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Le Président du Suriname met un terme à une conférence sur les droits fonciers suite à des demandes claires des peuples autochtones et tribaux

Les peuples autochtones et tribaux du Suriname restent ouverts au dialogue

Association des leaders villageois autochtones du Suriname (VIDS)

Une conférence organisée par le Gouvernement du Suriname les 21 et 22 octobre 2011, qui avait pour objectif de clarifier les positions et les propositions en matière de droits fonciers et d’établir une compréhension mutuelle entre le Gouvernement et les peuples autochtones et tribaux (maroon), s’est achevée de façon très abrupte. Le Gouvernement l’a même qualifiée de « désastre » le 23 octobre 2011. Surpris par la forte solidarité et la collaboration entre les peuples autochtones et tribaux du Suriname, et à travers un acte signifiant un grand manque de respect à l'égard des leaders traditionnels qui avaient parcouru de longues distances pour participer à la conférence, le Président du Suriname a décidé de clore la conférence prématurément, suite à la présentation par les peuples autochtones et tribaux de leur prise de position commune sur les droits aux terres et aux ressources. Suite à cela, tout dialogue entre les peuples autochtones et tribaux et le gouvernement a cessé.

Des progrès sont accomplis pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans le cadre de la proposition de barrage de Diquís

En 2010, le peuple autochtone teribe du Costa Rica a décidé de s’élever contre ce qu’il considère comme une violation flagrante des droits humains de son peuple, suite à la proposition de barrage de Diquís, dans la région du Pacifique Sud du pays. Ce projet causera l’inondation partielle de deux territoires autochtones, et aura d’autres conséquences graves sur cinq territoires autochtones. Afin de défendre leurs droits, les Teribe ont déposé leur première demande auprès du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) à la mi-2010, et auprès du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ces actions ont permis d’accomplir des progrès tant au niveau national qu’au niveau international.

FPP Bulletin d'Information Octobre 2011 (PDF Version)

Chers amis,

Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les peuples des forêts s’élèvent contre les violations continues de leurs droits, imposées par des projets de développement et de conservation qui ne tiennent aucun compte de leurs intérêts et ne leur accordent pas la parole. Leur position va au-delà de la résistance et met l’accent sur leurs propres modes de gestion de leurs vies, de leurs terres et de leurs forêts.

Les représentants autochtones proposent des approches alternatives pour les forêts et les changements climatiques, et discutent de Rio+20

Les représentants autochtones se sont réunis à Manaus à la mi-août, à l'occasion d'une conférence organisée par la COICA (Confédération des organisations des peuples autochtones du Bassin de l’Amazone), afin de discuter des savoirs traditionnels, des forêts et des changements climatiques, ainsi que de la conférence Rio+20. Leur déclaration finale appelait à la reconnaissance des droits des peuples autochtones à leurs territoires, au respect pour le principe de la « vie pleine »[1] (« vida plena ») et à un soutien en faveur des approches autochtones à l'atténuation des changements climatiques pour les forêts, (la déclaration fait référence à une « REDD+ autochtone »). Il a également été recommandé aux communautés de rester vigilantes quant aux mauvaises pratiques des « cowboys du carbone » et d’éviter de stipuler tout contrat tant que les obligations internationales relatives aux droits n’auront pas été mises pleinement en œuvre.

‘Pas de signature de contrats REDD à Madre de Dios et San Martin’ : les organisations autochtones appellent leurs communautés à faire preuve de prudence

San Martin et Madre de Dios sont les deux régions choisies pour le développement des activités pilote REDD au Pérou. Ces régions sont submergées par plus de 20 projets REDD centrés sur le marché volontaire de carbone. Nombre de ces projets sous-nationaux REDD+ s’abattent sur les territoires ancestraux des peuples autochtones, notamment sur les territoires des Shawi, Awajun et Kechwa à San Martin, et des Ese Eja, Yine, Shipibo, Amahuaca, Arakambut et Machiguenga à Madre de Dios. Au Pérou, environ 20 millions d’hectares de territoires autochtones ne sont pas reconnus juridiquement, ce qui signifie que REDD représente une menace plutôt qu'une opportunité.

