Ressources

Projets et priorités du FPP pour la COP13 de la CDB à Cancun, Mexique

La treizième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP13 CDB) se tiendra à Cancun, au Mexique, du 4 au 17 décembre 2016. Pour les peuples autochtones et les communautés locales, cet événement sera l’occasion de mettre en évidence leurs contributions à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité, et de célébrer l’importance et le dynamisme des savoirs traditionnels et de la diversité culturelle.

Une nouvelle plateforme pour les peuples autochtones au Cameroun

Les peuples autochtones des forêts du Cameroun se sont rassemblés pour former une plateforme officielle afin de mieux représenter leurs points de vue aux échelons local, national et international.

Pour la première fois au Cameroun, des représentants de plus de cinquante communautés autochtones baka et bagyeli se sont rassemblés en vue de former une organisation nationale représentant les peuples des forêts du Cameroun et défendant leurs droits aux niveaux local, national et international.

Une tournée de l’UE par des dirigeants autochtones, communautaires et des responsables d’ONG met en évidence les effets des chaînes d’approvisionnement d’huile de palme sur les communautés et leurs terres et forêts

Dans le cadre d'une démarche sans précédent, une délégation de dirigeants de peuples autochtones et de communautés d'Indonésie, du Liberia, du Pérou et de Colombie a sillonné l’Europe fin avril afin d’exposer les effets sociaux et sur les droits humains de la production d'huile de palme et de proposer des options en terme de solutions et des politiques possibles 1.

Un voyage dans l’Union européenne pour exprimer l’injustice et révéler la destruction environnementale

Nous nous sommes rendus dans trois pays européens, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, peu après la visite du Président indonésien Joko Widodo en Europe (17-22 avril 2016). L’une des questions brûlantes au programme de la visite du Président était les campagnes très dures contre l’exportation d’huile de palme indonésienne en Europe. Avant sa visite, le 14 avril 2016, le Président avait déclaré qu’il promulguerait un règlement imposant un moratoire sur tout nouveau permis autorisant des plantations de palmier à huile et l’exploitation minière, ce qui a attiré l’attention des militants et de certains pays membres de la Commission européenne.

L’expansion des monocultures de palmiers menace les dirigeants autochtones au Pérou

L’État péruvien promeut de manière agressive la mise en œuvre du « Plan Nacional de Promoción de la Palma Aceitera 2000 – 2010 » (Plan national de promotion du palmier à huile 2000 - 2010). Par exemple, le Ministère de l’agriculture et de l’irrigation (MINAGRI) déclare que « plus de 600 000 hectares sont susceptibles d’accueillir des palmiers à huile dans la jungle péruvienne ». Des doutes subsistent cependant quant à l’emplacement de ces 600 000 hectares, à la manière d’exploiter ce potentiel et aux outils de gestion environnementale à employer. Dans notre cas, cette mesure affecte directement la communauté de Santa Clara de Uchunya, qui a traditionnellement occupé une partie de ces terres.

Tournée dans l’UE : transmettre le message

La tournée de l’UE organisée par le Forest Peoples Programme en collaboration avec d’autres organisations a suscité un vif intérêt des médias en ce qui concerne la situation en matière d’huile de palme dans plusieurs pays.

L’organisation autochtone nationale du Pérou insiste pour que le programme d’attribution de titres fonciers de la BID en Amazonie soit suspendu afin d’éviter une violation du droit international

AIDESEP, l’organisation autochtone nationale des peuples amazoniens du Pérou, exhorte les Directeurs exécutifs de la Banque interaméricaine de développement (BID) et sa direction à suspendre le programme d’attribution de titres fonciers PTRT3 dans l’Amazonie péruvienne.

Le peuple wapichan et le gouvernement guyanais conviennent d’un mandat pour des pourparlers formels sur la question foncière

Le peuple wapichan du sud du Guyana demande la reconnaissance de ses droits à son territoire traditionnel depuis 1967 au moins, année au cours de laquelle il a déposé une demande formelle devant la Commission des terres amérindiennes (Amerindian Lands Commission - ALC). Le rapport de l’ALC de 1969 estimait que la superficie identifiée par les Wapichan était trop étendue pour être administrée par les Wapichan. L’ALC avait au contraire recommandé l’octroi de titres pour des superficies moins étendues, situées autour de plusieurs villages. Ces zones reçurent un titre en 1976. Cependant, les Wapichan ont sans cesse demandé que l'ensemble de leur territoire soit juridiquement reconnu et protégé, sans tenir compte des anciens titres octroyés pour des zones plus petites, et affirment qu'ils sont tout à fait capables de gérer et contrôler leurs terres et ressources. Ils ont mené plusieurs projets à cette fin, par exemple de cartographie, de documentation des utilisations et des régimes coutumiers, d’élaboration d’un plan de gestion, et de développement et de mise en œuvre des initiatives de surveillance territoriale.

Les communautés bagyeli et bantu d’Océan se sont fait entendre par les autorités locales

En 2012, l’entreprise du secteur de l’huile de palme singapourienne Biopalm Energy Limited s’est vu octroyer une concession provisoire pour l’établissement d’une plantation de palmier à huile. Les communautés locales affectées, à savoir les communautés autochtones bagyeli ainsi que les communautés bakoko et bass’aa bantu, n’ont pas été consultées et n’ont reçu que peu d’informations concernant le projet. Depuis 2012, le FPP et l’ONG autochtone communautaire Okani travaillent avec les communautés d’Océan, situées au sud du Cameroun. Okani et le FPP ont donné aux communautés susceptibles d’être affectées davantage de détails concernant le projet, et leur ont expliqué quels sont leurs droits concernant le projet, afin qu’elles puissent décider en connaissance de cause si elles soutiennent le projet ou s’y opposent, et comment négocier au mieux avec l’entreprise.

La chaîne d’approvisionnement du bois et les politiques en matière de déforestation de l'UE seront-elles mises en conformité avec le droit international des droits humains ?

En juillet 2014, la Commission européenne a entamé une évaluation du Plan d’Action FLEGT de l’UE. FLEGT (Forest Law Enforcement, Governance and Trade) signifie application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux, et constitue la réponse de l'UE à l’exploitation forestière illégale et au commerce illicite qui y est associé. Le plan d’action a été adopté en 2003, et depuis cette date plusieurs accords de partenariat volontaires (APV) entre l'UE et les pays producteurs ont été négociés dans le cadre de cette initiative. Grâce à l'amélioration de la réglementation et de la gouvernance forestières, les APV sont censés garantir que le bois et les produits du bois exportés vers l'UE sont licites.

Participation au Congrès mondial de la nature

Tous les quatre ans, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) organise le Congrès mondial de la nature afin de décider des initiatives futures en matière de conservation et de développement durable.

Changements au sein du FPP

Je saisis cette occasion pour informer nos lecteurs des récents changements au sein du Forest Peoples Programme.

Au cours des six derniers mois, le FPP a procédé à une analyse organisationnelle motivée par la croissance du nombre d’employés et de programmes de travail du FPP dans de nombreux pays. Au cours de cette période de croissance, nous avons reconnu la nécessité d’asseoir nos stratégies et de moderniser nos systèmes de fonctionnement, afin d’améliorer l’efficacité de l’organisation.

Le financement du carbone nuit-il aux peuples de la forêt ? Témoignages de Madagascar

L’Accord de Paris de décembre 2015 encourage les pays « …à prendre des mesures pour appliquer et étayer, notamment par des versements liés aux résultats, …les activités liées à la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts » (article 5) comme instrument de politique essentiel pour l’atténuation du changement climatique.