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Le peuple wapichan et l'Association des droits humains du Guyana demandent l’arrêt des projets routiers dans le Sud du Guyana

L’Association des droits humains du Guyana (Guyana Human Rights Association – GHRA) et les communautés wapichan du Rupununi expriment de sérieuses préoccupations au sujet des projets de construction routière qui ont un impact sur la forêt vierge dans le sud du pays sur des terres situées à l’intérieur du territoire wapichan. Le tracé de la route en construction à partir du Brésil traverserait le village de Parabara dans le Sud du Rupununi et ouvrirait une zone de forêt pluviale ancienne le long d’un chemin menant au fleuve Essequibo et au-delà jusqu’au Suriname.

L’ONU met en place un Conseil consultatif scientifique pour renforcer les liens entre sciences et politiques

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé la mise en place d’un nouveau Conseil consultatif scientifique chargé de conseiller le Secrétaire général et les cadres dirigeants des organisations des Nations Unies sur les questions relatives aux sciences, aux technologies et à l'innovation au service du développement durable.

Le Conseil est formé de 26 scientifiques de renom représentant les sciences naturelles, sociales et humaines, dont Joji Cariño, directrice de Forest Peoples Programme.

Réunion stratégique d'organisations de la société civile portant sur les conflits qui sévissent dans le secteur de l'huile de palme

Suite au lancement très médiatisé, le 7 novembre, d’une étude phare sur le consentement libre, préalable et éclairé dans 16 exploitations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est et en Afrique, intitulée « Conflict or Consent? The Oil Palm Sector at a Crossroads », plus de 40 organisations de la société civile d’Indonésie, de Malaisie, de Thaïlande, des Philippines, du Cameroun, du Royaume-Uni, des États-unis et d’Afrique du Sud se sont rassemblées à Medan, Sumatra du Nord (Indonésie) pour un atelier de trois jours organisé par Forest Peoples Programme, Transformasi Untuk Keadilan INDONESIA, ELSAKA et BothENDS du 8 au 10 novembre.

Production d’huile de palme, conservation du « carbone forestier » et droits des communautés

La production d’huile de palme fait l’objet de critiques constantes en raison de ses effets destructeurs sur les forêts, la biodiversité et les valeurs environnementales en général. Plus récemment, le secteur a été ciblé pour empêcher l'émission massive de gaz à effet de serre due au déboisement qu’il entraîne ainsi qu’au drainage et au développement de plantations dans des tourbières.

La CdP des « forêts »? - Faits saillants de la 19ème Conférence des parties à la CCNUCC concernant les forêts et les peuples autochtones

Les grandes décisions concernant la REDD+ adoptées à la 19ème Conférence des parties (CdP19) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Varsovie, ainsi que les négociations sur le climat à venir dans le cadre de la CNNUCC et les engagements financiers des bailleurs de fonds, tels que le Royaume-Uni,  vont poser de nouveaux défis de taille pour les droits des peuples autochtones et leurs défenseurs.

Point d’actualité sur la Convention sur la diversité biologique (CDB) : Conclusions des dernières rencontres

Suite à l’article publié dans notre dernier bulletin d’information en prévision de la 8ème réunion du Groupe de travail sur l’article 8(j) et les dispositions connexes de la CDB (WG8(j)-8) et de la 17ème réunion de l’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT-17), tenues en octobre 2013 à Montréal, Canada, nous ferons maintenant le point sur quelques-unes des principales conclusions d'intérêt et d'importance pour les peuples autochtones.

Indonésie : Le conseiller-médiateur de la SFI se retire du processus de médiation sur la concession de palmiers à huile de PT Asiatic Persada

Le conseiller-médiateur de la Société financière internationale a officiellement annoncé son retrait du dossier concernant PT Asiatic Persada, suite à la vente de la concession par Wilmar en avril 2013, et la décision prise par la nouvelle direction de poursuivre la médiation à l’aide d’une équipe gouvernementale.  Ceci en dépit du fait que les communautés batin sembilan concernées et les ONG signataires de la plainte ont demandé à maintes reprises au conseiller-médiateur de la SFI de continuer à assurer la médiation et d’encourager l’entreprise à poursuivre dans cette voie en vue de résoudre le conflit.

La communauté ogiek de Chepkitale documente pour la première fois ses règles coutumières afin d'assurer la pérennité de la conservation de ses terres ancestrales et de ses ressources naturelles

« Nous n’avons jamais conservé.  C’est notre mode de vie qui conserve. Ces règles coutumières que nous avons depuis toujours, mais que nous n’avions pas mis par écrit jusqu’à maintenant. » À la suite d’un intense processus communautaire de cartographie et de dialogue, les Ogiek du Mont Elgon, au Kenya, ont rédigé la version définitive de leurs règlements, qui commencent par ces mots :

Création d’un nouveau protocole de surveillance et de gestion des hautes valeurs de conservation 5 et 6

La reconnaissance des impacts sociaux et environnementaux de la conversion à grande échelle de terres en plantations de monocultures telles que le palmier à huile a amené de nombreux organismes de normes volontaires de durabilité, dont la Table ronde pour la production durable de l’huile de palme (RSPO), à adopter le concept des hautes valeurs de conservation (HVC).

