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Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.

Des projets de conservation qui nuisent aux communautés: Les menaces pour les droits communautaires continuent de planer dans la zone de conservation Boumba Bek - Nki et ses environs, au sud-est du Cameroun

La zone transfrontière TRIDOM a fait l'objet d'activités de conservation au cours des 20 dernières années. Les zones les plus importantes sont le Parc national Minkebe au Gabon, le Parc Odzala en République du Congo, la Réserve de Dja et les Parcs Boumba Bek-Nki. Cette région abrite également de nombreuses communautés rurales, notamment des milliers de Baka autochtones dont les moyens de subsistance et la culture dépendent depuis de nombreuses années de la chasse et de la cueillette dans les forêts de la région.

La Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique: soutien pour les pratiques coutumières des peuples autochtones et surveillance de la biodiversité

 La 12e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CdP12 CDB) s’est tenue à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 6 au 18 octobre 2014. Des peuples autochtones du monde entier se sont réunis à cette occasion afin de partager leurs points de vue et leurs contributions sur plusieurs questions relatives à la biodiversité, qui revêtent une grande importance et un grand intérêt pour leurs communautés et leurs territoires.

L’article de notre invité: Garantir le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones dans les forêts

Le Forest Stewardship Council (Conseil de la bonne gestion forestière) (FSC) a récemment convenu d’établir un Comité permanent des peuples autochtones (PIPC) au sein de sa structure de direction. Les Sami sont un peuple traditionnel d’éleveurs de rennes. Ci-après, Anders Blom – de la Protect Sapmi Foundation, une organisation des peuples autochtones qui travaille avec les Sami – expose sa vision de la façon dont le FSC devrait contribuer à réaliser les droits des peuples autochtones.*

Des représentants des peuples autochtones élaborent un cadre de surveillance des droits humains

Le FPP est l’un des quatre partenaires de mise en œuvre (avec AIPP, IWGIA et Tebtebba) d’un projet de l’Organisation internationale du travail (OIT) financé par la Commission européenne, visant à élaborer un cadre de surveillance des droits humains et des outils pour les peuples autochtones, qu’ils pourront appliquer dans leurs activités de surveillance communautaires. Le projet promouvra par ailleurs l’inclusion des droits et des aspirations des peuples autochtones dans le programme de développement de l’après-2015, y compris dans les objectifs de développement durable futurs, les cibles et les indicateurs connexes.

Publication de la Résolution Green City (Résolution de la Ville verte)!

Le FPP a organisé un séminaire intitulé « Évaluation des projets d’investissement : considérations relatives au droit et à la bonne gouvernance » en septembre 2014 à Kumba, dans l’ouest du Cameroun. L’objectif de la réunion était de partager des informations concernant les normes du droit international en vigueur et les normes industrielles actualisées qui s'appliquent aux entreprises industrielles à la recherche de terres pour le développement de l’agro-industrie.

La cartographie en 3D commence à porter ses fruits

Ce projet, dirigé par les Bambuti-Batwa autochtones, a été suivi d’une évaluation de Whakatane avec les autorités chargées de la conservation au Parc national de Kahuzi Biega en RDC.

Les Batwa autochtones ont vécu dans les forêts et les montagnes de Kahuzi Biega depuis des centaines d’années. Ce massif montagneux est également l'habitat des gorilles des plaines et d’autres grands primates qui vivent dans la région du Rift Albertin.

Témoignages des communautés indiquant comment protéger les droits et les forêts

La lutte contre la déforestation et les actions visant à atténuer les changements climatiques figureront parmi les priorités de l’ordre du jour de la prochaine Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra en décembre à Lima, Pérou (CdP20). On en voudra pour preuve dernièrement les intenses négociations sur REDD+, et plus récemment le lancement de la Déclaration de New York sur les forêts, signée par des gouvernements, des entreprises et des ONG à l'occasion du Sommet sur le climat des Nations Unies à New York en septembre.

La Commission européenne tient une conférence sur les défis et les solutions en matière de déforestation

Les 26 et 27 mai 2014, la direction de l’environnement, la direction du développement et la direction pour le climat de la Commission européenne (CE) ont organisé conjointement une réunion internationale de haut niveau sur les solutions à la déforestation et à la dégradation des forêts au niveau mondial et leurs implications en termes de changement climatique, de développement et de perte de biodiversité.

La Banque mondiale mine les normes régionales et mondiales en matière de droits des peuples autochtones

Depuis fin 2010, la Banque mondiale révise ses politiques de sauvegarde (voir bulletins d'information du FPP d’avril 2014, d’octobre 2013, d’avril 2013, d’octobre 2012 et d’octobre 2011). Au cours des quatre dernières années, la Banque mondiale est passée en « mode écoute », alors que des milliers de commentaires parvenaient du monde entier, avec peu ou pas de réaction concrète de la part de la Banque. Les enjeux de ce processus d'examen sont conséquents, puisque la Banque mondiale cherche à intégrer des protections essentielles au niveau de projets en termes de résultats sociaux et environnementaux dans le processus plus général de réforme de la Banque sous la supervision du Président Kim.

Les négociations au sujet d’une future convention sur le climat n’en sont qu’aux étapes initiales, alors que les préoccupations portant sur l’effet des actions en matière de climat sur les droits des peuples autochtones demeurent marginales.

Les récentes sessions de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) à Bonn, qui visent à rédiger un projet de texte de négociation pour la Conférence des Parties (CdP20) au Pérou, reprendront en octobre. Pendant ce temps, les discussions semblent peu s’inquiéter des répercussions des actions liées au changement climatique sur les droits humains, en particulier l’atténuation liée à la terre.

Des partenaires du FPP suivent une formation sur la surveillance communautaire au moyen du logiciel GIS Cloud

Le travail du FPP avec les peuples de la forêt consiste de plus en plus à les soutenir dans le suivi du bien-être de leur communauté et de l’état de leurs territoires, par exemple au niveau de la santé de la biodiversité, des effets du changement climatique, ou des répercussions des activités non durables telles que l'exploitation forestière ou minière illégale. Les communautés effectuent par ailleurs un suivi de la mise en œuvre nationale ou locale des accords internationaux sur la biodiversité, le climat, le développement et les droits humains.

Comment la Banque mondiale concevra-t-elle son travail à l'avenir ?

Dans le cadre des changements et des réformes en cours au sein de la Banque mondiale sous la direction du Dr Jim Kim, la Banque a récemment rendu public un nouveau processus politique important qu’elle appelle « une nouvelle approche à l’engagement dans les pays », pour lequel elle a entamé des consultations. Ce processus est une méthode en deux étapes, au moyen de laquelle la Banque concevra toutes ses interventions et activités dans un pays donné.