Ressources

Publication à paraître : Where They Stand

« Ils sont liés à cette terre, et ils en sont les véritables gardiens ».

Écrit par le journaliste et auteur de renom Fred Pearce, « Where They Stand » présente en détail les efforts résolus des peuples wapichan pour obtenir une reconnaissance effective de leurs droits fonciers coutumiers relatifs aux forêts tropicales du bassin du Haut-Essequibo et aux savanes, et aux forêts tropicales sèches et des montagnes dans le District Sud du Rupununi du Guyana.

Le peuple wapichan et l'Association des droits humains du Guyana demandent l’arrêt des projets routiers dans le Sud du Guyana

L’Association des droits humains du Guyana (Guyana Human Rights Association – GHRA) et les communautés wapichan du Rupununi expriment de sérieuses préoccupations au sujet des projets de construction routière qui ont un impact sur la forêt vierge dans le sud du pays sur des terres situées à l’intérieur du territoire wapichan. Le tracé de la route en construction à partir du Brésil traverserait le village de Parabara dans le Sud du Rupununi et ouvrirait une zone de forêt pluviale ancienne le long d’un chemin menant au fleuve Essequibo et au-delà jusqu’au Suriname.

Bulletin d'information FPP Juillet 2013 (PDF Version)

Chers amis,

La reconnaissance mutuelle, le respect mutuel et les avantages réciproques figurent parmi les attributs souhaitables de toute relation humaine. Les peuples autochtones et les autres peuples des forêts s’attendent eux aussi à trouver ces qualités dans leurs relations avec des tiers, qu’il s’agisse de gouvernements, d’entreprises privées, d’ONG ou d’autres organisations et communautés de peuples autochtones. Cette édition du bulletin d’information du Forest Peoples Programme rend compte du statut de diverses relations entre les peuples des forêts et différentes institutions, au fur et à mesure de leur établissement, mise à l’épreuve ou rupture, suite à des revendications en faveur du respect des droits humains fondamentaux, de la justice sociale et de la solidarité.

Guyana : le peuple wapichan s’exprime encore une fois pour ses terres et ses forêts

En avril et en mai 2013, le peuple wapichan du sud du Guyana a fait parvenir des messages clairs au gouvernement indiquant que toutes les exploitations minières et autres exploitations doivent respecter ses droits fonciers coutumiers et observer le principe  du consentement libre, préalable et éclairé (FPIC). Les villages wapichan ont désormais renoué le dialogue avec le gouvernement concernant les mesures nécessaires pour reconnaître et garantir leurs terres, notamment des plans pour l’établissement d’une grande forêt communautaire dans le bassin du haut Essequibo.

Une organisation de peuples autochtones et des ONG internationales appellent à un ralentissement du processus FLEGT de l’UE au Guyana

En avril et mai 2013, l’Association des peuples amérindiens (APA) du Guyana et un consortium d’ONG européennes, dont le Forest Peoples Programme, ont envoyé des lettres respectivement à la Commission forestière du Guyana (GFC) et à la Commission européenne (UE), qui faisaient part de leurs préoccupations concernant des processus de consultation bâclés et un manque de participation effective des communautés tributaires de la forêt au processus FLEGT. 

Partage des savoirs : des organisations autochtones du Suriname et du Guyana partagent leurs expériences en matière de cartographie des ressources communautaires et de planification de la gestion territoriale

En mars 2013, une délégation de six membres de l’Organisation des peuples kalin’a et lokono de Marowijne (KLIM) du Suriname s’est rendue dans les régions du Sud-Central et de l’Extrême-Sud du Guyana pour effectuer une visite auprès des peuples wapichan et makushi (unis dans le cadre de SCPDA, l’Association pour le développement des peuples du Sud-Central), afin de partager des expériences et des approches en matière de cartographie des ressources communautaires et de planification de la gestion territoriale. Cette visite d’échange entre des partenaires du Forest Peoples Programme a démontré la grande valeur et les avantages de l’apprentissage intercommunautaire. Cette visite, voulue de longue date par KLIM et SCPDA, a été rendue possible grâce à une subvention de la Fondation Siemenpuu. 

