Ressources

« La menace de mort est bien présente et couve ». Les acteurs non-étatiques doivent intervenir pour protéger les défenseurs des droits humains là où les États n’interviennent pas

Les défenseurs des droits humains, les lanceurs d’alerte et les témoins s’exposent à de nombreux dangers dans leur lutte pour mettre en lumière les violations des droits humains et l’utilisation illégale des ressources, les accaparements de terres et la corruption qui y sont liés.

Protéger les défenseurs de la forêt

Environ cinq pour cent de la population mondiale est autochtone, et chaque jour, un très grand nombre de personnes risquent leur vie pour protéger leurs terres ancestrales.

Selon le rapport Defenders of the Earth 2017 de Global Witness, près de 40 pour cent des défenseurs décédés en 2016 étaient autochtones.

Une société du secteur de l’huile de palme du groupe Melka au Pérou quitte la RSPO et se voit infliger une amende

Depuis 2014, la communauté autochtone shipibo de Santa Clara de Uchunya, avec l’appui de FECONAU (la Fédération des communautés natives d’Ucayali) a contesté les activités de la société du secteur de l’huile de palme Plantaciones de Pucallpa SAC (PdP), qui a détruit plus de 5 000 hectares de ses forêts traditionnelles dans la région d’Ucayali au Pérou. Récemment, les luttes de la communauté ont commencé à aboutir à des résultats significatifs.

Le projet d'enregistrement des titres de propriété foncière de la BID doit être repensé pour éviter la violation des droits des peuples autochtones et l’augmentation de la déforestation

L’avenir d’un projet d’attribution de titres fonciers de 80 millions de dollars des États-Unis au Pérou, financé par la Banque interaméricaine de développement (BID), ne tient qu’à un fil. AIDESEP, l’organisation nationale des peuples autochtones de l’Amazonie du Pérou, soutient que les conflits relatifs à la terre et à la destruction des forêts s’intensifieront en conséquence de l’initiative. Les organisations autochtones ont déposé une pétition auprès du gouvernement péruvien demandant un processus formel de consultation avant la poursuite du projet.

Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.

Des organisations autochtones adressent au gouvernement péruvien une pétition visant la protection des droits des peuples isolés devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme

Le 1er novembre 2013, des organisations autochtones et de la société civile du Pérou, dont FENAMAD, AIDESEP, Derecho Ambiente y Recursos Naturales (DAR), et la Coordination nationale des droits humains ont témoigné devant la Commission interaméricaine. Les pétitionnaires ont fait état de l’inaction du gouvernement péruvien pour ce qui est d'assurer la protection effective des peuples autochtones isolés au Pérou.

Le Pérou s’engage à respecter les droits des peuples autochtones à la terre et aux ressources dans son plan pour les forêts et le climat : mais tiendra-t-il ses promesses ?

Le 2 août 2013, des organisations autochtones et des représentants du gouvernement péruvien ont conclu un accord visant à modifier des aspects controversés du projet de Plan d’investissement pour la forêt du gouvernement, une initiative financée par le Programme d’investissement pour la forêt (FIP) de la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation. Il était prévu que le plan soit présenté au sous-comité FIP de la Banque mondiale en octobre 2013, mais une version préliminaire a été vivement dénoncée par des organisations autochtones en juillet, puisqu’elle continuait d’ignorer les propositions autochtones et violait les obligations juridiques du Pérou de respecter les droits des peuples autochtones aux terres et ressources et les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale. 

Bulletin d'information FPP Octobre 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Le principe selon lequel la jouissance des droits humains constitue à la fois le moyen et l’objectif du développement souligne l’importance du suivi des droits humains comme un moyen de permettre aux détenteurs de droits d’exercer leurs droits, tout en rendant les États et les autres acteurs responsables de leurs obligations en matière de droits humains. 

La BID, Camisea et le Pérou : une très triste histoire de mesures de protection

La Banque interaméricaine de développement (BID) a joué un rôle moteur dans le développement du projet gazier de Camisea dans l’Amazone péruvien en 2002/2003, bien qu’elle ne possède aucune politique spécifique pour les projets ayant des répercussions sur les peuples autochtones. Même si la Banque en a adoptée une en 2006, une disposition clé sur les peuples isolés a été ignorée lorsqu’elle a accordé un prêt de 400 millions de dollars US l’année suivante. Par ailleurs, les tentatives de la Banque pour « protéger » une réserve pour peuples autochtones en « isolement volontaire » directement affectés par le projet de Camisea se sont révélées être presque entièrement inefficaces et sont maintenant davantage fragilisés par des plans imminents d’expansion des opérations dans la Réserve, des plans que la BID est sur le point d’approuver.

Bulletin d'Information FPP Édition Spéciale sur les Sauveguardes, avril 2013 (PDF Version)

Alors que de nombreuses institutions internationales adoptent et mettent à jour leurs politiques sociales et environnementales, cette édition spéciale du bulletin d’information du Forest Peoples Programme examine les expériences des communautés et de la société civile en matière de politiques de sauvegarde de différentes institutions financières internationales. 

L’ARTICLE DE NOTRE INVITÉ : Le projet d’autoroute du gouvernement péruvien menace la survie du peuple autochtone Isconahua

Par Robert Guimaraes Vásquez (Le Groupe régional pour la surveillance des mégaprojets à Ucayali (GRMMU), au Pérou)

Une proposition de projet d’autoroute du gouvernement péruvien visant à relier la ville de Pucallpa dans l’Amazone péruvien (région d’Ucayali) à la ville brésilienne de Cruzeiro do Sul (dans l’État de Acre) menace la survie du peuple autochtone isconahua, qui vit en « isolement volontaire ». En novembre 2012, le gouvernement du Pérou, par l’intermédiaire de PROVÍAS NACIONAL (une agence du Ministère des transports et des communications), a donné feu vert à la mise en œuvre du projet IIRSA Centro, qui se trouve pour l’instant à la deuxième étape de l’étude de faisabilité.

Bulletin d'information FPP Février 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Chaque fois que quelqu’un observe qu'une solution est contrecarrée par un « manque de volonté politique », je me demande systématiquement : de quelle volonté politique s’agit-il et quels sont les intérêts qui agissent en faveur du contraire ?