La détermination du lobbying de l’organisation autochtone nationale péruvienne AIDESEP mène le gouvernement à s’engager à traiter les revendications territoriales autochtones non résolues

Le 25 mars 2011 à Dalat au Vietnam, les membres du Comité des participants du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) ont approuvé la troisième version du Plan de préparation REDD national (RPP) du Pérou que le Ministère de l’environnement (MINAM) développait depuis 2009.

Le projet de note conceptuelle pour les Évaluations Whakatane pilotes de maintenant ouverte aux commentaires

Le plan direteur pour les évaluations Whakatane pilotes a été finalisé. Vous pouvez le técharger ici.

Tel que mentionné dans l'édition de février du bulletin d'information de Forest Peoples Programme, à l'occasion de la conférence Sharing Power de la CEESP de l'UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, une réunion s'est tenue en présence des représentants autochtones, des présidents des trois commissions de l'UICN (CEESP, WCPA et SSC) et des sous-commissions (TILCEPA et TGER), de personnel clé du secrétariat de l'UICN (le Directeur du Programme pour l'environnement et le développement et le Conseiller principal pour la politique sociale), et d'autres membres du personnel de l'UICN, de Conservation International et du Forest Peoples Programme.

L'aboutissement principal de la réunion et des discussions qui l’ont suivi ont abouti à un accord visant à appliquer une série de mesures pour réviser la mise en œuvre de résolutions relatives aux peuples autochtones adoptées lors du 4e Congrès mondial de la nature (WCC4) en 2008 et pour faire progresser leur mise en œuvre en cas de lacune.

Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones : Note concernant sa mission officielle au Costa Rica

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (RSPA), James Anaya, a récemment achevé (24 au 27 avril 2011) une mission officielle au Costa Rica. Dans le rapport de sa mission, il propose une série d'observations et de recommandations au sujet de la situation des peuples autochtones affectés par le projet hydroélectrique de Diquís. 

FPP-UICN Plan directeur préliminaire pour les Évaluations Whakatane pilotes

Informations générales

Lors de la conférence “Sharing Power” de l'UICN CEESP, qui s'est tenue à Whakatane (Nouvelle-Zélande) en janvier 2011, une réunion a eu lieu entre des représentants autochtones, les présidents de trois commissions (la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CEESP), la Commission mondiale des aires protégées (WCPA) et la Commission de la sauvegarde des espèces (SSC)) et sous-commissions (Thème sur les peuples autochtones, les communautés locales, l'équité et les aires protégées (TILCEPA) et le Thème sur la gouvernance, l'équité et les droits (TGER)) de l'UICN(Union internationale pour la conservation de la nature), des membres clés du personnel du secrétariat de l'UICN (le Directeur du Programme sur l'environnement et le développement et le Conseiller principal en politique sociale) et d'autres membres du personnel de l'UICN, de Conservation International et du Forest Peoples Programme.

Cette réunion a abouti à un accord pour la mise en œuvre d'une série de mesures constituant le Mécanisme de Whakatane, en vue de réexaminer la mise en application des résolutions liées aux peuples autochtones, qui avaient été adoptées en 2008 lors du 4e Congrès mondial de la nature (WCC4), à Barcelone (Espagne) et de la faire progresser, le cas échéant.    

Avec le Plan d’action de Durban et le Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), ces résolutions sont souvent dénommées le « nouveau paradigme de la conservation ».  Elles sont primordiales pour s'assurer que les méthodes de conservation appliquées respectent les droits des peuples autochtones, notamment ceux spécifiés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), et leur participation intégrale et effective aux politiques et à la pratique.  En réalité toutefois, la mise en application de ces décisions soutenant les peuples autochtones est très disparate, comme on peut le lire dans les nombreux ouvrages discutant des conséquences sociales de la conservation.  L'énoncé de l'accord conclu à Whakatane est accessible en ligne et les décisions spécifiques qui ont été prises figurent en annexe au présent document.

