Ressources

Conférence mondiale sur les droits des communautés aux terres et aux ressources : « Les terres possédées ou gérées par des peuples autochtones et des communautés locales doivent doubler d’ici 2018 »

Du 19 au 20 septembre 2013, des représentants du Forest Peoples Programme (FPP) et d’organisations partenaires du FPP ont participé à une conférence internationale sur les droits des communautés aux terres et aux ressources à Interlaken, en Suisse, organisée par l’Initiative des droits et ressources, la Coalition internationale pour l’accès à la terre, Oxfam, UICN et Helvetas Swiss Intercooperation. 

Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes doit porter une attention spéciale à la situation vulnérable des femmes autochtones en RDC

Quinze organisations travaillant avec les femmes autochtones, incluant le Forest Peoples Programme, ont joint leurs efforts pour dénoncer les injustices et les multiples formes de discrimination dont sont victimes les femmes autochtones en République Démocratique du Congo (RDC) au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (le Comité). Dans le cadre de sa procédure d’examen des rapports périodiques que les États doivent lui soumettre à tous les quatre ans et dans lesquels ces derniers décrivent les mesures d'ordre législatif, judiciaire, administratif ou autre qu'ils ont adoptées pour donner effet aux dispositions de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (la Convention), le Comité étudiera le rapport de la RDC le 11 juillet 2013 en présence d’une délégation de représentants du gouvernement congolais. Le déroulement du processus d’examen peut être visionné en ligne au : http://www.treatybodywebcast.org/.

Les commissaires aux droits de l'homme de l’Asie du Sud-Est et les organisations des peuples autochtones adoptent la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie

Un dialogue constructif et des synergies potentielles entre les commissions et institutions nationales des droits humains d’Indonésie, de Malaisie, de Thaïlande, des Philippines et du Cambodge ont permis de franchir une étape importante lors d’un atelier de quatre jours en novembre à Bali, en Indonésie. L’atelier a été convoqué par la Commission nationale des droits humains d’Indonésie, et organisé par le Forest Peoples Programme et l’ONG indonésienne Sawit Watch, avec le soutien de l’Initiative des droits et ressources (RRI), du Samdhana Institute et de RECOFTC – The Center for People and Forests.

Cet atelier historique sur le thème « Droits humains et entreprises : approches juridiques plurielles à la résolution des conflits, au renforcement institutionnel et à la réforme juridique » a réuni 60 participants, dont d’éminents universitaires, des représentants des peuples autochtones et des membres d'ONG nationales et internationales de soutien. La déclaration inaugurale a été délivrée par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, et une présentation a été réalisée par Raja Devasish Roy, membre élu de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNFPII) et chef traditionnel du cercle Chakma dans les Chittagong Hill Tracts au Bangladesh.

Nouvelles publications du FPP :

FPP a publié deux nouvelles publications: 'Oil Palm Expansion in South East Asia: Trends and implications for local communities and indigenous peoples (L’expansion du palmier à huile en Asie du Sud-Est : tendances et conséquences pour les communautés locales et les peuples autochtones)' et 'Divers paths to justice: Legal pluralism and the rights of indigenous peoples in Southeast Asia (Les différentes voies menant à la justice : pluralisme juridique et droits des peuples autochtones en Asie du Sud-Est)'.

Les peuples autochtones du Cameroun : entre Ngoyla-Mintom et la reconnaissance nationale

Le dialogue Parlement-Gouvernement

Comparée à la situation des années 1990 et l’aube des années 2000, la question de prise en compte des peuples autochtones du Cameroun est véritablement mise au centre des préoccupations ces dernières années, quoi que ce soit encore de façon timide.

En effet les 1 et 2 septembre 2011 vient de se tenir à Yaoundé au Cameroun, le dialogue Parlement-gouvernement sur les peuples autochtones. La rencontre a regroupé les députés de l’assemblée nationale réunis au sein du réseau des parlementaires (REPAR), les représentants des ministères ayant des projets touchant les peuples autochtones, les partenaires au développement, les représentations spécialisées de l’ONU et bien entendu une forte délégation des peuples autochtones : Baka, Bakola, Bagyéli et les Bororo. L’innovation s’est ressentie sur l’engagement des uns et des autres à porter plus haut les préoccupations inhérentes à la prise en compte des droits des communautés ci-dessus mentionnées. Les administrations se sont pliées au jeu de questions réponses posés par les députés et les autochtones.

