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Des progrès sont accomplis pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans le cadre de la proposition de barrage de Diquís

En 2010, le peuple autochtone teribe du Costa Rica a décidé de s’élever contre ce qu’il considère comme une violation flagrante des droits humains de son peuple, suite à la proposition de barrage de Diquís, dans la région du Pacifique Sud du pays. Ce projet causera l’inondation partielle de deux territoires autochtones, et aura d’autres conséquences graves sur cinq territoires autochtones. Afin de défendre leurs droits, les Teribe ont déposé leur première demande auprès du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) à la mi-2010, et auprès du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ces actions ont permis d’accomplir des progrès tant au niveau national qu’au niveau international.

Le peuple Teribe du Costa Rica revendiquent ses droits dans l’affaire du barrage de Diquís

Le gouvernement du Costa Rica planifie depuis plus de 40 ans la construction de l’un des plus grands barrages hydroélectriques d’Amérique centrale. Le plan a été modifié à plusieurs reprises suite aux vives critiques fondées sur ses potentiels impacts environnementaux et sociaux négatifs, surtout sur les peuples autochtones. En 2008, le gouvernement du Costa Rica a déclaré le barrage de Diquís d’intérêt public et national et a donné son plein accord à sa construction. Le barrage de Diquís tel qu’il est proposé inondera plus de 10% des terres traditionnelles et des terres détenues conformément à des titres de propriété du peuple Teribe et plus de 5% des terres du peuple Cabécar. Le peuple Teribe considère que le barrage de Diquís représente une grave menace à sa survie en tant que peuple, puisque les Teribe ne comptent plus que quelques 750 individus.

Les terres autochtones de Raposa Serra do Sol au Brésil: la nécessité d'une action urgente demeure

Le Conselho Indígena de Roraima, Rainforest Foundation US et le Forest Peoples Programme (FPP) ont adressé en janvier 2010 une note actualisée au Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), suite à leur demande d'action urgente envoyée en juillet 2009. Cette note indique que les droits des peuples autochtones au Brésil sont gravement menacés et que le gouvernement brésilien n'a pas encore pleinement examiné et dénoncé les attaques violentes perpétrées contre les peuples autochtones de Raposa, tel que demandé par le CERD.

Lien à la Note actualisée au Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (uniquement disponible en anglais) 

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