Des organisations autochtones adressent au gouvernement péruvien une pétition visant la protection des droits des peuples isolés devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme

Le 1er novembre 2013, des organisations autochtones et de la société civile du Pérou, dont FENAMAD, AIDESEP, Derecho Ambiente y Recursos Naturales (DAR), et la Coordination nationale des droits humains ont témoigné devant la Commission interaméricaine. Les pétitionnaires ont fait état de l’inaction du gouvernement péruvien pour ce qui est d'assurer la protection effective des peuples autochtones isolés au Pérou.

Guide simplifié d’observation externe des forêts à l’usage des communautés

Le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) a publié un nouveau guide sur la observation externe des forêts à l’usage des communautés. Il vise à informer et sensibiliser sur le bien-fondé de la surveillance de la forêt par les communautés et présenter les principales mesures et les outils nécessaires pour assurer une bonne surveillance de la forêt. 

En somme, il s'agit de fournir aux communautés les préalables pour identifier et dénoncer de manière efficace les activités d'exploitation forestière illégale qui se déroulent autour d'aux. 

Conflict or Consent? The oil palm sector at a crossroads

Pour lire ce rapport en anglais ou en indonésien.

La croissance de la demande mondiale en huile de palme favorise l’expansion à grande échelle des plantations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est et en Afrique.  Les préoccupations concernant les impacts environnementaux et sociaux de la conversion de vastes étendues de terre en plantations de monocultures ont motivé la mise en place, en 2004, de la Table ronde pour la production durable de l’huile de palme (RSPO), qui encourage l’expansion de la production de palmiers à huile sans que celle-ci entraîne la destruction de hautes valeurs de conservation ni des conflits sociaux.  De nombreux organismes internationaux ont également réclamé la réforme des cadres nationaux afin de sauvegarder les droits des communautés et d’établir une bonne gouvernance foncière.

“A sweetness like unto death”: Voices of the indigenous Malind of Merauke, Papua

Ce rapport bouleversant présente la première étude terrain détaillée des expériences des communautés par rapport au projet de 2 millions d’hectares du gouvernement indonésien, Merauke Integrated Food and Energy Estate (MIFEE).  L’étude montre que le projet MIFEE compromet l’autosuffisance locale, mettant en cause la politique nationale du gouvernement en matière de sécurité alimentaire, qui repose sur la promotion des grandes entreprises agricoles aux dépens des communautés locales.

Le Pérou s’engage à respecter les droits des peuples autochtones à la terre et aux ressources dans son plan pour les forêts et le climat : mais tiendra-t-il ses promesses ?

Le 2 août 2013, des organisations autochtones et des représentants du gouvernement péruvien ont conclu un accord visant à modifier des aspects controversés du projet de Plan d’investissement pour la forêt du gouvernement, une initiative financée par le Programme d’investissement pour la forêt (FIP) de la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation. Il était prévu que le plan soit présenté au sous-comité FIP de la Banque mondiale en octobre 2013, mais une version préliminaire a été vivement dénoncée par des organisations autochtones en juillet, puisqu’elle continuait d’ignorer les propositions autochtones et violait les obligations juridiques du Pérou de respecter les droits des peuples autochtones aux terres et ressources et les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale. 

Les peuples autochtones et les ONG exhortent les Nations Unies à se concentrer sur les effets en termes de droits humains des institutions financières internationales

Le Conseil des droits humains des Nations Unies, la plus haute instance des Nations Unies chargée de superviser le droit des droits humains, vient de conclure sa réunion à Genève. Dans une déclaration, un groupe d’organisations de peuples autochtones et d’organisations non gouvernementales a exhorté le Conseil à examiner de toute urgence les obligations en matière de droits humains des institutions financières multilatérales, ainsi qu’à fournir des conseils concernant ces obligations, au vu de l’importance cruciale de cette question au moment où ces institutions révisent et mettent à jour leurs systèmes de sauvegarde.

Convention sur la diversité biologique : plus aucune excuse pour reporter l’adoption de l’expression « peuples autochtones »

Tous les textes de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et les décisions de la Conférence des Parties et de ses organes subsidiaires emploient l’expression « communautés autochtones et locales ». À l’occasion de sa neuvième session en 2010, l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) a appelé les parties à la CDB à « adopter l’expression ‘peuples autochtones et communautés locales’ en vue de refléter correctement les identités distinctes que ces entités ont acquises depuis l’adoption de la Convention il y a près de 20 ans ».[1] Lors de sa dixième session en 2011, l’Instance permanente a par ailleurs déclaré que « Il est important de reconnaître le statut de ‘peuple’ des peuples autochtones pour que leurs droits soient pleinement respectés et protégés. »

Un récent rapport incite les institutions nationales des droits humains d’Asie du Sud-Est et les organisations de la société civile à adopter une nouvelle résolution sur les droits humains et l’agro-industrie

Du 7 au 9 août 2013, des représentants des institutions nationales des droits humains des Philippines, d’Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie, du Timor Leste et de Myanmar ainsi que des organisations de la société civile de soutien se sont réunis à Bangkok afin d’évaluer les évolutions en matière d’agro-industrie et de droits humains depuis la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-Est en 2011 et l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie en 2012, et d’élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre effective des droits humains par les États parties dans le secteur de l’agro-industrie. La réunion fut convoquée par la Commission nationale thaïlandaise des droits humains, avec le soutien du Forest Peoples Programme et de l’Initiative des droits et ressources.