L’atelier régional de l’ACRN à Douala renforce l’approche commune visant à garantir les droits de propriété des communautés sur les terres et les ressources

Accueilli par Le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) et co-organisé par le FPP et ses partenaires, CED, FERN et ClientEarth, l’atelier régional de quatre jours du Réseau africain des droits des communautés (ACRN) sur la protection des droits des communautés aux terres forestières s’est tenu du 12 au 16 septembre à Douala, au Cameroun. L’atelier a réuni environ 50 représentants des organisations de la société civile (CSO) et des communautés de sept pays du Bassin du Congo, du Ghana et du Liberia, ainsi que l’experte en questions de propriété foncière, Liz Alden Wily. L’atelier a été financé par l’Union européenne et l’Initiative pour les droits et ressources (RRI).

L’atelier a débouché sur un exposé des positions à l’égard des gouvernements, de la société civile et des communautés. Les déclarations ont mis de l’avant les conclusions des participants quant au fait que la question primordiale et urgente qui doit être traitée est la façon dont les droits communautaires aux terres coutumières et aux ressources peuvent être garantis comme droits de propriété par les lois nationales. Les déclarations ont également fait état de moyens d’assurer cette protection formelle et d’appuyer la gouvernance communautaire. Cette approche commune a été présentée aux représentants du gouvernement du Cameroun lors de la dernière matinée de l’atelier par Silas Siakor, directeur du ‘Sustainable Development Institute’ (SDI) du Liberia, au nom de l’atelier.

Un regard vers le futur – Un atelier régional sur le genre et les tenures en Afrique

Un atelier régional intitulé « Genre et tenure en Afrique » se déroulera du 26 au 29 juillet prochain à Édea, Cameroun. Organisé par Rights and Resources Initiative (RRI), le Réseau des Femmes Africaines pour la Gestion Communautaire des Forêts (REFACOF) et Forest Peoples Programme (FPP), cet atelier vise entre autres à créer un espace de discussions portant sur des questions de genre et du droit à la propriété foncière et aux ressources forestières en Afrique et à clarifier le cadre juridique applicable ainsi que les mécanismes de protection mis en place pour assurer le respect du droit à la terre et aux ressources. Cet atelier offrira également l’opportunité de faire le point sur les réformes juridiques en cours dans plusieurs pays africains dans les domaines fonciers et forestiers. Il réunira une trentaine de participants, dont des représentants de communautés forestières et de peuples autochtones.

Le 9ème Dialogue de l’Initiative pour les droits et ressources sur les forêts, la gouvernance et les changements climatiques

Le 9ème Dialogue de l’Initiative pour les droits et ressources sur les forêts, la gouvernance et les changements climatiques, co-organisé avec le Forest Peoples Programme, Tebtebba et Forest Trends, a eu lieu à Londres, au Royaume-Uni, le 8 février 2011. Le Dialogue a réuni plusieurs acteurs clé de la REDD, notamment des représentants des organisations des peuples autochtones, les gouvernements du Royaume-Uni, du Mexique et de la Norvège, le secteur bancaire, des ONG et des chercheurs.  

Le consensus ayant émergé des discussions était que la REDD ne devrait pas se poursuivre tant que des garanties claires n’auront pas été mises en place. Gregory Barker, Ministre adjoint du Ministère de l’énergie et du changement climatique du gouvernement britannique, a souligné qu’il était crucial, avant que les projets REDD ne soient réalisés, d’évaluer les moteurs de la déforestation, de garantir un régime foncier clair et d’assurer un partage équitable des avantages pour les peuples autochtones. Dans ce but, il a affirmé que le gouvernement britannique appliquera des garanties dans les accords bilatéraux REDD avec les peuples autochtones et les communautés locales. Malgré cet engagement, il n'a pas indiqué si le Royaume-Uni oeuvrerait en faveur de garanties plus strictes dans les processus de préparation de l’initiative FCPF de la Banque mondiale.  

L'Initiative des Droits et Ressources (RRI) a lancé une nouvelle publication intitulée "The End of the Hinterland" (La Fin de l'hinterland)

La publication met l'accent sur le fait que l'ère des forêts dans les coins perdus s'est achevée ; les zones forestières sont précieuses et visibles par tous. Bien que cela comporte de multiples opportunités, il existe toutefois un risque important d'un accroissement des conflits si les questions liées à la propriété foncière et à la gouvernance ne sont pas résolues.