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Peuples autochtones et défenseurs de la forêt bravent les meurtres et les intimidations pour exhorter les gouvernements européens à respecter leurs engagements en matière de droits humains et lutter contre la déforestation due aux matières premières

Des dirigeants autochtones et des défenseurs des droits humains de quatre pays abritant des forêts tropicales se rendent à Paris pour appeler instamment à agir contre la déforestation et les violations des droits humains lors de la réunion multipartite du 27 juin du

« Forêts très denses en carbone » : difficultés de mise en œuvre

En réponse à des pressions des consommateurs pour éliminer la déforestation des produits en vente sur les étalages des supermarchés, des entreprises font de nombreuses promesses de « déforestation zéro », souvent accompagnées d’engagements d’« exploitation zéro ». Ces entreprises cherchent à garantir que les produits qui entrent dans leurs « chaînes d’approvisionnement » « n’incarnent pas la déforestation » et ne sont pas associés à des accaparements de terres et à des violations des droits humains et des droits du travail. Ces engagements sont bienvenus mais soulèvent de nombreuses questions : qu'exigent-ils dans la pratique et comment la performance des entreprises peut-elle être vérifiée ?

L’après COP21 de Paris, risques et possibilités pour les peuples autochtones.

Les résultats finaux du sommet sur le climat des Nations Unies à Paris étaient faibles en termes de droits, mais ont ouvert la voie à une reconnaissance accrue des savoirs traditionnels des peuples autochtones dans les politiques et mesures en matière de climat du régime sur le climat pour l'après-2020.

Garantir les droits des peuples autochtones à la terre et la conformité effective à la norme du FPIC sera essentiel pour assurer la légalité et la durabilité dans la mise en œuvre des programmes et des financements relatifs au climat.

Sommet de Paris sur le climat : une dernière chance pour mettre fin aux changements climatiques et respecter les droits des peuples autochtones ?

Après les attaques terroristes terribles qui ont choqué le monde entier, le sommet sur les changements climatiques (COP21) sera différent de celui que les Nations Unies et la France avaient imaginé.

Le monde se tourne donc vers Paris avec des sentiments mitigés de douleur et d’attente. Il est attendu des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qu’elles parviennent à un accord qui deviendra la base du régime futur sur les changements climatiques après 2020. Trois actions décisives sont essentielles : (i) limiter la hausse des températures à 1,5°C (ii) accroître le financement de l’action climatique, et (iii) prendre des engagements OU simplement proposer des contributions. Ce dernier point déterminera si Paris aboutit ou non à un accord contraignant basé sur la justice climatique et une approche fondée sur les droits.

La situation des peuples autochtones au Paraguay : leurs terres et les lois qui les protégeraient

Le 12 novembre 2015, le Forest Peoples Programme (FPP) et son partenaire au Paraguay, la Federación por la Autodeterminación de los Pueblos Indígenas (FAPI) ont publié un ensemble de rapports décrivant la situation actuelle des peuples autochtones, de leurs terres, ressources et territoires au Paraguay, ainsi que le cadre juridique national censé respecter, promouvoir et protéger leurs droits. Beaucoup ont affirmé que le dernier grand « accaparement » des terres, ressources et territoires autochtones ne viendra pas des grands projets d’infrastructures, mais des initiatives de conservation et de protection des ressources.

Un regard vers l’avenir : Atelier international sur les moteurs de la déforestation et les droits des peuples autochtones, Indonésie

Un atelier international organisé par le Forest Peoples Programme et PUSAKA réunira des peuples des forêts, des gouvernements, des ONG, des organismes internationaux et des spécialistes des forêts d’Afrique, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine du 9 au 14 mars 2014 à Palangkaraya, au Kalimantan central, Indonésie.

L'atelier a pour objectif de partager les expériences et de générer des recommandations relatives aux  mesures efficaces pour endiguer la déforestation, promouvoir les droits humains et garantir les moyens de subsistance locaux.

Le Pérou s’engage à respecter les droits des peuples autochtones à la terre et aux ressources dans son plan pour les forêts et le climat : mais tiendra-t-il ses promesses ?

Le 2 août 2013, des organisations autochtones et des représentants du gouvernement péruvien ont conclu un accord visant à modifier des aspects controversés du projet de Plan d’investissement pour la forêt du gouvernement, une initiative financée par le Programme d’investissement pour la forêt (FIP) de la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation. Il était prévu que le plan soit présenté au sous-comité FIP de la Banque mondiale en octobre 2013, mais une version préliminaire a été vivement dénoncée par des organisations autochtones en juillet, puisqu’elle continuait d’ignorer les propositions autochtones et violait les obligations juridiques du Pérou de respecter les droits des peuples autochtones aux terres et ressources et les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale. 

Le gouvernement du Royaume-Uni peaufine des propositions de fonds bilatéral sur la déforestation et le climat

Le lancement d’un nouveau fonds britannique attendu de longue date visant à lutter contre les facteurs de déforestation dans les pays forestiers est en attente, alors que des institutions gouvernementales du Royaume-Uni poursuivent la finalisation du dossier de l’initiative. Entre-temps, des ONG du Royaume-Uni ont continué de faire pression auprès du gouvernement afin d’assurer la transparence de la structure de gouvernance du fonds, qui sera axé sur le soutien aux pays tropicaux pour lutter contre la déforestation et diminuer les émissions dues à l’utilisation des terres. 