L’exploitation minière viole les droits des peuples autochtones et menace les terres traditionnelles au Guyana

Depuis le début de l’année 2013, les peuples autochtones du Guyana sont de plus en plus alarmés par le mépris continu et croissant à l’égard de leurs droits légitimes par les sociétés d’exploitation minière et les institutions gouvernementales, et par les violations flagrantes de leurs droits, approuvées par le pouvoir judiciaire lors de deux cas récents. En 2012, le lobby du secteur minier a attaqué publiquement les droits fonciers des peuples autochtones dans la presse guyanaise et a pris position contre la reconnaissance des terres coutumières. Par ailleurs, l'institution gouvernementale chargée de la réglementation du secteur minier semble accélérer l’octroi de permis et concessions d'exploitation minière sur les terres coutumières amérindiennes, malgré le fait que ces terres fassent l’objet d’actions en justice auprès des tribunaux pour la reconnaissance des droits de propriété traditionnels et/ou de demandes de titres fonciers et d’extensions de titres de villages non résolues.

Bulletin d'information FPP Février 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Chaque fois que quelqu’un observe qu'une solution est contrecarrée par un « manque de volonté politique », je me demande systématiquement : de quelle volonté politique s’agit-il et quels sont les intérêts qui agissent en faveur du contraire ? 

Le peuple Wapichan du Guyana conclut des accords communautaires pour la protection des forêts ancestrales

Après des années de travail assidu et de nombreuses consultations auprès des communautés, le peuple autochtone Wapichan du Sud du Guyana a établi des accords et des propositions visant la préservation de leur territoire dans le cadre d’un plan révolutionnaire intitulé Baokopa’o wa di’itinpan wadauniinao ati’o nii (Penser ensemble pour ceux qui viendront après nous).

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

Le peuple wapichan du Guyana présente la carte des territoires et les propositions de la communauté pour sauver les forêts ancestrales

Éléments principaux :

·      Réalisation d’une carte communautaire numérique de l’utilisation et de l’occupation traditionnelles du wiizi (territoire) des Wapichan par les cartographes wapichan et un spécialiste SIG.

·      La carte communautaire est basée sur des milliers de points de cheminement géo-référencés par imagerie satellite.

·      La carte d’utilisation a été finalisée par le biais de multiple rencontres de validation dans les communautés wapichan ainsi que par des consultations avec les communautés makushi et wai wai au nord et sud du territoire wapichan.

·      Plus de 80 consultations et ateliers communautaires ont été menés pour compiler le plan territorial innovant intitulé Thinking Together for those Coming Behind Us (Penser ensemble pour ceux qui viendront après nous).

·      Le plan d’aménagement du territoire comprend des propositions pour établir une forêt conservée par les Wapichan et contient des dizaines d’accords intercommunautaires pour des actions visant à garantir les droits fonciers, promouvoir l’utilisation durable des ressources et permettre un développement des communautés décidé de manière autonome.

·      Les participants à l’événement de lancement de la carte et du plan wapichan à Georgetown au Guyana ont fait l’éloge de ces travaux comme étant un modèle potentiel pour d’autres peuples autochtones au Guyana et dans le monde entier.

Les dimensions de genre dans l’utilisation coutumière de la biodiversité par les peuples autochtones

Des travaux récents menés par plusieurs peuples autochtones, tels que la cartographie communautaire et la description de l’utilisation des ressources traditionnelles, ont permis de comprendre différents aspects des dimensions de genre liées à leur utilisation coutumière de la biodiversité. Dans nombre de communautés autochtones, il existe des divisions claires entre les rôles et les tâches des hommes et des femmes en matière d’utilisation de la biodiversité. Cet article propose des exemples d'études de cas réalisées par le peuple Wapichan du Sud-Ouest de la Guyane et les peuples Karen et Hmong du Nord de la Thaïlande.  

Les projets forestiers et climatiques du Guyana continuent de soulever la controverse et d’exclure les peuples autochtones

Alors que le Président du Guyana a été nommé « Champion de la terre » par les Nations Unies cette année pour ses efforts en faveur de la mise en œuvre d’un soutien international à la protection des forêts et d’une croissance à faible intensité de carbone, des leaders autochtones et des organisations de la société civile du pays et de l’étranger ne cessent de souligner et de mettre en cause les vives contradictions des projets forestiers et climatiques du gouvernement. n juin 2010, le Président de l’Association des peuples amérindiens (APA) a prononcé une intervention sans appel lors de la Sixième réunion du Comité des participants du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier de la Banque mondiale (FCPF) à Georgetown, qui demandait pourquoi les questions clés relatives aux droits fonciers soulevées à maintes reprises par APA n’avaient pas encore été prises en compte dans les dernières propositions de préparation REDD+ de la Commission forestière du Guyana (GFC).