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Les organisations autochtones s’opposent à l’expansion de Camisea alors que le Pérou reporte la décision de création de nouvelles concessions

Le 2 novembre 2012, quatre organisations autochtones péruviennes ont publié une déclaration s’opposant aux plans récemment approuvés d’étendre les activités dans les gisements de gaz de Camisea[1] au sud-est du pays, ce qui menacerait la « survie physique et culturelle » des peuples autochtones en « situation d'isolement volontaire » et de premier contact. Il est prévu que cette expansion ait lieu dans la Réserve de Kugapakori-Nahua-Nanti pour les peuples isolés, censée être interdite aux industries extractives. Néanmoins, en début d’année, une Étude d’impact environnemental (EIE) pour la première phase d’expansion a été approuvée par le Ministère de l’énergie et des mines du Pérou, bien qu’elle ait fait l’objet d’une contestation du département des affaires autochtones du gouvernement, l’INDEPA, et qu’elle ait été mise en doute par les organisations autochtones.

L’ARTICLE DE NOTRE INVITÉ : Unión Verapacense de Organizaciones Campesinas (UVOC), Guatemala - Les conflits fonciers et la lutte pour les droits au Guatemala

Tout comme de nombreux autres pays d’Amérique latine, le Guatemala souffre d’une distribution « bimodale » fortement inégale de la terre. Plus de la moitié des terres du pays est occupée par des domaines privés appartenant à des familles et à des particuliers ou à des entreprises des secteurs de l’exploitation minière, de l'exploitation forestière, de l'agro-industrie et des plantations. En revanche, les petites exploitations représentent un cinquième des terres et sont occupées par des paysans et de petits agriculteurs qui constituent 80% de la population. Les peuples autochtones sont les propriétaires coutumiers de la terre à travers le pays, mais dans de nombreux cas il n’existe pas de démarcation juridique, ou ils ne possèdent pas de titres relatifs à leurs territoires ancestraux. Malgré les promesses de reconnaissance des droits fonciers des peuples autochtones et des paysans faites dans les Accords de paix de 1996 et dans des propositions stagnantes de réformes agraires, très peu a été fait pour garantir les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales.[i]

Conflit des Yanomami vénézuéliens avec des mineurs illégaux

En août, la nouvelle d’un massacre présumé du peuple yanomami dans la région reculée du fleuve du haut Ocamo a été annoncée. La nouvelle avait filtré aux missions parmi les Yanomami dans les prairies de Parima plus au sud, puis avait été diffusée par l’organisation yanomami Horonami, et d’autres organisations autochtones dans l’État vénézuélien d’Amazonas. Le problème des incursions illégales de mineurs brésiliens sur le territoire des Yanomami du Venezuela se présente sporadiquement depuis la moitié des années 1960 et a mené à des épidémies répétées et à des explosions de violence.[1] En 1993, un massacre dans la communauté de Haximu a donné lieu à des enquêtes internationales et à la condamnation de plusieurs mineurs par des tribunaux brésiliens. Des inquiétudes ont été soulevées quant au fait que quelque chose de similaire venait de se produire dans le haut Ocamo.

Le retour de la forteresse de la conservation : REDD et l’accaparement des terres forestières dans l’Amazone péruvien

Je me souviens de la première fois où les gardes du parc sont venus dans notre village. Ils ont convoqué une réunion et ont dit : « rassemblez vos affaires et faites vos valises, ne construisez aucune nouvelle ferme, et nous verrons où vous pourrez être réinstallés ».

Ces mots sont ceux de Miguel Ishwiza Sangama, ancien chef du village de Nuevo Lamas, une petite communauté autochtone kichwa au nord du Pérou, alors qu’il évoque le moment où, en 2007, des employés de la Zone de conservation régionale Cerro Escalera tentèrent pour la première fois de réinstaller sa communauté. Au cours des années qui suivirent, les autorités du parc poursuivirent leurs efforts, mais face à la résistance continue de la communauté, les autorités du parc recoururent restreindre l’accès de la communauté à la forêt pour la chasse et la cueillette et à l’interdiction de son système traditionnel de rotation des cultures. En 2010, une plainte a été déposée contre trois membres de la communauté pour avoir pratiqué la rotation des cultures.

