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Costa Rica : les peuples autochtones sont victimes de violentes attaques pour avoir demandé la reconnaissance de leurs droits fonciers

Il y a 8 peuples autochtones au Costa Rica, pour une population totale de 104 143 personnes, soit environ 2,4% de la population nationale. Beaucoup vivent dans 24 territoires autochtones juridiquement reconnus liés à des titres de propriété, ainsi que sur des terres traditionnellement occupées, mais qui ne sont actuellement pas reconnues ou pour lesquelles ils ne possèdent pas de titres de propriété. La plupart des territoires des peuples autochtones ont été occupés massivement et illégalement par des personnes non-autochtones, notamment dans certains cas extrêmes où 98% de la terre sont détenus par des personnes non-autochtones.

Bulletin d'information FPP Février 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Chaque fois que quelqu’un observe qu'une solution est contrecarrée par un « manque de volonté politique », je me demande systématiquement : de quelle volonté politique s’agit-il et quels sont les intérêts qui agissent en faveur du contraire ? 

Costa Rica : le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones effectue un suivi des progrès en matière de reconnaissance des droits des peuples autochtones affectés par le projet de barrage de Diquís

Le Professeur James Anaya, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, s’est rendu au Costa Rica du 23 au 27 mars 2012 à l’occasion d’une mission officielle, afin de rencontrer des représentants des peuples autochtones et des membres des communautés affectées par la proposition de barrage de Diquís, des représentants d’États, ainsi que des fonctionnaires des Nations Unies. Sa visite prévoyait des réunions dans six territoires autochtones différents, auxquelles ont participé des peuples autochtones de Boruca, Cabagra, China Kichá, Curré, Salitre, La Casona, Térraba, et Ujarrás.

FPP Bulletin d'Information Avril 2012 (PDF Version)

Chers amis,

La violence continue, parfois subtile, de la conservation et du développement à l’égard des peuples autochtones se poursuit, en toute impunité, même aux niveaux les plus élevés, par les institutions en apparence les plus dignes des Nations Unies.

Des progrès sont accomplis pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans le cadre de la proposition de barrage de Diquís

En 2010, le peuple autochtone teribe du Costa Rica a décidé de s’élever contre ce qu’il considère comme une violation flagrante des droits humains de son peuple, suite à la proposition de barrage de Diquís, dans la région du Pacifique Sud du pays. Ce projet causera l’inondation partielle de deux territoires autochtones, et aura d’autres conséquences graves sur cinq territoires autochtones. Afin de défendre leurs droits, les Teribe ont déposé leur première demande auprès du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) à la mi-2010, et auprès du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ces actions ont permis d’accomplir des progrès tant au niveau national qu’au niveau international.

Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones : Note concernant sa mission officielle au Costa Rica

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (RSPA), James Anaya, a récemment achevé (24 au 27 avril 2011) une mission officielle au Costa Rica. Dans le rapport de sa mission, il propose une série d'observations et de recommandations au sujet de la situation des peuples autochtones affectés par le projet hydroélectrique de Diquís. 

Le peuple Teribe du Costa Rica revendiquent ses droits dans l’affaire du barrage de Diquís

Le gouvernement du Costa Rica planifie depuis plus de 40 ans la construction de l’un des plus grands barrages hydroélectriques d’Amérique centrale. Le plan a été modifié à plusieurs reprises suite aux vives critiques fondées sur ses potentiels impacts environnementaux et sociaux négatifs, surtout sur les peuples autochtones. En 2008, le gouvernement du Costa Rica a déclaré le barrage de Diquís d’intérêt public et national et a donné son plein accord à sa construction. Le barrage de Diquís tel qu’il est proposé inondera plus de 10% des terres traditionnelles et des terres détenues conformément à des titres de propriété du peuple Teribe et plus de 5% des terres du peuple Cabécar. Le peuple Teribe considère que le barrage de Diquís représente une grave menace à sa survie en tant que peuple, puisque les Teribe ne comptent plus que quelques 750 individus.