Prochaine publication du FPP : Toolkit on Indigenous women’s rights and the Inter-American Human Rights System (Trousse d'information sur les droits des femmes autochtones et le système interaméricain des droits humains)

Dans cette publication à paraître, les mécanismes du système interaméricain des droits humains seront analysés selon une approche centrée sur les droits des femmes autochtones. Des partenaires ont à cette fin tenu une réunion avec le Forest Peoples Programme en avril 2011 afin de développer cette trousse d'information. Des sessions préliminaires de formation auprès d’organisations de femmes autochtones sont prévues, afin de tester et d'améliorer le matériel de formation avant sa publication finale plus tard cette année.

Les dimensions de genre dans l’utilisation coutumière de la biodiversité par les peuples autochtones

Des travaux récents menés par plusieurs peuples autochtones, tels que la cartographie communautaire et la description de l’utilisation des ressources traditionnelles, ont permis de comprendre différents aspects des dimensions de genre liées à leur utilisation coutumière de la biodiversité. Dans nombre de communautés autochtones, il existe des divisions claires entre les rôles et les tâches des hommes et des femmes en matière d’utilisation de la biodiversité. Cet article propose des exemples d'études de cas réalisées par le peuple Wapichan du Sud-Ouest de la Guyane et les peuples Karen et Hmong du Nord de la Thaïlande.  

Venezuela : les peuples autochtones s’élèvent contre des obstacles supplémentaires à la reconnaissance de leurs droits fonciers

Un nouveau décret présidentiel, qui limite la participation autochtone au processus censé reconnaître leurs droits à leurs terres et territoires, a été décrié par les peuples autochtones de l’Amazonie vénézuelienne. La Constitution et les lois de la République bolivarienne du Venezuela offrent de solides protections aux droits des peuples autochtones à posséder et à contrôler leurs terres et territoires (appelés également « habitats » dans la loi vénézuélienne). Néanmoins, bien que les peuples autochtones aient déposé de nombreuses revendications territoriales bien documentées, accompagnées de cartes détaillées de l’utilisation des terres, la reconnaissance effective de ces zones a été bloquée par le Bureau du Président. Il est craint que le nouveau décret rende cette reconnaissance encore plus difficile.

Communiqué de presse - Le fonds climatique de la Banque mondiale pour les forêts vivement critiqué pour son absence de prise en compte des droits des peuples autochtones et son échec dans la protection des forêts

DALAT, Vietnam (23 mars 2011) – Un nouveau rapport publié aujourd’hui à l’occasion de la 8ème  réunion du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier (FCPF) de la Banque mondiale révèle que la Banque ne tient pas ses promesses de protéger les droits des peuples de la forêt. Mirages et Illusions : une évaluation critique du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier du Forest Peoples Programme (FPP) et de FERN constate que la Banque mondiale n’a pas respecté ses engagements en matière de droits humains et apporte constamment des changements à ses politiques sociales et environnementales, ce qui affaiblit sa responsabilité envers les communautés affectées et le public.

Le 9ème Dialogue de l’Initiative pour les droits et ressources sur les forêts, la gouvernance et les changements climatiques

Le 9ème Dialogue de l’Initiative pour les droits et ressources sur les forêts, la gouvernance et les changements climatiques, co-organisé avec le Forest Peoples Programme, Tebtebba et Forest Trends, a eu lieu à Londres, au Royaume-Uni, le 8 février 2011. Le Dialogue a réuni plusieurs acteurs clé de la REDD, notamment des représentants des organisations des peuples autochtones, les gouvernements du Royaume-Uni, du Mexique et de la Norvège, le secteur bancaire, des ONG et des chercheurs.  

Le consensus ayant émergé des discussions était que la REDD ne devrait pas se poursuivre tant que des garanties claires n’auront pas été mises en place. Gregory Barker, Ministre adjoint du Ministère de l’énergie et du changement climatique du gouvernement britannique, a souligné qu’il était crucial, avant que les projets REDD ne soient réalisés, d’évaluer les moteurs de la déforestation, de garantir un régime foncier clair et d’assurer un partage équitable des avantages pour les peuples autochtones. Dans ce but, il a affirmé que le gouvernement britannique appliquera des garanties dans les accords bilatéraux REDD avec les peuples autochtones et les communautés locales. Malgré cet engagement, il n'a pas indiqué si le Royaume-Uni oeuvrerait en faveur de garanties plus strictes dans les processus de préparation de l’initiative FCPF de la Banque mondiale.