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Les projets forestiers et climatiques du Guyana continuent de soulever la controverse et d’exclure les peuples autochtones

Alors que le Président du Guyana a été nommé « Champion de la terre » par les Nations Unies cette année pour ses efforts en faveur de la mise en œuvre d’un soutien international à la protection des forêts et d’une croissance à faible intensité de carbone, des leaders autochtones et des organisations de la société civile du pays et de l’étranger ne cessent de souligner et de mettre en cause les vives contradictions des projets forestiers et climatiques du gouvernement. n juin 2010, le Président de l’Association des peuples amérindiens (APA) a prononcé une intervention sans appel lors de la Sixième réunion du Comité des participants du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier de la Banque mondiale (FCPF) à Georgetown, qui demandait pourquoi les questions clés relatives aux droits fonciers soulevées à maintes reprises par APA n’avaient pas encore été prises en compte dans les dernières propositions de préparation REDD+ de la Commission forestière du Guyana (GFC).

Guyana: l'exclusion des peuples autochtones se poursuit

En mai, le Gouvernement norvégien a annoncé qu'il avait signé un Protocole d'accord avec le Gouvernement de la Guyana visant à apporter une contribution de 230 millions de dollars US en faveur de la Stratégie de développement à faible intensité de carbone (LCDS) du pays. Il ne restait plus qu'à décider quelle institution financière jouerait le rôle d'intermédiaire, avec la responsabilité fiduciaire de s'assurer que les fonds soient transférés avec la diligence requise. S'agirait-il de la Banque mondiale? Et quels seraient alors les standards qu'elle appliquerait pour fournir ces fonds ?

Une vague de discussions sur la REDD+ déferle après Copenhague

L'inquiétude monte au sujet de la consultation et de la participation inadéquates des peuples autochtones aux discussions concernant les principales initiatives forestières et climatiques et les risques potentiels pour leurs droits. En mars, les peuples autochtones ont été exclus d'une réunion à Paris pour le lancement d'une initiative franco-norvégienne sur la REDD+ (Réduction des émissions causées par le déboisement et la dégradation des forêts - Plus). Des préoccupations ont été exprimées par les peuples autochtones guyanais au sujet du processus actuellement en cours relatif à la REDD+ et à la stratégie de développement à faible intensité de carbone (LCD) dans leur pays. Le fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) a développé son cadre d'Évaluation environnementale et sociale stratégique (SESA), sans clarifier la façon dont les garanties de la Banque mondiale seront appliquées.