Le Gouvernement péruvien est en voie de développer les secteurs pétrolier et gazier dans une réserve pour les peuples isolés et un site du patrimoine mondial de l'UNESCO

Le Gouvernement péruvien a récemment approuvé des plans d’expansion pour le projet gazier de Camisea, au cœur d’une réserve pour les peuples autochtones isolés, et envisage de publier au journal officiel une nouvelle concession qui pourrait recouvrir le Parc national de Manu, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ces décisions menacent les vies et les droits de ses habitants et représentent une violation tant du droit international que de la législation nationale péruvienne.

Les peuples autochtones et la société civile du Brésil protestent contre le recul du gouvernement en matière d’environnement et de développement

Le Brésil a progressivement franchi des étapes significatives dans la lutte contre la déforestation depuis le premier Sommet de la terre en 1992. La reconnaissance croissante des droits fonciers des peuples autochtones en Amazonie, l’amélioration de l’application de la loi et les changements en matière de subsides ruraux (associés à des facteurs externes tels que l’évolution du prix des matières premières) ont tous contribué à la diminution de 70% de la déforestation annuelle du Brésil par rapport à son plus haut niveau dans les années 1990 (bien qu’en 2011 le pays ait connu une augmentation de 127% de la déforestation par rapport à 2010).

Le peuple Wapichan du Guyana conclut des accords communautaires pour la protection des forêts ancestrales

Après des années de travail assidu et de nombreuses consultations auprès des communautés, le peuple autochtone Wapichan du Sud du Guyana a établi des accords et des propositions visant la préservation de leur territoire dans le cadre d’un plan révolutionnaire intitulé Baokopa’o wa di’itinpan wadauniinao ati’o nii (Penser ensemble pour ceux qui viendront après nous).

Costa Rica : le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones effectue un suivi des progrès en matière de reconnaissance des droits des peuples autochtones affectés par le projet de barrage de Diquís

Le Professeur James Anaya, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, s’est rendu au Costa Rica du 23 au 27 mars 2012 à l’occasion d’une mission officielle, afin de rencontrer des représentants des peuples autochtones et des membres des communautés affectées par la proposition de barrage de Diquís, des représentants d’États, ainsi que des fonctionnaires des Nations Unies. Sa visite prévoyait des réunions dans six territoires autochtones différents, auxquelles ont participé des peuples autochtones de Boruca, Cabagra, China Kichá, Curré, Salitre, La Casona, Térraba, et Ujarrás.

FPP Bulletin d'Information Avril 2012 (PDF Version)

Chers amis,

La violence continue, parfois subtile, de la conservation et du développement à l’égard des peuples autochtones se poursuit, en toute impunité, même aux niveaux les plus élevés, par les institutions en apparence les plus dignes des Nations Unies.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

Le peuple wapichan du Guyana présente la carte des territoires et les propositions de la communauté pour sauver les forêts ancestrales

Éléments principaux :

·      Réalisation d’une carte communautaire numérique de l’utilisation et de l’occupation traditionnelles du wiizi (territoire) des Wapichan par les cartographes wapichan et un spécialiste SIG.

·      La carte communautaire est basée sur des milliers de points de cheminement géo-référencés par imagerie satellite.

·      La carte d’utilisation a été finalisée par le biais de multiple rencontres de validation dans les communautés wapichan ainsi que par des consultations avec les communautés makushi et wai wai au nord et sud du territoire wapichan.

·      Plus de 80 consultations et ateliers communautaires ont été menés pour compiler le plan territorial innovant intitulé Thinking Together for those Coming Behind Us (Penser ensemble pour ceux qui viendront après nous).

·      Le plan d’aménagement du territoire comprend des propositions pour établir une forêt conservée par les Wapichan et contient des dizaines d’accords intercommunautaires pour des actions visant à garantir les droits fonciers, promouvoir l’utilisation durable des ressources et permettre un développement des communautés décidé de manière autonome.

·      Les participants à l’événement de lancement de la carte et du plan wapichan à Georgetown au Guyana ont fait l’éloge de ces travaux comme étant un modèle potentiel pour d’autres peuples autochtones au Guyana et dans le monde entier.

Belize : menaces aux droits des Maya dues à l’exploration pétrolière, à l’exploitation minière et forestière et au développement des plantations

Le Sarstoon-Temash Institute for Indigenous Management (SATIIM) a diffusé les deux articles suivants concernant les violations actuelles des droits des peuples autochtones de Conejo au Belize, dû à l’intérêt du gouvernement pour l’exploitation pétrolière sur les terres des peuples autochtones à Toledo. Prière de diffuser au sein de vos réseaux (disponibles en anglais seulement).