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Mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : une opportunité pour influencer la politique du FEM, Jen Rubis

La sensibilisation à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ayant cru, nous, peuples autochtones, avons œuvré pour la mise en œuvre de ce document dans toutes les institutions, politiques et programmes qui peuvent potentiellement nous impacter. Afin de pouvoir aborder à la racine l'exclusion à laquelle les peuples autochtones sont confrontés, nous avons constamment lutté pour le droit à la participation pleine et effective aux mécanismes qui nous affectent. Il est difficile de faire progresser cette lutte, car nous devons nous familiariser avec un langage et un environnement culturel totalement étrangers à nos processus de participation et de prise de décisions. Cela nous détourne de notre priorité, la violation incessante de nos droits et ressources au niveau communautaire.

Les réformes foncières pourraient-elles aboutir là où la conservation a échoué ?

Les organisations de conservation ont fait un grand pas en avant vers la reconnaissance du fait que les aires protégées doivent respecter les droits des peuples autochtones tels que consacrés par le droit international, notamment le droit d'accorder ou non leur consentement libre, préalable et éclairé à l'établissement de nouvelles aires protégées sur leurs territoires coutumiers. Néanmoins, dans la pratique, les organisations de conservation continuent souvent d'exclure la population locale de l'utilisation des ressources forestières et des autres ressources, et ne la consulte qu'après avoir déjà rédigé des plans de gestion, au lieu de les rédiger ensemble.

Article invité : la Nation Nishnawbe Aski du Canada - "Expropriation des terres autochtones pour les aires protégées désignées par le gouvernement au nord de l’Ontario, Canada"

La vérificatrice générale du Canada indiquait dans son rapport de juin 2011 que les conditions de vie dans les réserves des Premières Nations étaient toujours bien plus dures qu’ailleurs au Canada. Revenant sur ses dix années d'exercice, elle affirmait qu’un changement capital s'imposait pour résoudre ce problème. En 2010, la Canada a enfin approuvé la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) après avoir été l’un des quatre gouvernements à voter contre son adoption lors de l’Assemblée Générale en 2007.

Un regard vers le futur – Un atelier régional sur le genre et les tenures en Afrique

Un atelier régional intitulé « Genre et tenure en Afrique » se déroulera du 26 au 29 juillet prochain à Édea, Cameroun. Organisé par Rights and Resources Initiative (RRI), le Réseau des Femmes Africaines pour la Gestion Communautaire des Forêts (REFACOF) et Forest Peoples Programme (FPP), cet atelier vise entre autres à créer un espace de discussions portant sur des questions de genre et du droit à la propriété foncière et aux ressources forestières en Afrique et à clarifier le cadre juridique applicable ainsi que les mécanismes de protection mis en place pour assurer le respect du droit à la terre et aux ressources. Cet atelier offrira également l’opportunité de faire le point sur les réformes juridiques en cours dans plusieurs pays africains dans les domaines fonciers et forestiers. Il réunira une trentaine de participants, dont des représentants de communautés forestières et de peuples autochtones.

Les Batwa d’Ouganda achèvent le modèle tridimensionnel de leur forêt ancestrale de Bwindi

En 2009, un groupe de représentants batwa de l’Ouganda s’est rendu dans les communautés ogiek du Kenya afin de s'informer de leur situation et des différentes stratégies de plaidoyer qu'elles utilisaient. L’une de ces stratégies consistait à utiliser la modélisation participative tridimensionnelle (P3DM), qui a aidé les Ogiek à stimuler l’intérêt les institutions kényanes envers leurs droits à leur territoire ancestral, la forêt Mau. Les Batwa ont été impressionnés par la simplicité de la technique P3DM et ont conclu leur visite avec  l’espoir de pouvoir l’appliquer à leur propre contexte.

Deux ans plus tard, en juin 2011, avec le soutien de la Fondation ARCUS, les Batwa ont commencé la modélisation tridimensionnelle de leur territoire ancestral, le Parc national Impénétrable de Bwindi. Plus de 100 représentants des communautés batwa des environs de Bwindi, y compris les jeunes, les anciens, les femmes et les hommes, ont participé à cet exercice sur une période de trois semaines.

