Ressources

Le people autochtone Batwa acquiert plus de connaissances sur le genre

Un atelier sur le genre a eu lieu du 19 au 21 novembre à Kisoro, dans le sud-ouest de l’Ouganda. Cet atelier qui s’est révélé une réussite avait pour but d’initier le peuple Batwa aux aspects généraux relatifs au genre.

L’atelier a été facilité par le United Organisation for Batwa Development in Uganda (UOBDU) et le Forest Peoples Programme et a vu la participation de cinquante hommes et femmes Batwa provenant des districts de Kanungu, Mbarara, Kabale et Kisoro. Des jeunes âgés de 14 à 20 ans ont également pris part à l’atelier.

Une réunion communautaire au sujet de l’huile de palme au Liberia conduit à une déclaration vive sur le développement futur de l’huile de palme au Liberia

Des représentants communautaires provenant des quatre coins du Liberia se sont réunis du 27 au 29 novembre dans la ville de Bopolu, dans le Comté de Gbarpolu, afin d'examiner les répercussions des activités des concessions agricoles d’huile de palme au Liberia sur des terres déjà utilisées et détenues (de façon coutumière ou autre) par les communautés. Plus de cent cinquante délégués des communautés des Comtés de Grand Cape Mount, Bomi, Gbarpolu et Sinoe ont participé à cette réunion organisée conjointement par l’Institut du développement durable (SDI), la Fondation Save My Future (SAMFU) et Social Entrepreneurs for Sustainable Development (SESDev).

Formations juridiques à Bukavu, Boma et Kinshasa en République Démocratique du Congo : pour une meilleure protection des droits des communautés forestières

En juillet et août 2012, les organisations de la société civile Actions pour les Droits, l'Environnement et la Vie (ADEV), le Centre d’Accompagnement des Autochtones Pygmées et Minoritaires Vulnérables (CAMV) et le Cercle pour la défense de l'environnement (CEDEN) ont organisé, en collaboration avec le Forest Peoples Programme (FPP), une série de formations juridiques en République Démocratique du Congo (RDC).[1] Ces formations avaient pour objectif principal de renforcer la capacité juridique de ces partenaires en vue d’assurer une meilleure compréhension des droits des peuples autochtones et communautés locales à la terre et aux ressources naturelles et des mécanismes pour revendiquer et défendre les droits des communautés dans le cadre du processus REDD+ en RDC.

La RDC réaffirme son engagement en faveur du consentement libre, préalable et éclairé (FPIC)

Dialogue de terrain du TFD sur le FPIC et REDD dans la République démocratique du Congo, 21 – 25 mai 2012

En mai, le Forest Peoples Programme (FPP), ainsi que ses partenaires nationaux Action pour le Développement, l’Environnement et la Vie (ADEV) et le Cercle pour la Défense de l’Environnement (CEDEN), ont organisé The Forest Dialogue (TFD) sur le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). La réunion était la deuxième d’une série de dialogues de terrain prévus, qui ont pour objectif principal d’étudier comment, dans la pratique, les institutions gouvernementales, les entreprises commerciales et les organisations non gouvernementales doivent respecter le droit des peuples autochtones et des communautés locales à accorder ou refuser leur consentement libre, préalable et éclairé, tel qu’exprimé par leurs organisations représentatives choisies librement, pour les activités qui peuvent affecter leurs droits.

Les groupes de la société civile en RDC suspendent leur engagement dans le cadre du processus de coordination national REDD

Fin juin, les organisations de la société civile qui suivent les politiques REDD+ en République démocratique du Congo (RDC) ont envoyé des lettres ouvertes au Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) de la Banque mondiale et au Ministre de l’environnement de la RDC afin de leur faire part de leurs vives préoccupations concernant l’absence de participation publique et communautaire effective à l’élaboration des politiques nationales REDD+ (voir les liens à la fin de cet article). Le « Groupe de travail climat REDD » (GTCR), auteur de ces lettres, est composé d’un vaste éventail d’ONG nationales et locales travaillant sur les questions de l’environnement et du développement en RDC. Il insiste sur la réorganisation des structures de gouvernance REDD en RDC afin d’assurer la décentralisation ainsi qu’une participation significative de la société civile et des peuples de la forêt à l’élaboration des politiques forestières et climatiques à tous les niveaux.

