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Vive déception suite à la réticence de la SBSTTA-14 à accepter le lien entre les droits fonciers et l'utilisation durable ainsi qu'au sujet du traitement des questions relatives à la « viande de brousse »

Dans notre dernière e-newsletter (avril 2010), un groupe d'experts autochtones sur les questions liées à l'utilisation durable dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), appelé « équipe 10 c) ", faisait part de ses plans pour mettre en exergue le lien entre la sécurité des droits aux terres et aux ressources et la protection et la conservation de l'utilisation durable coutumière des ressources biologiques par les communautés autochtones et locales à l'occasion de la 14è réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la CDB à Nairobi, Kenya (10-21 mai). Malheureusement, les délégués n'ont pas suivi les propositions des experts autochtones qui comprenaient l'inclusion d'un texte concret sur cette question dans les recommandations finales de la SBSTTA. Les discussions sur l'utilisation et la gestion de la faune (« viande de brousse ») ont également soulevé une vive inquiétude chez les peuples autochtones et donné lieu à un débat très animé.

Les Batwa du sud-ouest de l’Ouganda ont officiellement inauguré leur nouveau projet dans le domaine du tourisme

Par le biais de leur organisation, United Organisation for Batwa Development (UOBDU), les Batwa du sud-ouest de l’Ouganda ont officiellement inauguré leur nouveau projet dans le domaine du tourisme en association avec la « Uganda Wildlife Authority » le premier juillet 2010. Un article intitulé « Trail of hope for Uganda's lost Pygmy tribe » (Un rayon d’espoir pour la tribu pygmée perdue d’Ouganda) publié à ce sujet dans The Guardian  du 17 juillet 2010 souligne que « ...pour la première fois, les Batwa sont impliqués dans la conservation et la gestion du parc national, même s’ils vivent encore à l’extérieur. » Cliquez ici pour lire l’article du Guardian.

Cameroun - REDD - consultations communautaires

En juillet, les peuples des forêts Baka, Bagyeli et Bakola - ainsi que leurs ONG locales de soutien - ont mené des consultations au Sud Cameroun, pour consulter et informer leurs communautés sur des projets REDD potentiels. Ils on clairement énoncé que le changement climatique affecte déjà leurs vies et qu’ils craignent de ne pas bénéficier des projets REDD. En ce moment huit projets REDD sont en cours de développement au Cameroun. Une récente étude de terrain réalisée par FPP a trouvé que, dans au moins deux de ces projets, les communautés locales n’ont même pas été informées.

 

Les peuples autochtones ont fait part de leurs préoccupations concernant l'échec de la réalisation des objectifs sur les des aires protégées en matière de participation et de partage des avantages à l'occasion de la SBSTTA-14 de la CDB

La troisième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique (GBO-3), présentée lors de la quatorzième réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), confirme que la plupart des objectifs mondiaux concernant la biodiversité n'ont pas été atteints. Cependant, le document présente l'élargissement important des aires protégées comme été un succès. Ceci est une source d'inquiétude pour les peuples autochtones et non un progrès, puisque l'établissement et l'élargissement des aires protégées ont lieu, pour la plupart, sans leur participation et consentement. Cette préoccupation a été mise en exergue dans les conclusions de l'examen approfondi de la mise en œuvre du Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la CDB.

Des leaders Baka et Bagyeli exposent les problèmes de leur forêts auprès des medias et du public

