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Views of FPP partners on Rio+20 summit

Forest Peoples Programme and a delegation of indigenous peoples’ leaders from Guyana, Suriname, Peru, Panama and Kenya attended the Rio+20 Indigenous Peoples’ International Conference on Self-Sustainable Development and Self-Determination from 17-19 June and the formal Rio+20 intergovernmental meeting from 20-22 June 2012.

Opinions des partenaires du FPP sur le Sommet Rio+20

Le Forest Peoples Programme et une délégation de leaders de peuples autochtones du Guyana, du Suriname, du Pérou, de Panama et du Kenya ont participé à la Conférence internationale des peuples autochtones Rio+20 sur le développement durable autonome et l’autodétermination du 17 au 19 juin ainsi qu’à la réunion intergouvernementale formelle Rio+20 du 20 au 22 juin 2012. Les délégués ont également pris part à la réunion Kari-Oca II et au Sommet des peuples, et ont été impliqués dans la Journée d’action mondiale le 20 juin. Après une semaine mouvementée faite de conférences de presse, de présentations publiques, de marches et de participation à des réunions officielles et à des événements parallèles, le FPP a demandé aux délégués de s’exprimer sur leur expérience à l’occasion de Rio+20 et sur différentes questions relatives à ce sommet. Des extraits de ces entretiens sont présentés ci-dessous. 

President of Suriname shuts down land rights conference following clear demands from indigenous and tribal peoples

Indigenous and tribal peoples of Suriname still open to dialogue

By the Association of Indigenous Village Leaders in Suriname (VIDS)

A conference organised by the Government of Suriname on 21 and 22 October 2011, which was meant to clarify positions and proposals on land rights and build mutual understanding between the Government and indigenous and tribal (maroon) peoples, ended in a very abrupt manner. The Government even called it “a disaster” on 23 October 2011. Surprised by the massive solidarity and collaboration between the indigenous and tribal peoples of Suriname, and in a move that showed great disrespect to traditional leaders who had traveled long distances to attend the conference, the President of Suriname decided to close the conference early following the indigenous and tribal peoples’ presentation of their joint position on land and resource rights. With this, all subsequent dialogue between the indigenous and tribal peoples and the government has ceased.

Le Président du Suriname met un terme à une conférence sur les droits fonciers suite à des demandes claires des peuples autochtones et tribaux

Les peuples autochtones et tribaux du Suriname restent ouverts au dialogue

Association des leaders villageois autochtones du Suriname (VIDS)

Une conférence organisée par le Gouvernement du Suriname les 21 et 22 octobre 2011, qui avait pour objectif de clarifier les positions et les propositions en matière de droits fonciers et d’établir une compréhension mutuelle entre le Gouvernement et les peuples autochtones et tribaux (maroon), s’est achevée de façon très abrupte. Le Gouvernement l’a même qualifiée de « désastre » le 23 octobre 2011. Surpris par la forte solidarité et la collaboration entre les peuples autochtones et tribaux du Suriname, et à travers un acte signifiant un grand manque de respect à l'égard des leaders traditionnels qui avaient parcouru de longues distances pour participer à la conférence, le Président du Suriname a décidé de clore la conférence prématurément, suite à la présentation par les peuples autochtones et tribaux de leur prise de position commune sur les droits aux terres et aux ressources. Suite à cela, tout dialogue entre les peuples autochtones et tribaux et le gouvernement a cessé.

Lessons from the field: REDD+ and the rights of indigenous peoples and forest dependent communities

In October 2011, Forest Peoples Programme (FPP) conducted a survey of our local partners asking them to pinpoint key experiences and emerging lessons learned in relation to REDD+ and rights issues over the last three years. Partners who contributed include the Centre for Environment and Development (CED) and Association Okani (Cameroon), CEDEN (DRC), Foundation for the Promotion of Traditional Knowledge (Panama), Amerindian Peoples Association (Guyana), Association of Village Leaders in Suriname, Association of Saamaka Authorities (Suriname), AIDESEP (Peru), Federation for the Self-Determination of Indigenous Peoples (Paraguay) and Scale-up, Pusaka and FPP field staff (Indonesia). Observations and lessons are also drawn from workshops with local partners, field studies and issues stemming from indigenous peoples’ representatives in dialogues with national and international REDD+ policy-makers. Key observations and lessons are summarised below.

