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Venezuela : la politique minière menace les terres autochtones

Le Venezuela fait la une de l’actualité internationale principalement dans des reportages consacrés à l’effondrement de l’économie du pays et aux mesures de plus en plus répressives du Président Nicolas Maduro pour s’accrocher au pouvoir malgré la majorité remportée par l'opposition au Congrès.

Conflit des Yanomami vénézuéliens avec des mineurs illégaux

En août, la nouvelle d’un massacre présumé du peuple yanomami dans la région reculée du fleuve du haut Ocamo a été annoncée. La nouvelle avait filtré aux missions parmi les Yanomami dans les prairies de Parima plus au sud, puis avait été diffusée par l’organisation yanomami Horonami, et d’autres organisations autochtones dans l’État vénézuélien d’Amazonas. Le problème des incursions illégales de mineurs brésiliens sur le territoire des Yanomami du Venezuela se présente sporadiquement depuis la moitié des années 1960 et a mené à des épidémies répétées et à des explosions de violence.[1] En 1993, un massacre dans la communauté de Haximu a donné lieu à des enquêtes internationales et à la condamnation de plusieurs mineurs par des tribunaux brésiliens. Des inquiétudes ont été soulevées quant au fait que quelque chose de similaire venait de se produire dans le haut Ocamo.

Venezuela : les peuples autochtones s’élèvent contre des obstacles supplémentaires à la reconnaissance de leurs droits fonciers

Un nouveau décret présidentiel, qui limite la participation autochtone au processus censé reconnaître leurs droits à leurs terres et territoires, a été décrié par les peuples autochtones de l’Amazonie vénézuelienne. La Constitution et les lois de la République bolivarienne du Venezuela offrent de solides protections aux droits des peuples autochtones à posséder et à contrôler leurs terres et territoires (appelés également « habitats » dans la loi vénézuélienne). Néanmoins, bien que les peuples autochtones aient déposé de nombreuses revendications territoriales bien documentées, accompagnées de cartes détaillées de l’utilisation des terres, la reconnaissance effective de ces zones a été bloquée par le Bureau du Président. Il est craint que le nouveau décret rende cette reconnaissance encore plus difficile.