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Les différends sur l’huile de palme s’internationalisent

En avril, le Parlement européen, à une majorité importante tous partis confondus, a adopté un rapport mettant en évidence les violations des droits humains, les violations des droits des travailleurs, l’accaparement des terres et la destruction environnementale associés à la production d’huile de palme.

Appels à une protection accrue des droits autochtones dans le secteur agro-industriel en Asie du Sud-Est

« Pour les peuples autochtones, l’environnement est étroitement lié à chaque aspect de leur vie et de leur survie. Ils sont les piliers de la bonne gouvernance de l’environnement ». C’est avec ces mots que Tan Sri Razali Ismail, de la Commission des droits humains de la Malaisie (SUHAKUM), a salué les participants à la 6e Conférence de l’Asie du Sud-Est sur les droits humains et l’agro-industrie.

Conflict or Consent? The oil palm sector at a crossroads

Pour lire ce rapport en anglais ou en indonésien.

La croissance de la demande mondiale en huile de palme favorise l’expansion à grande échelle des plantations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est et en Afrique.  Les préoccupations concernant les impacts environnementaux et sociaux de la conversion de vastes étendues de terre en plantations de monocultures ont motivé la mise en place, en 2004, de la Table ronde pour la production durable de l’huile de palme (RSPO), qui encourage l’expansion de la production de palmiers à huile sans que celle-ci entraîne la destruction de hautes valeurs de conservation ni des conflits sociaux.  De nombreux organismes internationaux ont également réclamé la réforme des cadres nationaux afin de sauvegarder les droits des communautés et d’établir une bonne gouvernance foncière.

Acquisitions des terres à grande échelle par les agro-industries et droits humains en Asie du Sud-Est - Évolutions récentes en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines, en Malaisie, au Cambodge, au Timor-Leste et en Birmanie

Cette série d’études fournit des informations actualisées concernant les acquisitions de terre à grande échelle dans la région, dans le but d’identifier les tendances, les menaces communes, les divergences et les solutions possibles. Ces études résument également les tendances en matière d’investissements, de commerce, de développement des cultures et d’arrangements fonciers, et se concentrent sur les défis relatifs au régime foncier et aux droits humains.

L’expérience des peuples autochtones d’Asie avec les politiques de prêt des institutions financières internationales : une vue d’ensemble

Les projets et les programmes d’interventions des banques multilatérales de développement sont connus pour les nombreuses violations systématiques et généralisées des droits humains des peuples autochtones d’Asie. Dans nombre de pays, les peuples autochtones ont été les victimes de déplacements massifs et d’une perte irréversible de leurs moyens de subsistance traditionnels. Derrière ces violations des droits humains se cache le déni des droits des peuples autochtones à leurs terres, territoires et ressources et leur droit à donner leur consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) aux projets et programmes d’intervention, notamment aux projets et programmes élaborés au nom du développement durable et du développement humain. Parmi eux, les grands projets d’infrastructures (construction de barrages et d’autoroutes) et de « conservation environnementale » ont eu les répercussions négatives les plus graves pour les peuples autochtones. Il existe de nombreux exemples de projets de ce type ayant eu des effets néfastes sur les peuples autochtones de pays asiatiques.

Bulletin d'Information FPP Édition Spéciale sur les Sauveguardes, avril 2013 (PDF Version)

Alors que de nombreuses institutions internationales adoptent et mettent à jour leurs politiques sociales et environnementales, cette édition spéciale du bulletin d’information du Forest Peoples Programme examine les expériences des communautés et de la société civile en matière de politiques de sauvegarde de différentes institutions financières internationales. 

La stratégie de la Banque mondiale en matière d'huile de palme est sous surveillance

Au mois de janvier, la Banque mondiale et sa branche pour le secteur privé, la Société financière internationale (SFI), ont publié une nouvelle version, en grande partie modifiée, de leur projet de cadre et de stratégie pour l’engagement dans le secteur de l’huile de palme. Le texte, qui a été diffusé pendant 30 jours afin de recevoir les commentaires du public, sera soumis pour approbation, après des révisions effectuées sur la base de ces commentaires, au Président et au Conseil d’administration en mars ou avril 2011. Si le texte est approuvé, la Banque mondiale mettra ensuite un terme au moratoire mondial sur le financement des projets du secteur de l'huile de palme convenu en 2009 après qu’un audit interne (mené en réponse à des plaintes du FPP et de ses partenaires) a révélé des violations flagrantes de la diligence requise et de graves impacts sociaux et environnementaux.

Malaisie - Radio Free Sarawak commence à émettre

Radio Free Sarawak a commencé à émettre en novembre 2010. La nouvelle station de radio alternative proposera chaque jour deux émissions sur les ondes courtes. Leur public cible est composé des communautés rurales de Sarawak, qui n’ont pas accès aux médias indépendants. Informations relatives aux émissions :

1ère émission : 06h30-07h30 heure locale (GMT +8) sur 7590 kHz (ondes courtes)

2ème émission : 18h00-19h00 heure locale (GMT +8) sur 15680 kHz (ondes courtes)

Huile de palme, droits humains et Banque mondiale – Actualité

Depuis les années 1980, le Groupe de la Banque mondiale a investi plus de 2 milliards de dollars US dans la promotion du commerce mondial de l’huile de palme. Le développement de cette culture en monocultures intensives, notamment en Asie du sud-est, a été associé au défrichement à grande échelle des forêts tropicales, à l’accaparement des terres et à la violation généralisée des droits humains. En réponse à nos plaintes, le Groupe de la Banque mondiale a gelé le financement de ce secteur à travers le monde pendant qu’il élaborait une stratégie globale d’engagement. Un premier projet a été soumis à des commentaires en juillet. Puisqu’il n’abordait pas les problèmes principaux soulevés lors des consultations, le Forest Peoples Programme et ses partenaires ont encore une fois lancé un appel au Président de la Banque mondiale afin que cette stratégie soit revue. 

Sabah, Malaisie: lettre aux ministres du gouvernement au sujet de la proposition de barrage à Kaiduan et réponse du Ministre du tourisme, de la culture et de l'environnement

En soutien aux communautés potentiellement affectées, la lettre du FPP fait part de préoccupations quant à l'étude de faisabilité, et demande au Gouvernement de s'engager pour mener des consultations complètes avec la participation des communautés et du public avant de prendre une décision. Lire la lettre envoyée au Bureau du Ministre, Ministre du développement des infrastructures et Ministre du tourisme, de la culture et de l'environnement, 8 mars 2010 (uniquement disponible en anglais).La réponse du Ministre, datée du 10 mars 2010, affirme qu'aucune évaluation officielle n'a encore eu lieu, et que les procédures adéquates seront respectées avant que le Gouvernement ne prenne une décision. Lire la réponse du Ministre (uniquement disponible en anglais). 

La pression exercée sur les autochtones Sarawak augmente

Sarawak est à nouveau au centre de l'attention au moment où la pression impitoyable exercée sur les "peuples natifs" s'intensifie. Les activités d'exploitation forestière continuent à s'immiscer dans les territoires ancestraux des peuples Dayak, pénétrant au fin fond des terres du peuple Penan, dans les régions montagneuses du Kelabit et jusqu'aux sources du fleuve Rajang. Les pistes d'abattage s'étendent même au-delà de la frontière en Indonésie. Sur la côte et dans les régions de basse altitude de l'État, de vastes étendues de terre des Dayak sont en train d'être converties en plantations de palmiers à huile.