Enseignements tirés des études sur le terrain : la REDD+ et les droits des peuples autochtones et des communautés tributaires de la forêt

En octobre 2011, Forest Peoples Programme (FPP) a mené une enquête d'opinion auprès de ses partenaires locaux leur demandant d'identifier avec précision les expériences déterminantes et les enseignements tirés concernant la REDD+ et les questions afférentes aux droits, durant les trois dernières années. Les partenaires qui y ont pris part sont le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et l'Association Okani (Cameroun), CEDEN (RDC), la Foundation for the Promotion of Traditional Knowledge (Panama), l'Amerindian Peoples Association (Guyana), l'Association of Village Leaders à Suriname, l'Association of Saamaka Authorities (Suriname), l'AIDESEP (Pérou), la Federation for the Self-determination of Indigenous Peoples (Paraguay) et les agents locaux de Scale-up, de Pusaka et du FPP (Indonésie). Un résumé des observations et des enseignements de première importance est présenté ci-après.  Des observations et des enseignements sont également tirés d'ateliers de travail avec les partenaires locaux, d’études sur le terrain et des questions découlant des débats qu'ont eus les représentants des peuples autochtones avec des décideurs nationaux et internationaux REDD+. 

Press Release: International Union for the Conservation of Nature to review and advance implementation of the ‘new conservation paradigm’, focusing on rights of indigenous peoples. January 14, 2011

Indigenous peoples’ representatives met with Chairs of Commissions of the International Union for the Conservation of Nature (IUCN) and other conservation organizations, for a high-level dialogue during the Sharing Power conference, in Whakatane, New Zealand, on January 13th, 2011. IUCN agreed to review the implementation of resolutions related to indigenous peoples taken at the 4th World Conservation Congress (WCC4) in 2008, in Barcelona, Spain, and to advance their implementation. These resolutions, along with the Durban Action Plan and the Programme of Work on Protected Areas of the United Nations Convention on Biological Diversity (CBD), are often termed as the “new conservation paradigm”. They are crucial for ensuring that conservation practices respect the rights of indigenous peoples and their full and effective participation in policy and practice. Unfortunately, the actual implementation of these decisions in support of indigenous peoples has been very patchy. The information gathered by the IUCN review processes will feed into its 2013-2016 Programme, to be discussed and adopted in September 2012 in Jeju, Republic of Korea.

Specifically, the meeting participants agreed that IUCN will:

·       Reinforce its multi-level process (encompassing international, regional, national and local levels) to assess and advance the implementation of the “new conservation paradigm”. This process would focus on specific WCC4 resolutions relevant to indigenous peoples.

·       Implement pilot assessments of protected areas at the local level that should be carried out by teams composed of indigenous peoples, IUCN national and international offices, government officials and other relevant actors. The pilot assessments should specify recommendations to address gaps between the observed practices and the ‘new conservation paradigm’. The findings will be reported in national workshops, which will then explore ways to implement the recommendations from the assessments. The assessments would also bring examples of successful projects and best practices to the international community.

·       Carry out a review of the implementation of each of the WCC4 resolutions relevant to indigenous peoples, based on information from commissions and regional and global thematic programmes. This review will identify gaps and make recommendations to address them, which will be included in IUCN’s 2013-2016 Programme.

·       Submit reports on these matters to the United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues, the Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples, and the CBD. 

·       Spread awareness of WCC4 resolutions on indigenous peoples to all national IUCN offices.

·       Improve the coordination between regional and national IUCN offices and indigenous peoples’ organizations.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - L'Union internationale pour la conservation de la nature doit revoir et faire avancer l'application du « nouveau paradigme de la conservation », mettant l'accent sur les droits des peuples autochtones.14 janvier 2011

Des représentants des peuples autochtones se sont réunis avec les présidents de commissions de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d'autres organismes de conservation pour tenir un dialogue de haut niveau pendant la conférence Sharing Power (partager le pouvoir), à Whakatane, Nouvelle-Zélande, le 13 janvier 2011. L'UICN a convenu de revoir l'application de résolutions concernant les peuples autochtones adoptées lors du 4ème Congrès mondial de la nature (WCC4) tenu en 2008 à Barcelone, en Espagne, et d'en faire avancer la mise en œuvre. Ces résolutions, ainsi que le Plan d'action de Durban et le Programme de travail sur les aires protégées de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), sont souvent appelés le « nouveau paradigme de la conservation ». Elles sont cruciales pour garantir que les pratiques de conservation respectent les droits des peuples autochtones et leur participation pleine et entière à l'élaboration des politiques et pratiques.  Malheureusement, l'application dans les faits de ces décisions en appui aux peuples autochtones a été très inégale.  Les informations recueillies dans le cadre des processus d'examen de l'UICN seront intégrées dans son Programme 2013-2016, qui doit être soumis à la discussion et adopté en septembre 2012 à Jeju, en République de Corée.

Press release: UN Racial Discrimination Committee recommends Suriname's urgent action to recognize and respect the land and resource rights of indigenous peoples and Maroons

The forested interior of Suriname is home to Amazonian Indians and so-called Maroons, descendants of escaped African slaves who recreated societies in Suriname’s hinterland in the 17th and 18th centuries. These peoples have long complained that they suffer persistent and pervasive racial discrimination that is particularly evident in the government’s failure to recognize their rights to their ancestral lands, which have instead been parcelled out to loggers, miners and as protected areas. Last week, the UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination agreed with them for a second time in a year.