Ressources

Une société du secteur de l’huile de palme du groupe Melka au Pérou quitte la RSPO et se voit infliger une amende

Depuis 2014, la communauté autochtone shipibo de Santa Clara de Uchunya, avec l’appui de FECONAU (la Fédération des communautés natives d’Ucayali) a contesté les activités de la société du secteur de l’huile de palme Plantaciones de Pucallpa SAC (PdP), qui a détruit plus de 5 000 hectares de ses forêts traditionnelles dans la région d’Ucayali au Pérou. Récemment, les luttes de la communauté ont commencé à aboutir à des résultats significatifs.

Le gouvernement du Pérou ne s’attaque pas à la violence et à la destruction des forêts dans l’Amazonie péruvienne

En avril 2014, dans une prémonition tragique de ce qui allait arriver, les leaders de Saweto, un village asháninka de l’Amazonie péruvienne, ont demandé que le gouvernement péruvien prenne des mesures urgentes afin d' « empêcher toute atteinte  à nos vies ». La menace provenait des exploitants forestiers « en représailles » contre les efforts déployés depuis longtemps par la communauté pour attester et dénoncer l’exploitation forestière illégale sur son territoire.

Le peuple wapichan et l'Association des droits humains du Guyana demandent l’arrêt des projets routiers dans le Sud du Guyana

L’Association des droits humains du Guyana (Guyana Human Rights Association – GHRA) et les communautés wapichan du Rupununi expriment de sérieuses préoccupations au sujet des projets de construction routière qui ont un impact sur la forêt vierge dans le sud du pays sur des terres situées à l’intérieur du territoire wapichan. Le tracé de la route en construction à partir du Brésil traverserait le village de Parabara dans le Sud du Rupununi et ouvrirait une zone de forêt pluviale ancienne le long d’un chemin menant au fleuve Essequibo et au-delà jusqu’au Suriname.

Des organisations autochtones adressent au gouvernement péruvien une pétition visant la protection des droits des peuples isolés devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme

Le 1er novembre 2013, des organisations autochtones et de la société civile du Pérou, dont FENAMAD, AIDESEP, Derecho Ambiente y Recursos Naturales (DAR), et la Coordination nationale des droits humains ont témoigné devant la Commission interaméricaine. Les pétitionnaires ont fait état de l’inaction du gouvernement péruvien pour ce qui est d'assurer la protection effective des peuples autochtones isolés au Pérou.

Le Pérou s’engage à respecter les droits des peuples autochtones à la terre et aux ressources dans son plan pour les forêts et le climat : mais tiendra-t-il ses promesses ?

Le 2 août 2013, des organisations autochtones et des représentants du gouvernement péruvien ont conclu un accord visant à modifier des aspects controversés du projet de Plan d’investissement pour la forêt du gouvernement, une initiative financée par le Programme d’investissement pour la forêt (FIP) de la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation. Il était prévu que le plan soit présenté au sous-comité FIP de la Banque mondiale en octobre 2013, mais une version préliminaire a été vivement dénoncée par des organisations autochtones en juillet, puisqu’elle continuait d’ignorer les propositions autochtones et violait les obligations juridiques du Pérou de respecter les droits des peuples autochtones aux terres et ressources et les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale. 

Bulletin d'information FPP Octobre 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Le principe selon lequel la jouissance des droits humains constitue à la fois le moyen et l’objectif du développement souligne l’importance du suivi des droits humains comme un moyen de permettre aux détenteurs de droits d’exercer leurs droits, tout en rendant les États et les autres acteurs responsables de leurs obligations en matière de droits humains. 

Bulletin d'information FPP Juillet 2013 (PDF Version)

Chers amis,

La reconnaissance mutuelle, le respect mutuel et les avantages réciproques figurent parmi les attributs souhaitables de toute relation humaine. Les peuples autochtones et les autres peuples des forêts s’attendent eux aussi à trouver ces qualités dans leurs relations avec des tiers, qu’il s’agisse de gouvernements, d’entreprises privées, d’ONG ou d’autres organisations et communautés de peuples autochtones. Cette édition du bulletin d’information du Forest Peoples Programme rend compte du statut de diverses relations entre les peuples des forêts et différentes institutions, au fur et à mesure de leur établissement, mise à l’épreuve ou rupture, suite à des revendications en faveur du respect des droits humains fondamentaux, de la justice sociale et de la solidarité.

Guyana : le peuple wapichan s’exprime encore une fois pour ses terres et ses forêts

En avril et en mai 2013, le peuple wapichan du sud du Guyana a fait parvenir des messages clairs au gouvernement indiquant que toutes les exploitations minières et autres exploitations doivent respecter ses droits fonciers coutumiers et observer le principe  du consentement libre, préalable et éclairé (FPIC). Les villages wapichan ont désormais renoué le dialogue avec le gouvernement concernant les mesures nécessaires pour reconnaître et garantir leurs terres, notamment des plans pour l’établissement d’une grande forêt communautaire dans le bassin du haut Essequibo.

Une organisation de peuples autochtones et des ONG internationales appellent à un ralentissement du processus FLEGT de l’UE au Guyana

En avril et mai 2013, l’Association des peuples amérindiens (APA) du Guyana et un consortium d’ONG européennes, dont le Forest Peoples Programme, ont envoyé des lettres respectivement à la Commission forestière du Guyana (GFC) et à la Commission européenne (UE), qui faisaient part de leurs préoccupations concernant des processus de consultation bâclés et un manque de participation effective des communautés tributaires de la forêt au processus FLEGT. 

La BID, Camisea et le Pérou : une très triste histoire de mesures de protection

La Banque interaméricaine de développement (BID) a joué un rôle moteur dans le développement du projet gazier de Camisea dans l’Amazone péruvien en 2002/2003, bien qu’elle ne possède aucune politique spécifique pour les projets ayant des répercussions sur les peuples autochtones. Même si la Banque en a adoptée une en 2006, une disposition clé sur les peuples isolés a été ignorée lorsqu’elle a accordé un prêt de 400 millions de dollars US l’année suivante. Par ailleurs, les tentatives de la Banque pour « protéger » une réserve pour peuples autochtones en « isolement volontaire » directement affectés par le projet de Camisea se sont révélées être presque entièrement inefficaces et sont maintenant davantage fragilisés par des plans imminents d’expansion des opérations dans la Réserve, des plans que la BID est sur le point d’approuver.

Les normes volontaires du secteur privé

L’indignation générale concernant les déprédations d’un commerce mal réglementé a conduit à la reconnaissance croissante des responsabilités des entreprises de respecter les droits humains, ainsi que de la nécessité de réglementations renforcées afin d’améliorer la façon dont les produits sont fabriqués et de s’assurer que l’environnement et les droits des personnes soient respectés et protégés.

La Banque brésilienne de développement ne possède pas de politique de sauvegarde efficace

Bien que la Banque brésilienne de développement (BNDES) soit signataire du Protocole vert, qui lie des taux et conditions de prêt favorables à ladoption de normes sociales et environnementales, et malgré linitiative de la Banque visant à établir une politique spécifique pour le secteur de l’élevage, la politique environnementale de la Banque reste encore très vague et manque de transparence et de critères concrets.