Ressources

Protéger les défenseurs de la forêt

Environ cinq pour cent de la population mondiale est autochtone, et chaque jour, un très grand nombre de personnes risquent leur vie pour protéger leurs terres ancestrales.

Selon le rapport Defenders of the Earth 2017 de Global Witness, près de 40 pour cent des défenseurs décédés en 2016 étaient autochtones.

Comment le projet WaTER de l’UE peut-il contribuer à garantir les droits humains au Kenya et non à les saper ?

Les implications du projet de l’Union européenne pour la protection des châteaux d’eau et l’atténuation et l’adaptation climatiques (Water Tower Protection and Climate Change Mitigation and Adaptation Project - WaTER), d’un montant de 31 millions d’euros et qui porte sur une région du Kenya connue pour son passé inquiétant en matière de droits humains, préoccupent de plus en plus la société civile locale, nationale et internationale.

Maintien des injustices : la poursuite d’expulsions inutiles et du déplacement des communautés sengwer d’Embobut

La communauté sengwer d’Embobut a été dispersée, et une bonne partie vit encore dans ses forêts et clairières sur les hauteurs des montagnes de Cherangany Hills, malgré les expulsions du Service forestier du gouvernement du Kenya (KFS). Ses membres s’y cachent face au harcèlement des gardes forestiers, aux incendies des maisons temporaires qui sont devenues les leurs, et à la destruction des biens essentiels des ménages, ainsi que face à la menace d'arrestations, en dépit de l'existence d'une injonction de la Cour suprême interdisant ce harcèlement et ces expulsions.

Dialogue du Forest Peoples Programme sur les mesures, notifications et vérifications (MNV) communautaires

Du 16 au 19 novembre 2015, le FPP, en collaboration avec ses partenaires locaux de toute la région africaine, a organisé à Yaoundé au Cameroun une réunion sur la surveillance et les mesures, notifications et vérifications (MNV). L’objectif de cette réunion sur les MNV était d’élaborer une approche commune à la surveillance communautaire et de définir des indicateurs et outils appropriés pour les MNV que le FPP et ses partenaires peuvent intégrer dans les différentes initiatives sur le terrain visant à garantir les droits des communautés forestières.

Les expulsions forcées du gouvernement kenyan menacent la survie culturelle des Sengwer

L’article central du dernier bulletin d’information du FPP se penchait sur les magnifiques avancées de la communauté Ogiek de Chepkitale, établie sur le Mont Elgon au Kenya, suite aux efforts fournis pour préserver ses forêts et ses moyens de subsistance  en documentant pour la première fois ses règles coutumières ainsi qu’en se lançant dans le processus de mise en application de ces règles. Ce mécanisme a entraîné l’arrestation des charbonniers. Aussi, le service des forêts du Kenya (KFS- Kenya Forest Service) a désormais commencé à limiter le recours à certains charbonniers, ainsi que les activités agricoles qui empiétaient sur les terres, et conduisaient à la destruction des forêts autochtones.

La communauté ogiek de Chepkitale documente pour la première fois ses règles coutumières afin d'assurer la pérennité de la conservation de ses terres ancestrales et de ses ressources naturelles

« Nous n’avons jamais conservé.  C’est notre mode de vie qui conserve. Ces règles coutumières que nous avons depuis toujours, mais que nous n’avions pas mis par écrit jusqu’à maintenant. » À la suite d’un intense processus communautaire de cartographie et de dialogue, les Ogiek du Mont Elgon, au Kenya, ont rédigé la version définitive de leurs règlements, qui commencent par ces mots :

Aidez les Ogiek à retrouver leurs terres ancestrales à Chepkitale, au Mont Elgon au Kenya – Demande de donations

Les Ogiek du Mont Elgon, au Kenya, sont sur le point d’arriver à un accord juridique qui permettra que leurs terres ancestrales leur soient restituées. Néanmoins, ils ont besoin de toute urgence d'une aide financière (environ 5000 £) afin de rendre ces dernières étapes possibles. Il s’agit pour eux d'une occasion extraordinaire de reprendre possession de leur terre et de conserver leurs moyens de subsistance durables, d’une occasion extraordinaire d’obtenir une reconnaissance juridique afin qu’ils ne soient plus menacés d’expulsion.

Les cueilleurs de miel des hautes collines du Kenya ont besoin d’une urgente aide: les Ogiek du Mont Elgon et les Sengwer des Chepkitale

Le 6 juin 2000, les landes Chepkitale (le versant kényan du Mont Elgon) ont fait l’objet de publication dans la gazette officielle: les pâturages et les forêts où vivaient les Ogiek  depuis un temps immémorial sont devenus une réserve sans que les Ogiek aient été consultés. Ils furent ensuite contraints d’abandonner leurs collines, leur forêt, leur miel, leur bétail et la transhumance pour vivre sur de minuscules parcelles de terre de 2,5 acres dans les plaines. Les terres environnantes furent octroyées à des peuples voisins dominants. Galvanisés par des politiciens lors de la période précédant les élections de 2007, certains constituèrent une milice armée, la SLDF (Sabaot Land Defence Force, Force de défense de la terre des Sabaot), qui viola et assassina les Ogiek jusqu’à ce qu’ils fuient à nouveau vers les Chepkitale.

Kenya - Février 2010, la Commission africaine déclare que la zone protégée viole les droits des peuples autochtones

Dans une décision historique, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples a proclamé le droit du peuple pastoral Endorois du Kenya à posséder ses terres coutumières, ainsi que son droit au consentement libre, préalable et éclairé, des droits qui ont été violés lorsque les Endorois durent quitter une zone protégée. La décision invoque la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et se fonde sur les conclusions de la Cour interaméricaine des droits de l'homme.

Les peuples autochtones et les aires protégées en Afrique : du principe à la pratique - Introduction et présentation du projet

L'impact de dix projets de conservation sur la vie et sur l'avenir de peuples autochtones dans sept pays d'Afrique.

CETTE PUBLICATION A ÉTÉ DIVISÉE EN DIX CHAPITRES POUR LE SITE WEB. POUR VOIR LA PUBLICATION COMPLÈTE ET LES AUTRES CHAPITRES CLIQUEZ ICI. POUR OBTENIR UNE VERSION RELIÉE DU LIVRE COMPLÈT CONTACTEZ LE BUREAU DE FPP.

ISBN: 0 9544252-1-9 Pages: 312  Broché