L’organisation Kichwa réitère son soutien à l’action en justice réclamant la reconnaissance légale de ses droits territoriaux

L’organisation Kichwa réitère son soutien à l’action en justice réclamant la reconnaissance légale de ses droits territoriaux

Le 14 octobre 2017, à 18 heures, les membres du Conseil Ethnique des Peuples Kichwa de l’Amazone (Kichwa People of the Amazon - CEPKA) se sont réunis dans la salle de réunion, dans le district de Lamas, pour faire la déclaration suivante au sujet d’informations incorrectes répandues à propos de l’action en justice déposée par la Communauté Autochtone Kichwa de Nuevo Lamas à Shapaja pour la correction de leur titre foncier, en accord avec leur droit à une terre ancestrale :

  1. CEPKA réitère le recours devant la Cour constitutionnelle (recours d’amparo) qu’elle a déposé avec la communauté autochtone de Nuevo Lamas de Shapaja et qui demande que le gouvernement régional de San Martin corrige leur titre foncier.
  2. Le recours d’amparo de Nuevo Lamas de Shapaja fait partie d’un processus plus long de lutte de la communauté autochtone pour l’établissement de titres fonciers pour leurs territoires ancestraux. Ce processus a débuté formellement en 2011 avec l’introduction d’une proposition de co-gestion de l’Aire de Conservation Régionale - Cordillère Escalera (Regional Conservation Area – Cordillera Escalera - ACR-CE), avec le soutien de Waman Wasi. En 2012, le processus a continué avec une grève dirigée contre le Gouvernement Régional pour ne pas avoir attribué de titres fonciers aux territoires des peuples autochtones ainsi qu’en 2016, afin de participer à la Table ronde de développement technique pour l’attribution de titres fonciers (Technical development round table for land titling). Par conséquent, il est erroné de suggérer que cette requête intervient dans l’optique de diviser ou d’influencer de manière conflictuelle alors que CEPKA a participé de manière constante et via diverses plateformes à la lutte pour la reconnaissance des droits territoriaux des peuples autochtones.
  3. En tant que plaignants, CEPKA et la communauté autochtone de Nuevo Lamas de Shapaja sont les seuls représentants autorisés à s’exprimer sur cette action en justice, en plus de nos représentants légaux. Toute autre personne s’exprimant à ce sujet, y compris celles publiant des déclarations ou des accords qui n’ont pas été soumis dans le cadre de notre appel à la justice, ne sont pas autorisées à le faire.
  4. Nous réitérons notre alliance avec l’Institut de Défense Légale (Institute of Legal Defense - IDL) et Forest Peoples Programme (FPP) à l’égard de l’action en justice déposée par Nuevo Lamas de Shapaja, ainsi que notre confiance en leur rôle de conseiller technique dans le cadre de ce processus.  
  5. Nous, membres de CEPKA, en tant que participants du mouvement national des peuples autochtones, mais aussi grâce à notre connaissance de première main des conséquences négatives générées par les compagnies extractives pour nos frères et soeurs, rejetons la présence de telles industries sur nos territoires, de l’ACR-CE ainsi que de toute entité pouvant nuire à l’environnement.
  6. En tant que détenteurs de connaissances et de pratiques ancestrales concernant les plantes, la faune, les rivières, les cascades et autres entités, en tant que pratiquants du sumak kaway ou « vivre bien », nous réitérons notre engagement en tant que gardiens de la forêt.