Ressources

L’expérience des peuples autochtones d’Asie avec les politiques de prêt des institutions financières internationales : une vue d’ensemble

Les projets et les programmes d’interventions des banques multilatérales de développement sont connus pour les nombreuses violations systématiques et généralisées des droits humains des peuples autochtones d’Asie. Dans nombre de pays, les peuples autochtones ont été les victimes de déplacements massifs et d’une perte irréversible de leurs moyens de subsistance traditionnels. Derrière ces violations des droits humains se cache le déni des droits des peuples autochtones à leurs terres, territoires et ressources et leur droit à donner leur consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) aux projets et programmes d’intervention, notamment aux projets et programmes élaborés au nom du développement durable et du développement humain. Parmi eux, les grands projets d’infrastructures (construction de barrages et d’autoroutes) et de « conservation environnementale » ont eu les répercussions négatives les plus graves pour les peuples autochtones. Il existe de nombreux exemples de projets de ce type ayant eu des effets néfastes sur les peuples autochtones de pays asiatiques.

Bulletin d'Information FPP Édition Spéciale sur les Sauveguardes, avril 2013 (PDF Version)

Alors que de nombreuses institutions internationales adoptent et mettent à jour leurs politiques sociales et environnementales, cette édition spéciale du bulletin d’information du Forest Peoples Programme examine les expériences des communautés et de la société civile en matière de politiques de sauvegarde de différentes institutions financières internationales. 

Sortie du film « Dwindling Forests: Dwindling Futures? Mangroves and forest peoples under threat in the Sundarbans, Bangladesh »

Un nouveau court métrage réalisé en collaboration avec les communautés forestières des Sundarbans souligne combien l’utilisation coutumière de la biodiversité par les utilisateurs traditionnels des ressources dans les mangroves des Sundarbans est essentielle pour la conservation et l’utilisation durable de cette zone humide d’importance internationale, qui accueille un site du patrimoine mondial de l’UNESCO et un site RAMSAR. Cependant les savoirs traditionnels et l’utilisation coutumière sont ignorés par le Gouvernement du Bangladesh, et les peuples de la forêt sont exclus du processus de prise de décisions et de la gestion de la forêt. Le film appelle au respect et à la reconnaissance des savoirs et des pratiques des utilisateurs traditionnels des ressources et à une approche participative à la gestion des Sundarbans dans le cadre de l’application de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi qu’au respect de la dignité des peuples de la forêt et à la protection de leurs moyens de subsistance et de leur futur.

Bangladesh - Cyclone Aila: un an après, les souffrances demeurent

Le cyclone Aila a frappé la région côtière du sud-ouest du Bangladesh, en particulier les districts de Satkhira et Khulna le 25 mai 2009, touchant près de 2,3 millions de personnes et faisant 325 morts. Une vague de 10-13m de hauteur inonda la région et emporta un très grand nombre de maisons, de têtes de bétail, de cultures et d'autres ressources en très peu de temps.

Réunion du Global Shrimp Network à Khulna, Bangladesh, février 2010

Avec la croissance rapide de la production industrielle de crevettes, de nombreux systèmes de certification de label écologique ont vu le jour, leur objectif étant d'améliorer cette industrie. Néanmoins, la prise en compte significative des droits humains est rarement effective lors de la définition de ces programmes. Le Forest Peoples Programme (FPP) continue à travailler avec les réseaux de communautés côtières afin d'exercer une sensibilisation aux problèmes de l'aquaculture industrielle et de promouvoir une prise en considération significative des droits humains dans le développement des futurs programmes de label écologique.

Les pratiques coutumières des peuples autochtones occuperont le devant de la scène lors de la prochaine réunion de la CDB

Les pratiques coutumières durables des peuples autochtones, traitées dans l'Article 10 c) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), seront l'un des principaux thèmes de discussion lors de la prochaine réunion du Groupe de travail sur l'Article 8 j) et les dispositions connexes ((WG-8(j) 6) de la CDB à Montréal, du 2 au 6 novembre 2009. Une question clé à l'ordre du jour est la façon dont les Parties à la Convention peuvent améliorer la mise en œuvre de cet important article. Le message des communautés autochtones et locales, transmis avant la réunion, est que garantir les droits à la terre et aux ressources sont une condition nécessaire pour l'application effective de l'Article 10 c).

Le cyclone Aila dévaste les côtes du Bangladesh – une autre victime du changement climatique ?

Le 25 mai, le cyclone Aila a balayé les villages des usagers des ressources traditionnelles de la forêt des Sundarbans au Bangladesh. Des catastrophes comme Aila (2009) et Sidr (2007) ont contraint plus d'un million de personnes à abandonner leurs foyers et quitter leurs régions. Kushal Roy, chargé de recherche principal du partenaire de FPP, Unnayan Onneshan, rend compte des destructions causées par le passage d’Aila.Il s’interroge pour déterminer si les tendances climatiques, dont la volatilité est croissante, sont le résultat direct du changement climatique mondial.

Pour conserver la diversité biologique, les parties à la CDB doivent respecter et promouvoir l'utilisation durable et coutumier - Communiqué de presse

Bonn, Allemagne Les résultats de deux nouveaux rapports lancés aujourd'hui à l'occasion de la conférence de la Convention sur la diversité biologique démontrent catégoriquement que la biodiversité mondiale continuera de diminuer si les aires protégées ne reconnaissent pas et ne respectent pas les droits des peuples autochtones et des communautés locales.