Recursos

Nous pouvons vivre de la forêt, pas du palmier à huile

Jakarta – Une coalition de la société civile a mené une action devant le Ministère de l’environnement et des forêts vendredi (23/03/2018), pour protester contre un permis d’octroi des terres forestières étatiques près du fleuve Wosimi dans les sous-districts de Naikere et Kuriwamesa d

L’entreprise Wilmar International impliquée dans une fusillade policière contre deux fermiers sur une propriété d’huile de palme

Des ONGs indonésiennes se sont fortement opposées aux autorités du gouvernement d’Indonésie au sujet d’un incident qu’ils ont enregistré le 18 décembre 2017, lorsque des forces de police ont tiré et blessé deux fermiers. Les tirs ont eu lieu sur une des plantations d’huile de palme de l’entreprise Wilmar International, en Kalimantan Centrale, en Indonésie sur l’île de Bornéo.

Abattre le cœur de Bornéo : le cas alarmant des Long Isun

À la fin du 19e siècle, un grand groupe de Dayak Bahau s’est établi au bord de la rivière Meraseh, un affluent du Haut-Mahakam dans le Kalimantan occidental, en Indonésie. Pendant un siècle, il vécut paisiblement à Long Isun, jusque dans les années 1980, lorsque le gouvernement le réinstalla sur les rives de la rivière Mahakam.

Les différends sur l’huile de palme s’internationalisent

En avril, le Parlement européen, à une majorité importante tous partis confondus, a adopté un rapport mettant en évidence les violations des droits humains, les violations des droits des travailleurs, l’accaparement des terres et la destruction environnementale associés à la production d’huile de palme.

Les efforts des entreprises du secteur de l’huile de palme pour freiner la déforestation ne sont pas durables

Les entreprises du secteur de l’huile de palme sont depuis longtemps critiquées pour leur défrichement nuisible des forêts et des tourbières, qui contribue de façon significative au réchauffement climatique. Selon les estimations, l’Indonésie, où la déforestation est encore en hausse malgré des promesses présidentielles visant à l'arrêter, est le troisième plus important émetteur de gaz à effet de serre du monde. Cela est dû principalement à un défrichement à grande échelle au profit des plantations de palmier à huile, des sociétés du secteur de la pâte à papier et du papier, et de la transmigration. Au vu de l’inefficacité des efforts gouvernementaux, obtenir des entreprises qu’elles conservent des zones forestières et des tourbières sur leurs concessions semble un moyen judicieux pour endiguer le problème. Mais étant donné que la plupart des concessions sont octroyées par les gouvernements sans reconnaître et garantir au préalable les terres des communautés localesquelles sont les implications de ce gel des terres pour les droits et les moyens de subsistance des peuples des forêts ?

Indonésie : Le conseiller-médiateur de la SFI se retire du processus de médiation sur la concession de palmiers à huile de PT Asiatic Persada

Le conseiller-médiateur de la Société financière internationale a officiellement annoncé son retrait du dossier concernant PT Asiatic Persada, suite à la vente de la concession par Wilmar en avril 2013, et la décision prise par la nouvelle direction de poursuivre la médiation à l’aide d’une équipe gouvernementale.  Ceci en dépit du fait que les communautés batin sembilan concernées et les ONG signataires de la plainte ont demandé à maintes reprises au conseiller-médiateur de la SFI de continuer à assurer la médiation et d’encourager l’entreprise à poursuivre dans cette voie en vue de résoudre le conflit.

Indonésie : nouvel appel au CERD demandant la suspension du projet MIFEE en Papouasie pour la réparation et le respect des droits du peuple autochtone malind

Le 25 juillet 2013, 26 organisations indonésiennes et internationales ainsi que le Forest Peoples Programme ont soumis un rapport au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) lui demandant d’examiner la situation du peuple malind et d’autres peuples autochtones de Merauke dans la province indonésienne de Papouasie, dans le cadre des procédures d’alerte précoce et d’action urgente du Comité (procédures EW/UA).

Revue littéraire par Joji Cariño : « Pancur Kasih Empowerment Movement » et « Pancur Kasih Credit Union »

Conscient de la valeur historique de la documentation, le Mouvement d’émancipation Pancur Kasih (GPPK) consigne les expériences de ses trente années de travail comme outil d’apprentissage pour les générations présentes et futures de GPPK, les militants et les organisations de peuples autochtones ailleurs dans le monde.

- Jalons dans le travail de GPPK en réponse aux problèmes de la communauté dayak (1981-2011)

Introduction

Indonésie : le géant de l’huile de palme, Wilmar, abandonne encore une fois les communautés locales et met leur avenir en péril

Le géant de l’huile de palme, membre de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO), Wilmar, a accepté de vendre sa concession de palmier à huile PT Asiatic Persada sans consultation préalable ou respect du consentement libre, préalable et éclairé des communautés autochtones batin sembilan, déjà engagées dans un processus de médiation des conflits fonciers. L’accord de vente passé avec des entreprises non-membres de la RSPO et qui ne sont pas financées par la Société financière internationale compromet le processus de médiation actuel du Compliance/Advisory Ombudsman (CAO) de la Société financière internationale (SFI) sur de nombreux conflits fonciers dans la concession, en cours depuis début 2012.

