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L’ARTICLE DE NOTRE INVITÉ : Unión Verapacense de Organizaciones Campesinas (UVOC), Guatemala - Les conflits fonciers et la lutte pour les droits au Guatemala

Tout comme de nombreux autres pays d’Amérique latine, le Guatemala souffre d’une distribution « bimodale » fortement inégale de la terre. Plus de la moitié des terres du pays est occupée par des domaines privés appartenant à des familles et à des particuliers ou à des entreprises des secteurs de l’exploitation minière, de l'exploitation forestière, de l'agro-industrie et des plantations. En revanche, les petites exploitations représentent un cinquième des terres et sont occupées par des paysans et de petits agriculteurs qui constituent 80% de la population. Les peuples autochtones sont les propriétaires coutumiers de la terre à travers le pays, mais dans de nombreux cas il n’existe pas de démarcation juridique, ou ils ne possèdent pas de titres relatifs à leurs territoires ancestraux. Malgré les promesses de reconnaissance des droits fonciers des peuples autochtones et des paysans faites dans les Accords de paix de 1996 et dans des propositions stagnantes de réformes agraires, très peu a été fait pour garantir les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales.[i]