Les travaux ont commencé au Suriname afin de restaurer les écosystèmes après la fermeture d’une mine sur les terres autochtones

The field visit from the IPAF delegation to the mouth of the Wane Kreek

The field visit from the IPAF delegation to the mouth of the Wane Kreek 

Mark Annandale (kneeling, in blue) and Cathal Doyle (to his immediate left) examine a map made by communities of their territory. They heard about the importance of the creek for their livelihoods and the historical significance of the land.

 

Les travaux ont commencé au Suriname afin de restaurer les écosystèmes après la fermeture d’une mine sur les terres autochtones

Des experts internationaux se sont rendus au Suriname dans le cadre d’une mission visant à restaurer les écosystèmes à proximité d’une mine de bauxite désormais fermée, située sur un territoire autochtone.

La délégation s’est rendue sur le site de Wane Hills à Marowijne, d’abord exploité par BHP Biliton puis par Suralco, qui fait partie d’Alcoa. La mine est désormais considérée comme épuisée, et Alcoa a mis un terme à ses activités au Suriname.

Des représentants de l’Association des dirigeants des villages autochtones du Suriname, VIDS, ont également participé à la mission, qui s’est déroulée du 25 au 30 mars. L’Institut de la bauxite du Suriname leur a demandé de servir d’homologue lors de cette mission et de contribuer à l’élaboration d’un plan d’action. La mine fermée est située sur le territoire coutumier démarqué de manière autonome des communautés lokono et kalin’a à Marowijne, et le plan d’action restaurera les écosystèmes de forêts et de savanes, afin que les communautés puissent recommencer à bénéficier de cette partie de leur territoire.

La région de Wane Kreek revêt une signification culturelle et spirituelle de taille, puisqu’elle est le lieu d’anciens établissements et sites funéraires, mais est aussi un site important pour la chasse, la pêche, et la collecte de matériaux et de plantes médicinales.

La délégation a été identifiée et invitée par les dirigeants du village autochtone de Bas-Marowijne, Suriname, et dirigée par Mark Annandale (spécialiste de la réhabilitation des mines et de la foresterie communautaire, Université de Sunshine Coast, Australie). Elle comprenait également le Dr Cathal Doyle, spécialiste du consentement libre, préalable et éclairé et spécialiste des droits humains à la Middlesex University of London, Royaume-Uni. Ils étaient accompagnés de représentants de Suralco.

 

The field visit from the IPAF delegation to the mouth of the Wane Kreek

The field visit from the IPAF delegation to the mouth of the Wane Kreek 

Mark Annandale (kneeling, in blue) and Cathal Doyle (to his immediate left) examine a map made by communities of their territory. They heard about the importance of the creek for their livelihoods and the historical significance of the land.

 

De retour de sa mission sur le terrain, la délégation a organisé une réunion avec le Ministre du développement régional, Edgar Dikan, afin de l’informer des activités et des progrès accomplis. Elle rédigera ensuite un cahier des charges pour la restauration des terres.

Mark Annandale et le Dr Cathal Doyle ont visité la région avec des propriétaires traditionnels des terres et des détenteurs des savoirs, et ont utilisé les recherches menées par les communautés et la documentation sur les espèces précieuses de la région et les habitudes et pratiques d’utilisation des communautés. Leur intention est de conseiller les communautés au sujet de la réhabilitation et de la restauration accélérées des écosystèmes de forêts et de savanes. La réhabilitation de l’ancienne mine était spécifiquement mentionnée dans la décision de la Cour interaméricaine des droits de l’homme concernant les Kalin’a et les Lokono, maintenant en cours de mise en œuvre.

Les précédents efforts de réhabilitation de l’entreprise ont été critiqués par les communautés, puisque, à titre d’exemple, ils n’accordaient pas suffisamment d’attention à l’importance des arbres fruitiers et d’autres espèces de la région qui attirent les animaux des forêts. Cette fois, les communautés jouent un rôle plus important, et ont donc choisi leurs experts.

Cette visite de terrain faisait suite à la réunion du Conseil consultatif des peuples autochtones (Indigenous Peoples Advisory Forum - IPAF) organisée au Suriname par VIDS du 20 au 25 mars. Ce forum conseille l’Aluminium Stewardship Initiative (ASI), un réseau d’entreprises (dont les activités vont des mines de bauxite à la fabrication de produits à base d’aluminium) qui veulent être certifiées aux normes ASI, qui comprennent des responsabilités environnementales et sociales, notamment les droits humains et les droits des peuples autochtones. Des organisations environnementales et de la société civile sont également membres de ce réseau.

Pour en savoir plus concernant la visite (en néerlandais) :

https://www.facebook.com/VIDSuriname/posts/774952052698495

https://www.allesinsu.com/2018/04/02/orientatie-actieplan-rehabilitatie-oude-bauxietmijnen/

http://www.starnieuws.com/index.php/welcome/index/nieuwsitem/46341