Margrite Akom, Jeanne Noah et Mathilde Zang, sont trois leaders autochtones d'une forêt reculée près de la Réserve de faune du Dja au Cameroun, un site classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Elles ont joué un rôle clé dans la préparation et la construction d'un « jardin » de forêt tropicale à l'exposition botanique Chelsea Flower Show à Londres du 25 au 29 mai 2010. Ce jardin a mis en valeur les traditions de leurs communautés ainsi que leurs inquiétudes devant la presse internationale et un vaste public. A l'occasion de cet événement, les leaders ont parlé avec la Reine, et ont expliqué avec éloquence les pressions auxquelles leurs communautés font face, notamment la discrimination, la violation de leurs droits, les effets de l'expansion industrielle et de la déforestation, et leur perte d'accès à la biodiversité forestière dont elles dépendent. Le jardin présentait également des cartes établies par les Baka afin de documenter leur utilisation traditionnelle de la forêt pour leur subsistance. Margrite, Jeanne et Mathilde travaillent avec l'African Indigenous Women's Organisation (AIWO - Organisation des femmes autochtones africaines) à Yaoundé au Cameroun et étaient assistées par Aisha Aishatou de l'AIWO.

Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale recommande à l'état du Cameroun d'adopter une loi pour protéger les droits des peuples autochtones

À l'occasion de sa soixante-seizième session tenue entre le 15 février et le 12 Mars 2010, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale a examiné les quinzième à dix-huitième rapports périodiques du Cameroun. Plusieurs violations des droits des peuples autochtones (particulièrement les peuples Baka, Bakola, Bagyéli et Bedzang) avaient été soulevés dans un rapport soumis au Comité par un réseau d'ONG du Cameroun. L'information transmise par la société civile a informé le dialogue entre le Comité et l'État. Le Comité a ensuite formulé une série de recommandations spécifiques à la situation des peuples autochtones Baka, Bakola, Bagyéli et Bedzang au Cameroun, notamment en ce qui concerne le droit à l'éducation, l'accès à la justice et leur sécurité dans les aires protégées.

République Démocratique du Congo - La consultation des peuples autochtones et autres populations touchées par les initiatives de REDD en RDC: Un exemple de bonne pratique?

La DRC a présenté récemment sa Proposition pour la préparation à la REDD (R-PP) au Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FPCF) de la Banque mondiale. Etant donné que la réussite à long terme des activités repose sur la participation effective des peuples autochtones, des populations tributaires des forêts et la société civile dans toutes les vastes forêts de la RDC, ce briefing pose la question : la RDC a-t-elle respecté les meilleures pratiques à cet égard, comme le prétend maintenant un organisme des Nations Unies ?

FPP : Série de briefings Droits, forêts et climat

FPP: Série de briefings Droits, forêts et climat - République Démocratique du Congo: La consultation des peuples autochtones et autres populations touchées par les initiatives de REDD en RDC: Un exemple de bonne pratique ?

La DRC a présenté récemment sa Proposition pour la préparation à la REDD (R-PP) au Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FPCF) de la Banque mondiale. Etant donné que la réussite à long terme des activités repose sur la participation effective des peuples autochtones, des populations tributaires des forêts et la société civile dans toutes les vastes forêts de la RDC, ce briefing pose la question: la RDC a-t-elle respecté les meilleures pratiques à cet égard, comme le prétend maintenant un organisme des Nations Unies?

Lisez le briefing de Forest Peoples Programme (FPP), le Centre d'accompagnement des Autochtones Pygmées et Minoritaires Vulnérables (CAMV), et le Cercle pour la Défense de l'Enviornnement (CEDEN).

Réunions entre les Batwa de l'Ouganda et les leaders gouvernementaux à Kampala

En décembre 2009, la communauté Batwa du sud-ouest de l'Ouganda et l'organisation qui la représente, la United Organisation of Batwa Development in Uganda (UOBDU), ont maintenu leurs efforts afin de protéger leurs droits en tenant une série de réunions avec les représentants gouvernementaux locaux et nationaux.

Kenya - Février 2010, la Commission africaine déclare que la zone protégée viole les droits des peuples autochtones

Dans une décision historique, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples a proclamé le droit du peuple pastoral Endorois du Kenya à posséder ses terres coutumières, ainsi que son droit au consentement libre, préalable et éclairé, des droits qui ont été violés lorsque les Endorois durent quitter une zone protégée. La décision invoque la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et se fonde sur les conclusions de la Cour interaméricaine des droits de l'homme.