‘Pas de signature de contrats REDD à Madre de Dios et San Martin’ : les organisations autochtones appellent leurs communautés à faire preuve de prudence

San Martin et Madre de Dios sont les deux régions choisies pour le développement des activités pilote REDD au Pérou. Ces régions sont submergées par plus de 20 projets REDD centrés sur le marché volontaire de carbone. Nombre de ces projets sous-nationaux REDD+ s’abattent sur les territoires ancestraux des peuples autochtones, notamment sur les territoires des Shawi, Awajun et Kechwa à San Martin, et des Ese Eja, Yine, Shipibo, Amahuaca, Arakambut et Machiguenga à Madre de Dios. Au Pérou, environ 20 millions d’hectares de territoires autochtones ne sont pas reconnus juridiquement, ce qui signifie que REDD représente une menace plutôt qu'une opportunité.

La détermination du lobbying de l’organisation autochtone nationale péruvienne AIDESEP mène le gouvernement à s’engager à traiter les revendications territoriales autochtones non résolues

Le 25 mars 2011 à Dalat au Vietnam, les membres du Comité des participants du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) ont approuvé la troisième version du Plan de préparation REDD national (RPP) du Pérou que le Ministère de l’environnement (MINAM) développait depuis 2009.

Peuples des forêts du Bassin du Congo, droits et réalisation des avantages REDD

Une équipe du Forest Peoples Programme s’est récemment rendue dans les communautés forestières de la Province de l’Équateur, en République démocratique du Congo (RDC), que le FPP soutient depuis 2009 grâce à un partage d’informations et à des réunions de consultation en matière de REDD et de prévention des conflits. Pendant la formation et les visites de suivi du projet, le FPP et son partenaire local, CEDEN (Cercle pour la défense de l'environnement), ont tenu des réunions publiques avec la participation d’environ 2000 habitants des forêts provenant de la zone de conservation du Lac Tumba. Tout comme dans la région de Mai Ndombe située plus au sud dans la Province de Bandundu, il est prévu que la zone de conservation du Lac Tumba fasse l’objet de financements pilote REDD, dans le cadre des efforts de la RDC pour protéger ses forêts en réponse aux accords mondiaux de contrôle du climat.

Le projet de note conceptuelle pour les Évaluations Whakatane pilotes de maintenant ouverte aux commentaires

Le plan direteur pour les évaluations Whakatane pilotes a été finalisé. Vous pouvez le técharger ici.

Tel que mentionné dans l'édition de février du bulletin d'information de Forest Peoples Programme, à l'occasion de la conférence Sharing Power de la CEESP de l'UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, une réunion s'est tenue en présence des représentants autochtones, des présidents des trois commissions de l'UICN (CEESP, WCPA et SSC) et des sous-commissions (TILCEPA et TGER), de personnel clé du secrétariat de l'UICN (le Directeur du Programme pour l'environnement et le développement et le Conseiller principal pour la politique sociale), et d'autres membres du personnel de l'UICN, de Conservation International et du Forest Peoples Programme.

L'aboutissement principal de la réunion et des discussions qui l’ont suivi ont abouti à un accord visant à appliquer une série de mesures pour réviser la mise en œuvre de résolutions relatives aux peuples autochtones adoptées lors du 4e Congrès mondial de la nature (WCC4) en 2008 et pour faire progresser leur mise en œuvre en cas de lacune.

Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones : Note concernant sa mission officielle au Costa Rica

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (RSPA), James Anaya, a récemment achevé (24 au 27 avril 2011) une mission officielle au Costa Rica. Dans le rapport de sa mission, il propose une série d'observations et de recommandations au sujet de la situation des peuples autochtones affectés par le projet hydroélectrique de Diquís. 

Contributions aux mesures de sauvegarde environnementales et sociales du Fonds pour l’environnement mondial

Le processus de développement des mesures de sauvegarde du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) se poursuit. En avril de cette année, un premier projet a été publié et envoyé au Conseil du FEM pour approbation en mai, après des consultations très limitées. Les points focaux des peuples autochtones au FEM, GEF-Network, d'autres organisations autochtones et le Forest Peoples Programme (FPP) ont tous apporté des contributions détaillées lors des délibérations du Conseil du FEM, et ont clairement affirmé que les mesures de sauvegarde n’étaient pas suffisantes et ne permettraient pas d’améliorer les résultats en matière de développement et d’environnement.