Ressources

En mémoire de Dan Ole Sapit

C'est avec une profonde tristesse que le Forest Peoples Programme a appris que Dan était décédé subitement au début de février. Toute l'équipe du FPP offre et exprime sa tristesse face à cette regrettable nouvelle, ainsi que notre sympathie et notre tristesse pour sa veuve et ses enfants.

Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : dix ans plus tard, et au-delà

Cette date marque le dixième anniversaire de l'adoption formelle de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) par l'Assemblée générale. Forest Peoples Programme célèbre et donne son appui aux nombreux avancées réalisées dans l'intérêt des peuples autochtones au cours des dix dernières années, tels que les avancées juridiques, les principaux cas défendus avec succès, l'augmentation du respect et de la reconnaissance mondiale, ainsi que l’augmentation d’une forte solidarité et d’un travail coordonné à travers le monde.

Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.

Le peuple wapichan du Guyana présente la carte des territoires et les propositions de la communauté pour sauver les forêts ancestrales

Éléments principaux :

·      Réalisation d’une carte communautaire numérique de l’utilisation et de l’occupation traditionnelles du wiizi (territoire) des Wapichan par les cartographes wapichan et un spécialiste SIG.

·      La carte communautaire est basée sur des milliers de points de cheminement géo-référencés par imagerie satellite.

·      La carte d’utilisation a été finalisée par le biais de multiple rencontres de validation dans les communautés wapichan ainsi que par des consultations avec les communautés makushi et wai wai au nord et sud du territoire wapichan.

·      Plus de 80 consultations et ateliers communautaires ont été menés pour compiler le plan territorial innovant intitulé Thinking Together for those Coming Behind Us (Penser ensemble pour ceux qui viendront après nous).

·      Le plan d’aménagement du territoire comprend des propositions pour établir une forêt conservée par les Wapichan et contient des dizaines d’accords intercommunautaires pour des actions visant à garantir les droits fonciers, promouvoir l’utilisation durable des ressources et permettre un développement des communautés décidé de manière autonome.

·      Les participants à l’événement de lancement de la carte et du plan wapichan à Georgetown au Guyana ont fait l’éloge de ces travaux comme étant un modèle potentiel pour d’autres peuples autochtones au Guyana et dans le monde entier.

L’importance d’intégrer les modes alternatifs de règlement des litiges (ADR) dans le règlement des conflits fonciers en Indonésie

Un résumé des études ADR dans les provinces de Riau, Sumatra occidental, Jambi et Sud Sumatra en Indonésie, Ahmad Zazali, Directeur exécutif, Scale UpUn débat vif et continu est engagé au sujet de l'indifférence à l’égard des droits d’accès publics sur les ressources forestières dans les modes du régime foncier en vigueur en Indonésie. Le rôle des communautés locales et leur accès aux ressources naturelles se chevauchent souvent avec les droits accordés aux entreprises gouvernementales et étatiques et au secteur privé. L'exploitation des ressources forestières a conduit les grandes entreprises à ignorer les intérêts des communautés qui vivent dans ces forêts et en sont tributaires pour leurs moyens de subsistance. Cette situation a provoqué l'apparition de conflits sociaux entre les communautés et au sein des communautés, de conflits entre les communautés et le gouvernement, ainsi qu'entre les communautés et les entreprises.

Depuis la réforme et la mise en œuvre des politiques de décentralisation, les conflits relatifs aux ressources naturelles sont de plus en plus fréquents en Indonésie. L'Agence foncière nationale (BPN) indique qu’au moins 7491 conflits liés aux ressources naturelles ont été traités par la BPN et la police indonésienne. Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) a enregistré 359 conflits forestiers pendant la période allant de janvier 1997 à juin 2003. C'est en 2000 que la fréquence de conflits a été la plus élevée, avec 153 cas enregistrés, soit 43% du nombre total de cas enregistrés au cours de ces 6 années. Les conflits dans les Forêts de plantation industrielles (HTI) étaient les plus nombreux avec 39% des cas, contre 34% des cas de conflit dans les aires de conservation (dont les forêts protégées et les parcs nationaux), et 27% dans les concessions forestières (HPH).

Les Batwa du sud-ouest de l’Ouganda ont officiellement inauguré leur nouveau projet dans le domaine du tourisme

Par le biais de leur organisation, United Organisation for Batwa Development (UOBDU), les Batwa du sud-ouest de l’Ouganda ont officiellement inauguré leur nouveau projet dans le domaine du tourisme en association avec la « Uganda Wildlife Authority » le premier juillet 2010. Un article intitulé « Trail of hope for Uganda's lost Pygmy tribe » (Un rayon d’espoir pour la tribu pygmée perdue d’Ouganda) publié à ce sujet dans The Guardian  du 17 juillet 2010 souligne que « ...pour la première fois, les Batwa sont impliqués dans la conservation et la gestion du parc national, même s’ils vivent encore à l’extérieur. » Cliquez ici pour lire l’article du Guardian.

Cameroun - REDD - consultations communautaires

En juillet, les peuples des forêts Baka, Bagyeli et Bakola - ainsi que leurs ONG locales de soutien - ont mené des consultations au Sud Cameroun, pour consulter et informer leurs communautés sur des projets REDD potentiels. Ils on clairement énoncé que le changement climatique affecte déjà leurs vies et qu’ils craignent de ne pas bénéficier des projets REDD. En ce moment huit projets REDD sont en cours de développement au Cameroun. Une récente étude de terrain réalisée par FPP a trouvé que, dans au moins deux de ces projets, les communautés locales n’ont même pas été informées.