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Sommet de Paris sur le climat : une dernière chance pour mettre fin aux changements climatiques et respecter les droits des peuples autochtones ?

Après les attaques terroristes terribles qui ont choqué le monde entier, le sommet sur les changements climatiques (COP21) sera différent de celui que les Nations Unies et la France avaient imaginé.

Le monde se tourne donc vers Paris avec des sentiments mitigés de douleur et d’attente. Il est attendu des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qu’elles parviennent à un accord qui deviendra la base du régime futur sur les changements climatiques après 2020. Trois actions décisives sont essentielles : (i) limiter la hausse des températures à 1,5°C (ii) accroître le financement de l’action climatique, et (iii) prendre des engagements OU simplement proposer des contributions. Ce dernier point déterminera si Paris aboutit ou non à un accord contraignant basé sur la justice climatique et une approche fondée sur les droits.

Les peuples autochtones appellent à des transformations historiques dans les relations économiques, culturelles, politiques et sociales pour faire face à la crise climatique mondiale

Les négociateurs se sont à nouveau réunis à Bangkok du 28 septembre au 9 octobre pour tenter de franchir une nouvelle étape vers l'obtention d'un accord à Copenhague en décembre de cette année sur la manière de lutter contre le changement climatique. Les peuples autochtones demandent aux parties de dépasser les frontières traditionnelles et de créer des accords et des plans en matière de changement climatique qui prennent en compte la diversité, les savoirs et la sagesse de tous les peuples du monde.

Le cyclone Aila dévaste les côtes du Bangladesh – une autre victime du changement climatique ?

Le 25 mai, le cyclone Aila a balayé les villages des usagers des ressources traditionnelles de la forêt des Sundarbans au Bangladesh. Des catastrophes comme Aila (2009) et Sidr (2007) ont contraint plus d'un million de personnes à abandonner leurs foyers et quitter leurs régions. Kushal Roy, chargé de recherche principal du partenaire de FPP, Unnayan Onneshan, rend compte des destructions causées par le passage d’Aila.Il s’interroge pour déterminer si les tendances climatiques, dont la volatilité est croissante, sont le résultat direct du changement climatique mondial.