La Commission africaine adopte une résolution prônant une approche axée sur les droits humains en matière de gouvernance des ressources naturelles

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Commission africaine) a adopté la Résolution sur une approche axée sur les droits de l’homme dans la gouvernance des ressources naturelles à l’occasion de sa 51ième session ordinaire qui a eu lieu du 18 avril au 2 mai 2012 à Banjul, Gambie. Cette résolution a été adoptée dans le cadre de la Conférence Rio+20 et appelle les États parties à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (Charte africaine) à respecter les droits humains dans toute initiative ayant trait à la gouvernance des ressources naturelles.

Aidez les Ogiek à retrouver leurs terres ancestrales à Chepkitale, au Mont Elgon au Kenya – Demande de donations

Les Ogiek du Mont Elgon, au Kenya, sont sur le point d’arriver à un accord juridique qui permettra que leurs terres ancestrales leur soient restituées. Néanmoins, ils ont besoin de toute urgence d'une aide financière (environ 5000 £) afin de rendre ces dernières étapes possibles. Il s’agit pour eux d'une occasion extraordinaire de reprendre possession de leur terre et de conserver leurs moyens de subsistance durables, d’une occasion extraordinaire d’obtenir une reconnaissance juridique afin qu’ils ne soient plus menacés d’expulsion.

Liberia : le développement de l’agro-industrie menace les forêts et les moyens de subsistance des communautés locales

Le développement de l’agro-industrie en Afrique représente une grave menace pour les forêts et les moyens de subsistance des peuples africains. Là où la gouvernance est faible et où les droits des communautés locales et des peuples autochtones sont incertains, le développement agricole se fait au détriment de la population locale. La prise de conscience des répercussions sociales et écologiques du développement de l’agro-industrie en Asie du Sud-Est a mené à de nouvelles normes pour une croissance acceptable de l’huile de palme. La Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO), un processus de certification volontaire de tierces parties, a adopté une série de principes et critères en grande partie cohérents avec une approche fondée sur les droits, et cherche à éloigner le développement de l’huile de palme des forêts primaires et des zones critiques à haute valeur de conservation (HCV), tout en interdisant la prise de contrôle des terres coutumières sans le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) des communautés. Le respect de la norme de la RSPO s’impose de plus en plus comme une exigence pour pouvoir accéder au marché européen, et les grands conglomérats producteurs d’huile de palme qui cherchent à préserver leur part de marché adhèrent désormais à la RSPO.

Les concessions de carbone en République démocratique du Congo (RDC) négligent les communautés

En 2011, l’entreprise privée canadienne Ecosystem Restoration Associates (ERA) a signé un contrat de gestion avec le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) relatif à une ancienne concession d’exploitation forestière d’environ 300 000 hectares, limitrophe des rives occidentales du Lac Mai Ndombe dans la Province de Bandundu. Le commerce de carbone et la génération de crédits de carbone à travers la préservation et l’amélioration des forêts est l’objectif principal du projet ERA. En mars 2012, dans le cadre de notre projet global visant à soutenir les communautés dans les zones pilotes REDD et en RDC, le Forest Peoples Programme (FPP) et le Cercle pour la défense de l’environnement (CEDEN) se sont rendus dans la région et ont tenu des réunions avec les leaders coutumiers de six communautés vivant à l’intérieur des limites de la zone de concession de ERA. L’objectif de ces réunions était de découvrir ce qui se passait sur le terrain, et dans quelle mesure les communautés étaient informées des buts, des objectifs et du modus operandi du personnel de ERA.