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Victoire juridique pour Santa Clara de Uchunya

Flash info : Une décision juridique historique pour les peuples autochtones du Pérou lorsque la plus haute instance du pays a accepté de résoudre l’action en justice déposée par la communauté Shipibo de Santa Clara de Uchunya.

Appel à la solidarité et au soutien depuis l’Amazonie péruvienne

À la mi-juillet, Forest Peoples Programme a lancé une page de sociofinancement pour contribuer à la recherche de solutions urgentes que demande Santa Clara de Uchunya, une petite communauté shipibo qui lutte pour empêcher la destruction de ses forêts et de ses modes de vie par une société de production d’huile de palme et des trafiquants de terrains.

Un marathon n’est pas un sprint : le rôle du financement international de la lutte contre les changements climatiques pour garantir les droits fonciers autochtones au Pérou

À la veille de son intervention devant le Forum d’Oslo sur les forêts tropicales (OTFF), l’organisation autochtone nationale péruvienne AIDESEP a publié un rapport conjoint avec le Forest Peoples Programme (FPP) qui souligne les échecs répétés du gouvernement péruvien pour respecter ses engagements progressifs de reconnaissance des droits foncie

« Sans droits fonciers autochtones, il n’y aura ni Amazonie ni sécurité pour l’humanité »

Oslo, mercredi 27 juin 2018. À la veille de son intervention devant le Forum d’Oslo sur les forêts tropicales (OTFF), l’organisation autochtone nationale péruvienne AIDESEP a publié un rapport conjoint avec le Forest Peoples Programme (FPP) qui met en exergue les échecs répétés du gouvernement péruvien pour respecter ses engagements progressifs de reconnaissance des droits fonciers autochtones. Sur une note positive, ce rapport rend compte des progrès rapides dans l’enregistrement des terres autochtones grâce aux programmes de financement décentralisés mis en place et supervisés par des organisations autochtones.

Des organisations péruviennes et internationales énoncent publiquement leurs préoccupations envers les menaces de mort auxquelles font face les dirigeants autochtones de la communauté de Santa Clara de Uchunya

De puis 2013, la communauté Shipibo de Santa Clara d'Uchunya, avec le soutien de leur organisation représentative (FECONAU), lutte contre la destruction et l'appropriation de leurs terres traditionnelles en vue de la transformation des forêts en plantations de palmiers à huile.

« La menace de mort est bien présente et couve ». Les acteurs non-étatiques doivent intervenir pour protéger les défenseurs des droits humains là où les États n’interviennent pas

Les défenseurs des droits humains, les lanceurs d’alerte et les témoins s’exposent à de nombreux dangers dans leur lutte pour mettre en lumière les violations des droits humains et l’utilisation illégale des ressources, les accaparements de terres et la corruption qui y sont liés.

Protéger les défenseurs de la forêt

Environ cinq pour cent de la population mondiale est autochtone, et chaque jour, un très grand nombre de personnes risquent leur vie pour protéger leurs terres ancestrales.

Selon le rapport Defenders of the Earth 2017 de Global Witness, près de 40 pour cent des défenseurs décédés en 2016 étaient autochtones.

Une société du secteur de l’huile de palme du groupe Melka au Pérou quitte la RSPO et se voit infliger une amende

Depuis 2014, la communauté autochtone shipibo de Santa Clara de Uchunya, avec l’appui de FECONAU (la Fédération des communautés natives d’Ucayali) a contesté les activités de la société du secteur de l’huile de palme Plantaciones de Pucallpa SAC (PdP), qui a détruit plus de 5 000 hectares de ses forêts traditionnelles dans la région d’Ucayali au Pérou. Récemment, les luttes de la communauté ont commencé à aboutir à des résultats significatifs.

Le projet d'enregistrement des titres de propriété foncière de la BID doit être repensé pour éviter la violation des droits des peuples autochtones et l’augmentation de la déforestation

L’avenir d’un projet d’attribution de titres fonciers de 80 millions de dollars des États-Unis au Pérou, financé par la Banque interaméricaine de développement (BID), ne tient qu’à un fil. AIDESEP, l’organisation nationale des peuples autochtones de l’Amazonie du Pérou, soutient que les conflits relatifs à la terre et à la destruction des forêts s’intensifieront en conséquence de l’initiative. Les organisations autochtones ont déposé une pétition auprès du gouvernement péruvien demandant un processus formel de consultation avant la poursuite du projet.

Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.