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Appels à une protection accrue des droits autochtones dans le secteur agro-industriel en Asie du Sud-Est

« Pour les peuples autochtones, l’environnement est étroitement lié à chaque aspect de leur vie et de leur survie. Ils sont les piliers de la bonne gouvernance de l’environnement ». C’est avec ces mots que Tan Sri Razali Ismail, de la Commission des droits humains de la Malaisie (SUHAKUM), a salué les participants à la 6e Conférence de l’Asie du Sud-Est sur les droits humains et l’agro-industrie.

Le consentement libre, préalable et éclairé et la Table ronde pour une huile de palme durable : les entreprises tiennent-elles leurs promesses ?

Le droit au consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) dans le cadre des Principes et critères de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO) définit comment des accords équitables peuvent être mis en place entre des communautés locales et des entreprises (et gouvernements), de façon à assurer le respect des droits légaux et coutumiers des peuples autochtones et des autres détenteurs de droits locaux.[1] De mars à octobre 2012, pendant la période d’examen des Principes et critères de la RSPO,[2] le Forest Peoples Programme et ses partenaires locaux[3] ont mené une série d’études indépendantes sur les plantations de palmiers à huile en Asie du sud-est et en Afrique. Ces études ont pour objectif de fournir des informations de terrain détaillées pour voir si les droits à la terre et au FPIC sont respectés, établir comment ces droits sont respectés par les entreprises, découvrir toute mauvaise pratique des entreprises du secteur de l’huile de palme, et plaider en faveur d’un renforcement des procédures et normes de la RSPO, le cas échéant.

Tenue de la première réunion du Conseil du Fonds vert pour le climat

Le Fonds vert pour le climat, l’organe chargé de gérer le fonds pour le climat dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’est réuni pour la première fois. Les peuples autochtones ont contesté les règles de participation et d’engagement et demandé la reconnaissance des droits des peuples autochtones.

Nouvelles publications du FPP

Le FPP a publié trois nouveaux documents, « Indigenous Peoples and the Green Climate Fund – A technical briefing for Indigenous Peoples, policymakers and support groups » (Les peuples autochtones et le Fonds vert pour le climat - Une note d’information technique pour les peuples autochtones, les décideurs politiques et les groupes de soutien), la troisième édition de « What is REDD+? A guide for indigenous communities » (Qu’est-ce que la REDD+ ? Guide à l’intention des communautés autochtones) et la deuxième édition de «A Guide to Indigenous Women’s Rights under the International Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women» (Guide des droits des femmes autochtones en vertu de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes).

Négociations mondiales sur le climat : poursuite dans la même voie ou progrès en matière de droits et de questions sociales ?

  •  Faible probabilité que Durban donne lieu à un accord contraignant et complet en matière de réductions des GES
  • Absence d’accord sur le financement à long terme de la lutte contre le changement climatique, tandis que les pourparlers du Fonds vert pour le climat progressent lentement  
  • Progrès limités quant à un Système d’information sur les mesures de sauvegarde pour REDD+
  • La CCNUCC prend en considération les valeurs de REDD+ autres que le carbone
  • Les peuples autochtones adoptent le  « Plan d’action d’Oaxaca » sur le climat

La réunion des gouvernements, qui aura lieu fin novembre à Durban à l’occasion de la CdP17 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), fera face à une tâche colossale. Les gouvernements devront accomplir des progrès dans l‘élaboration d'un accord en matière de réductions des émissions de gaz à effet de serre, inscrit dans un cadre juridique contraignant, contrôlable et efficace, tout en garantissant les ressources financières nécessaires à soutenir les pays en développement sur la voie d'un développement à faible intensité de carbone. La survie du Protocole de Kyoto est en jeu. Certains pays ne soutiendront pas la deuxième période d’engagement : les États-Unis prônent un système « d'examen des engagements », alors que d’autres pays proposent un instrument plus général qui engagerait tant les pays développés que les pays en développement.