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Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes doit porter une attention spéciale à la situation vulnérable des femmes autochtones en RDC

Quinze organisations travaillant avec les femmes autochtones, incluant le Forest Peoples Programme, ont joint leurs efforts pour dénoncer les injustices et les multiples formes de discrimination dont sont victimes les femmes autochtones en République Démocratique du Congo (RDC) au Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (le Comité). Dans le cadre de sa procédure d’examen des rapports périodiques que les États doivent lui soumettre à tous les quatre ans et dans lesquels ces derniers décrivent les mesures d'ordre législatif, judiciaire, administratif ou autre qu'ils ont adoptées pour donner effet aux dispositions de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (la Convention), le Comité étudiera le rapport de la RDC le 11 juillet 2013 en présence d’une délégation de représentants du gouvernement congolais. Le déroulement du processus d’examen peut être visionné en ligne au : http://www.treatybodywebcast.org/.

Nouvelles publications du FPP

Le FPP a publié trois nouveaux documents, « Indigenous Peoples and the Green Climate Fund – A technical briefing for Indigenous Peoples, policymakers and support groups » (Les peuples autochtones et le Fonds vert pour le climat - Une note d’information technique pour les peuples autochtones, les décideurs politiques et les groupes de soutien), la troisième édition de « What is REDD+? A guide for indigenous communities » (Qu’est-ce que la REDD+ ? Guide à l’intention des communautés autochtones) et la deuxième édition de «A Guide to Indigenous Women’s Rights under the International Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women» (Guide des droits des femmes autochtones en vertu de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes).

Les femmes autochtones font entendre leurs voix auprès du CEDAW

En juillet dernier, la 49e session du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) s’est tenue à New York. Les femmes autochtones du Népal, sous l’égide de la Fédération des femmes autochtones du Népal (NIWF), ont participé pour la première fois à cette session afin de défendre et d’expliquer les résultats présentés au Comité dans leur rapport alternatif. 

Le rapport était également soutenu par la Lawyer’s Association for the Human Rights of Nepal’s Indigenous Peoples (LAHURNIP) et par le Forest Peoples Programme, et constituait le premier rapport national fondé sur des recherches et une élaboration autonomes concernant le statut des femmes autochtones dans la nouvelle république émergente du Népal.

Prochaine publication de AIWN et du FPP : Guide to CEDAW for indigenous women in Asia (Guide CEDAW pour les femmes autochtones d’Asie)

Le Asian Indigenous Women’s Network (Réseau des femmes autochtones d’Asie) et le Forest Peoples Programme ont réalisé une série de brochures consacrées au cadre de protection des droits humains, aux droits des peuples autochtones et aux droits des femmes tels que consacrés et protégés dans la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Les brochures ont été conçues pour traiter spécifiquement des situations des femmes autochtones en Asie et comprennent une compilation détaillée de la jurisprudence existante du CEDAW en matière de femmes autochtones.

Les femmes autochtones façonnent les droits de la femme

Les voix des femmes autochtones ont répété à maintes reprises aux gouvernements nationaux, aux organes des droits de l’homme et aux autres instances nationales et internationales, que leurs droits humains en tant que femmes doivent être examinés en tant que droits des femmes autochtones. Par conséquent, les femmes autochtones ont appelé les organes et les processus des Nations Unies relatifs aux femmes à adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones « comme norme minimale pour la réalisation et la jouissance des droits par les femmes autochtones »[1].