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Peuples autochtones et défenseurs de la forêt bravent les meurtres et les intimidations pour exhorter les gouvernements européens à respecter leurs engagements en matière de droits humains et lutter contre la déforestation due aux matières premières

Des dirigeants autochtones et des défenseurs des droits humains de quatre pays abritant des forêts tropicales se rendent à Paris pour appeler instamment à agir contre la déforestation et les violations des droits humains lors de la réunion multipartite du 27 juin du

COP23, Bonn, UNFCCC

Le Forest Peoples Programme participera à la réunion annuelle sur les changements climatiques, la COP23, à Bonn.

Le financement du carbone nuit-il aux peuples de la forêt ? Témoignages de Madagascar

L’Accord de Paris de décembre 2015 encourage les pays « …à prendre des mesures pour appliquer et étayer, notamment par des versements liés aux résultats, …les activités liées à la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts » (article 5) comme instrument de politique essentiel pour l’atténuation du changement climatique.

« Forêts très denses en carbone » : difficultés de mise en œuvre

En réponse à des pressions des consommateurs pour éliminer la déforestation des produits en vente sur les étalages des supermarchés, des entreprises font de nombreuses promesses de « déforestation zéro », souvent accompagnées d’engagements d’« exploitation zéro ». Ces entreprises cherchent à garantir que les produits qui entrent dans leurs « chaînes d’approvisionnement » « n’incarnent pas la déforestation » et ne sont pas associés à des accaparements de terres et à des violations des droits humains et des droits du travail. Ces engagements sont bienvenus mais soulèvent de nombreuses questions : qu'exigent-ils dans la pratique et comment la performance des entreprises peut-elle être vérifiée ?

L’après COP21 de Paris, risques et possibilités pour les peuples autochtones.

Les résultats finaux du sommet sur le climat des Nations Unies à Paris étaient faibles en termes de droits, mais ont ouvert la voie à une reconnaissance accrue des savoirs traditionnels des peuples autochtones dans les politiques et mesures en matière de climat du régime sur le climat pour l'après-2020.

Garantir les droits des peuples autochtones à la terre et la conformité effective à la norme du FPIC sera essentiel pour assurer la légalité et la durabilité dans la mise en œuvre des programmes et des financements relatifs au climat.

Dialogue du Forest Peoples Programme sur les mesures, notifications et vérifications (MNV) communautaires

Du 16 au 19 novembre 2015, le FPP, en collaboration avec ses partenaires locaux de toute la région africaine, a organisé à Yaoundé au Cameroun une réunion sur la surveillance et les mesures, notifications et vérifications (MNV). L’objectif de cette réunion sur les MNV était d’élaborer une approche commune à la surveillance communautaire et de définir des indicateurs et outils appropriés pour les MNV que le FPP et ses partenaires peuvent intégrer dans les différentes initiatives sur le terrain visant à garantir les droits des communautés forestières.

Sommet de Paris sur le climat : une dernière chance pour mettre fin aux changements climatiques et respecter les droits des peuples autochtones ?

Après les attaques terroristes terribles qui ont choqué le monde entier, le sommet sur les changements climatiques (COP21) sera différent de celui que les Nations Unies et la France avaient imaginé.

Le monde se tourne donc vers Paris avec des sentiments mitigés de douleur et d’attente. Il est attendu des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qu’elles parviennent à un accord qui deviendra la base du régime futur sur les changements climatiques après 2020. Trois actions décisives sont essentielles : (i) limiter la hausse des températures à 1,5°C (ii) accroître le financement de l’action climatique, et (iii) prendre des engagements OU simplement proposer des contributions. Ce dernier point déterminera si Paris aboutit ou non à un accord contraignant basé sur la justice climatique et une approche fondée sur les droits.

La situation des peuples autochtones au Paraguay : leurs terres et les lois qui les protégeraient

Le 12 novembre 2015, le Forest Peoples Programme (FPP) et son partenaire au Paraguay, la Federación por la Autodeterminación de los Pueblos Indígenas (FAPI) ont publié un ensemble de rapports décrivant la situation actuelle des peuples autochtones, de leurs terres, ressources et territoires au Paraguay, ainsi que le cadre juridique national censé respecter, promouvoir et protéger leurs droits. Beaucoup ont affirmé que le dernier grand « accaparement » des terres, ressources et territoires autochtones ne viendra pas des grands projets d’infrastructures, mais des initiatives de conservation et de protection des ressources.

Les négociations au sujet d’une future convention sur le climat n’en sont qu’aux étapes initiales, alors que les préoccupations portant sur l’effet des actions en matière de climat sur les droits des peuples autochtones demeurent marginales.

Les récentes sessions de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) à Bonn, qui visent à rédiger un projet de texte de négociation pour la Conférence des Parties (CdP20) au Pérou, reprendront en octobre. Pendant ce temps, les discussions semblent peu s’inquiéter des répercussions des actions liées au changement climatique sur les droits humains, en particulier l’atténuation liée à la terre.

Un regard vers l’avenir : Atelier international sur les moteurs de la déforestation et les droits des peuples autochtones, Indonésie

Un atelier international organisé par le Forest Peoples Programme et PUSAKA réunira des peuples des forêts, des gouvernements, des ONG, des organismes internationaux et des spécialistes des forêts d’Afrique, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine du 9 au 14 mars 2014 à Palangkaraya, au Kalimantan central, Indonésie.

L'atelier a pour objectif de partager les expériences et de générer des recommandations relatives aux  mesures efficaces pour endiguer la déforestation, promouvoir les droits humains et garantir les moyens de subsistance locaux.

La CdP des « forêts »? - Faits saillants de la 19ème Conférence des parties à la CCNUCC concernant les forêts et les peuples autochtones

Les grandes décisions concernant la REDD+ adoptées à la 19ème Conférence des parties (CdP19) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Varsovie, ainsi que les négociations sur le climat à venir dans le cadre de la CNNUCC et les engagements financiers des bailleurs de fonds, tels que le Royaume-Uni,  vont poser de nouveaux défis de taille pour les droits des peuples autochtones et leurs défenseurs.

Le Pérou s’engage à respecter les droits des peuples autochtones à la terre et aux ressources dans son plan pour les forêts et le climat : mais tiendra-t-il ses promesses ?

Le 2 août 2013, des organisations autochtones et des représentants du gouvernement péruvien ont conclu un accord visant à modifier des aspects controversés du projet de Plan d’investissement pour la forêt du gouvernement, une initiative financée par le Programme d’investissement pour la forêt (FIP) de la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation. Il était prévu que le plan soit présenté au sous-comité FIP de la Banque mondiale en octobre 2013, mais une version préliminaire a été vivement dénoncée par des organisations autochtones en juillet, puisqu’elle continuait d’ignorer les propositions autochtones et violait les obligations juridiques du Pérou de respecter les droits des peuples autochtones aux terres et ressources et les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale. 

Le gouvernement du Royaume-Uni peaufine des propositions de fonds bilatéral sur la déforestation et le climat

Le lancement d’un nouveau fonds britannique attendu de longue date visant à lutter contre les facteurs de déforestation dans les pays forestiers est en attente, alors que des institutions gouvernementales du Royaume-Uni poursuivent la finalisation du dossier de l’initiative. Entre-temps, des ONG du Royaume-Uni ont continué de faire pression auprès du gouvernement afin d’assurer la transparence de la structure de gouvernance du fonds, qui sera axé sur le soutien aux pays tropicaux pour lutter contre la déforestation et diminuer les émissions dues à l’utilisation des terres.