Les mesures de sauvegarde dans les régimes de financement REDD+

Parmi les nombreux aspects de REDD+[i] sous la surveillance étroite des organisations de peuples autochtones et de la société civile, la question des mesures de sauvegarde et de leur mise en œuvre est celle qui continue à susciter le plus d'inquiétudes. Cela est particulièrement vrai aujourd'hui dans le cadre du débat actuel sur REDD+ et sur son niveau de mise en œuvre et son exécution. Depuis 2010, lorsque la 16è Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques adopta une décision sur REDD+ et les mesures de sauvegarde connexes, un processus continu d’élaborations, de négociations et d’ajustements a lieu à différents niveaux. Le débat sur les mesures de sauvegarde est devenu d’une part une occasion pour les peuples autochtones et la société civile de consolider davantage leurs appels au respect de droits et normes reconnus au niveau international, et d’autre part une occasion pour les bailleurs de fonds d’exercer un effet de levier afin d'obtenir que l’utilisation des fonds transférés aux pays REDD+ soit conforme aux normes. Comme pour les autres questions relatives à REDD+, le débat sur les mesures de sauvegarde a évolué de façon très complexe, et a suivi deux directions différentes. Il s’est orienté d’une part vers l’établissement de normes et d’outils visant à empêcher que REDD+ ne porte atteinte à l’environnement et aux peuples des forêts, et d’autre part vers la garantie d’une évaluation adéquate des avantages potentiels, c'est ce que l'on appelle l'approche « pour faire le bien » dans le jargon technique.

Ngoyla-Mintom : Bilan et perspectives

A titre de rappel, Ngoyla-Mintom est un massif forestier qui doit son nom à deux arrondissements situés dans deux régions du Cameroun: Ngoyla dans la région de l’Est et Mintom dans celle du Sud. Ce massif forestier est devenu célèbre en raison des objectifs lui ayant été assigné par différents acteurs parmi lesquels figurent le gouvernement camerounais, les entreprises privées et la communauté internationale. Depuis quelques mois, Ngoyla-Mintom maintenait  la réputation d’être un bloc forestier jamais auparavant cédé à l’exploitation forestière, ce qui a très vite attisé l’intérêt d’un Etat forestier (un état qui s’investit dans l’exploitation forestière) par l’entremise de son ministère des forêts afin d’être vendu aux enchères à des compagnies privées d’exploitation forestière.

Le gouvernement du Royaume-Uni sollicite l’avis du public concernant des propositions visant à lutter contre la déforestation

Le gouvernement du Royaume-Uni invite le public à faire part de ses commentaires concernant ses propositions en matière de lutte contre les émissions liées à la déforestation et à l’utilisation des sols dans les pays en voie de développement dans le cadre du Fonds international pour le climat (International Climate Fund - ICF) du Royaume-Uni, géré conjointement par le DECC[1], le DFID[2] et le DEFRA[3].

Annonce concernant la nouvelle Directrice

Le FPP est heureux d’annoncer que Joji Cariño occupera le poste de Directrice du Forest Peoples Programme à partir du 15 mai 2013, en coordination avec le Comité exécutif et les membres du Conseil d’administration du FPP. Joji, que beaucoup d'entre vous connaissent, est une femme autochtone éminente des Philippines possédant une vaste expérience en matière de droits humains des peuples autochtones aux niveaux communautaire, national et international, droits humains qu’elle a activement défendus au cours des 30 dernières années. Joji est reconnue au niveau international comme une spécialiste de la diversité culturelle et biologique, des savoirs traditionnels et des droits des peuples autochtones, des normes internationales sur l’eau et l’énergie, les grands barrages et leurs alternatives, l'exploitation forestière, les industries extractives et la responsabilité des entreprises. Elle est la coordinatrice du Groupe de travail sur les indicateurs du Forum international des peuples autochtones sur la biodiversité (IIFB) et une partenaire organisatrice du Grand groupe des peuples autochtones au sein de la Commission du développement durable des Nations Unies. Nous sommes ravis qu’elle se joigne à l’équipe du FPP.

Nouvelle publication : le rapport du FPP « PEUPLES DE LA FORÊT : les chiffres à travers le monde » est désormais disponible en français, espagnol, portugais et bahasa Indonesia

Ce rapport du FPP, publié en mai 2012, a pour objectif de sensibiliser à l’existence de peuples qui dépendent principalement des forêts pour leurs moyens de subsistance, à travers des estimations des populations de peuples autochtones et de peuples de la forêt dans les différentes régions et pays du monde. Il vise en outre à accroître leur visibilité en tant qu’acteurs clé et détenteurs de droits dans la gestion et l’utilisation des forêts et des ressources forestières. Ces chiffres peuvent servir de référence utile dans le cadre du plaidoyer en faveur de la reconnaissance des droits juridiques et humains des peuples de la forêt.