Le Président indonésien s’engage à reconnaître les droits collectifs des peuples autochtones à leurs territoires

Dans une déclaration importante à l’occasion d’une rencontre internationale réunissant quelques-uns des principaux acheteurs d’huile de palme et de pâte à papier indonésiennes du monde, le Président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, a annoncé de nouvelles mesures pour freiner la déforestation. Acceptant la responsabilité du « brouillard » annuel plus épais que d’habitude dû aux incendies de forêt dans les plantations à Sumatra, qui ont assombri les vies des résidents de Singapour et du Sud de la Malaisie (ainsi que de Sumatra même), le Président a associé la nécessité de renforcer le contrôle des forêts à la nécessité de garantir les droits des communautés tributaires de la forêt et des peuples autochtones.

Politique de la Banque mondiale en matière d’huile de palme

En 2011, le Groupe de la Banque mondiale (GBM) a adopté un cadre et une stratégie d’investissement dans le secteur de l’huile de palme. La nouvelle approche a été adoptée sur instruction de l’ancien Président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, après un audit accablant du Compliance Advisory Ombudsman (CAO) semi-indépendant de la Société financière internationale (SFI), qui constatait que la SFI finançait le géant de l’huile de palme, Wilmar, sans faire preuve de la diligence requise et de façon contraire aux normes de performance de la SFI. Wilmar est le plus grand négociant d’huile de palme au monde, fournissant pas moins de 45 % de l’huile de palme commercialisée à l’échelle globale. L’audit, effectué en réponse à une série de plaintesdétaillées du Forest Peoples Programme et de ses partenaires, a confirmé nombre de nos préoccupations quant au fait que Wilmar développait ses activités en Indonésie en violation des prescriptions légales, des normes de la RSPO et des normes et procédures de la SFI. Presque immédiatement après la mise en place de l'audit, la SFI a renoncé à ses nombreux autres investissements dans le secteur de l’huile de palme en Asie du Sud-Est.

L’expérience des peuples autochtones d’Asie avec les politiques de prêt des institutions financières internationales : une vue d’ensemble

Les projets et les programmes d’interventions des banques multilatérales de développement sont connus pour les nombreuses violations systématiques et généralisées des droits humains des peuples autochtones d’Asie. Dans nombre de pays, les peuples autochtones ont été les victimes de déplacements massifs et d’une perte irréversible de leurs moyens de subsistance traditionnels. Derrière ces violations des droits humains se cache le déni des droits des peuples autochtones à leurs terres, territoires et ressources et leur droit à donner leur consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) aux projets et programmes d’intervention, notamment aux projets et programmes élaborés au nom du développement durable et du développement humain. Parmi eux, les grands projets d’infrastructures (construction de barrages et d’autoroutes) et de « conservation environnementale » ont eu les répercussions négatives les plus graves pour les peuples autochtones. Il existe de nombreux exemples de projets de ce type ayant eu des effets néfastes sur les peuples autochtones de pays asiatiques.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

L’importance d’intégrer les modes alternatifs de règlement des litiges (ADR) dans le règlement des conflits fonciers en Indonésie

Un résumé des études ADR dans les provinces de Riau, Sumatra occidental, Jambi et Sud Sumatra en Indonésie, Ahmad Zazali, Directeur exécutif, Scale UpUn débat vif et continu est engagé au sujet de l'indifférence à l’égard des droits d’accès publics sur les ressources forestières dans les modes du régime foncier en vigueur en Indonésie. Le rôle des communautés locales et leur accès aux ressources naturelles se chevauchent souvent avec les droits accordés aux entreprises gouvernementales et étatiques et au secteur privé. L'exploitation des ressources forestières a conduit les grandes entreprises à ignorer les intérêts des communautés qui vivent dans ces forêts et en sont tributaires pour leurs moyens de subsistance. Cette situation a provoqué l'apparition de conflits sociaux entre les communautés et au sein des communautés, de conflits entre les communautés et le gouvernement, ainsi qu'entre les communautés et les entreprises.

Depuis la réforme et la mise en œuvre des politiques de décentralisation, les conflits relatifs aux ressources naturelles sont de plus en plus fréquents en Indonésie. L'Agence foncière nationale (BPN) indique qu’au moins 7491 conflits liés aux ressources naturelles ont été traités par la BPN et la police indonésienne. Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) a enregistré 359 conflits forestiers pendant la période allant de janvier 1997 à juin 2003. C'est en 2000 que la fréquence de conflits a été la plus élevée, avec 153 cas enregistrés, soit 43% du nombre total de cas enregistrés au cours de ces 6 années. Les conflits dans les Forêts de plantation industrielles (HTI) étaient les plus nombreux avec 39% des cas, contre 34% des cas de conflit dans les aires de conservation (dont les forêts protégées et les parcs nationaux), et 27% dans les concessions forestières (HPH).

Rendre l’huile de palme responsable ?

Les plantations de palmier à huile continuent de s’étendre au niveau mondial à une cadence rapide. Le leader mondial du secteur, l’Indonésie, a devancé la Malaisie pour devenir le premier producteur au monde. Les données les plus récentes d’une ONG indonésienne qui surveille les développements, SawitWatch,  indiquent que les plantations de palmier à huile en Indonésie recouvrent désormais 11 millions d’hectares, alors qu’elles recouvraient 6 millions d’hectares il y a seulement cinq ans. De nouvelles plantations se propagent aux îles plus petites de l'archipel, et aux zones moins avancées de l'Indonésie orientale. Les espoirs liés à une promesse du Président d’instaurer un moratoire de deux ans sur la déforestation pour freiner l’expansion de cette culture (dans le cadre d’un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre) se sont également évanouis, puisque le gouvernement a exclu les zones pour lesquelles des permis préliminaires ont déjà été accordés.