Ressources

« La menace de mort est bien présente et couve ». Les acteurs non-étatiques doivent intervenir pour protéger les défenseurs des droits humains là où les États n’interviennent pas

Les défenseurs des droits humains, les lanceurs d’alerte et les témoins s’exposent à de nombreux dangers dans leur lutte pour mettre en lumière les violations des droits humains et l’utilisation illégale des ressources, les accaparements de terres et la corruption qui y sont liés.

Protéger les défenseurs de la forêt

Environ cinq pour cent de la population mondiale est autochtone, et chaque jour, un très grand nombre de personnes risquent leur vie pour protéger leurs terres ancestrales.

Selon le rapport Defenders of the Earth 2017 de Global Witness, près de 40 pour cent des défenseurs décédés en 2016 étaient autochtones.

La situation des peuples autochtones au Paraguay : leurs terres et les lois qui les protégeraient

Le 12 novembre 2015, le Forest Peoples Programme (FPP) et son partenaire au Paraguay, la Federación por la Autodeterminación de los Pueblos Indígenas (FAPI) ont publié un ensemble de rapports décrivant la situation actuelle des peuples autochtones, de leurs terres, ressources et territoires au Paraguay, ainsi que le cadre juridique national censé respecter, promouvoir et protéger leurs droits. Beaucoup ont affirmé que le dernier grand « accaparement » des terres, ressources et territoires autochtones ne viendra pas des grands projets d’infrastructures, mais des initiatives de conservation et de protection des ressources.

Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.

Les femmes autochtones des Amériques luttent contre la discrimination

Des organisations autochtones et des droits humains des Amériques travaillent de concert pour élaborer une méthode spécifique d’étude, de documentation et de lutte à appliquer aux affaires des femmes autochtones défendues dans le système de justice. Les organisations participantes sont notamment ONIC - l’Organisation nationale autochtone de Colombie, COAJ – le Conseil des organisations autochtones de Jujuy (Argentine), SER - Services du peuple mixe (Mexique), QNW – Femmes autochtones du Québec (Canada), et AJDH, Avocats pour la justice et les droits humains (Mexique). Ce travail est conduit dans le cadre d’un projet intitulé Discrimination fondée sur l’ethnie et le genre dans les Amériques : le cas des femmes autochtones.

Le peuple wapichan et l'Association des droits humains du Guyana demandent l’arrêt des projets routiers dans le Sud du Guyana

L’Association des droits humains du Guyana (Guyana Human Rights Association – GHRA) et les communautés wapichan du Rupununi expriment de sérieuses préoccupations au sujet des projets de construction routière qui ont un impact sur la forêt vierge dans le sud du pays sur des terres situées à l’intérieur du territoire wapichan. Le tracé de la route en construction à partir du Brésil traverserait le village de Parabara dans le Sud du Rupununi et ouvrirait une zone de forêt pluviale ancienne le long d’un chemin menant au fleuve Essequibo et au-delà jusqu’au Suriname.

Des organisations autochtones adressent au gouvernement péruvien une pétition visant la protection des droits des peuples isolés devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme

Le 1er novembre 2013, des organisations autochtones et de la société civile du Pérou, dont FENAMAD, AIDESEP, Derecho Ambiente y Recursos Naturales (DAR), et la Coordination nationale des droits humains ont témoigné devant la Commission interaméricaine. Les pétitionnaires ont fait état de l’inaction du gouvernement péruvien pour ce qui est d'assurer la protection effective des peuples autochtones isolés au Pérou.

Pleins feux sur nos partenaires : entretien avec Louis Biswane de l’Organisation des peuples kalin’a et lokono de Marowijne (KLIM), au Suriname

Dans cette édition de « Pleins feux sur nos partenaires », nous nous entretenons avec Louis Biswane de l’Organisation des peuples kalin’a et lokono de Marowijne (KLIM) au Suriname. Louis a récemment participé au Programme de bourses en faveur des autochtones (IFP) du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à Genève du 17 juin au 12 juillet, pour le compte de KLIM. Dans cet entretien, Louis nous parle de son expérience à Genève : ce qu’il a appris, et comment les compétences et les connaissances acquises soutiendront le travail de KLIM. 

Bulletin d'information FPP Octobre 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Le principe selon lequel la jouissance des droits humains constitue à la fois le moyen et l’objectif du développement souligne l’importance du suivi des droits humains comme un moyen de permettre aux détenteurs de droits d’exercer leurs droits, tout en rendant les États et les autres acteurs responsables de leurs obligations en matière de droits humains. 

Bulletin d'information FPP Juillet 2013 (PDF Version)

Chers amis,

La reconnaissance mutuelle, le respect mutuel et les avantages réciproques figurent parmi les attributs souhaitables de toute relation humaine. Les peuples autochtones et les autres peuples des forêts s’attendent eux aussi à trouver ces qualités dans leurs relations avec des tiers, qu’il s’agisse de gouvernements, d’entreprises privées, d’ONG ou d’autres organisations et communautés de peuples autochtones. Cette édition du bulletin d’information du Forest Peoples Programme rend compte du statut de diverses relations entre les peuples des forêts et différentes institutions, au fur et à mesure de leur établissement, mise à l’épreuve ou rupture, suite à des revendications en faveur du respect des droits humains fondamentaux, de la justice sociale et de la solidarité.