratégie globale d’engagement. Un premier projet a été soumis à des commentaires en juillet. Puisqu’il n’abordait pas les problèmes principaux soulevés lors des consultations, le Forest Peoples Programme et ses partenaires ont encore une fois lancé un appel au Président de la Banque mondiale afin que cette stratégie soit revue. 

La SFI prolonge l’examen de ses standards de performance et des politiques associées

La Société financière internationale (SFI), la branche du secteur privé de la Banque mondiale, a annoncé en 2009 qu’elle réviserait les politiques et les normes sociales et environnementales qu’elle utilise pour orienter et réglementer ses prêts dans les secteurs vulnérables. Cet examen est en cours et a vu une participation étendue de la société civile et des représentants et organisations des peuples autochtones. L'examen aurait dû se terminer en août 2010, mais la SFI vient d’annoncer qu’elle prolongeait ce processus.

Les Batwa du sud-ouest de l’Ouganda ont officiellement inauguré leur nouveau projet dans le domaine du tourisme

Par le biais de leur organisation, United Organisation for Batwa Development (UOBDU), les Batwa du sud-ouest de l’Ouganda ont officiellement inauguré leur nouveau projet dans le domaine du tourisme en association avec la « Uganda Wildlife Authority » le premier juillet 2010. Un article intitulé « Trail of hope for Uganda's lost Pygmy tribe » (Un rayon d’espoir pour la tribu pygmée perdue d’Ouganda) publié à ce sujet dans The Guardian  du 17 juillet 2010 souligne que « ...pour la première fois, les Batwa sont impliqués dans la conservation et la gestion du parc national, même s’ils vivent encore à l’extérieur. » Cliquez ici pour lire l’article du Guardian.

Cameroun - REDD - consultations communautaires

En juillet, les peuples des forêts Baka, Bagyeli et Bakola - ainsi que leurs ONG locales de soutien - ont mené des consultations au Sud Cameroun, pour consulter et informer leurs communautés sur des projets REDD potentiels. Ils on clairement énoncé que le changement climatique affecte déjà leurs vies et qu’ils craignent de ne pas bénéficier des projets REDD. En ce moment huit projets REDD sont en cours de développement au Cameroun. Une récente étude de terrain réalisée par FPP a trouvé que, dans au moins deux de ces projets, les communautés locales n’ont même pas été informées.

 

Les Parties de la Convention sur la diversité biologique accepteront-t-elles enfin les solutions proposées pour arrêter la perte de biodiversité qui profitent également aux communautés des forêts ?

Suivez les représentants des communautés autochtones et locales à Nagoya en ligne

Pour tous les peuples de la forêt, la 10e Conférence des Parties (COP 10) à la Convention sur la diversité biologique (CDB), qui débute aujourd’hui 18 octobre 2010 à Nagoya au Japon, est une réunion critique : leurs gouvernements passeront de nouveaux accords en matière de conservation, d’utilisation et d’exploitation des richesses naturelles de la planète. Étant donné que la plupart de ces ressources se trouvent sur les territoires des peuples autochtones, les orientations futures de la Convention auront des impacts majeurs sur leurs terres, leurs moyens d’existence et leurs mode de vie. Les contributions positives des communautés de la forêt à la biodiversité mondiale recevront-elles l’attention qu’elles méritent ? Les intérêts et les droits de ces communautés seront-ils respectés, ou se limiteront-ils à quelques paragraphes secondaires des Décisions de COP 10 ?