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L’importance d’intégrer les modes alternatifs de règlement des litiges (ADR) dans le règlement des conflits fonciers en Indonésie

Un résumé des études ADR dans les provinces de Riau, Sumatra occidental, Jambi et Sud Sumatra en Indonésie, Ahmad Zazali, Directeur exécutif, Scale UpUn débat vif et continu est engagé au sujet de l'indifférence à l’égard des droits d’accès publics sur les ressources forestières dans les modes du régime foncier en vigueur en Indonésie. Le rôle des communautés locales et leur accès aux ressources naturelles se chevauchent souvent avec les droits accordés aux entreprises gouvernementales et étatiques et au secteur privé. L'exploitation des ressources forestières a conduit les grandes entreprises à ignorer les intérêts des communautés qui vivent dans ces forêts et en sont tributaires pour leurs moyens de subsistance. Cette situation a provoqué l'apparition de conflits sociaux entre les communautés et au sein des communautés, de conflits entre les communautés et le gouvernement, ainsi qu'entre les communautés et les entreprises.

Depuis la réforme et la mise en œuvre des politiques de décentralisation, les conflits relatifs aux ressources naturelles sont de plus en plus fréquents en Indonésie. L'Agence foncière nationale (BPN) indique qu’au moins 7491 conflits liés aux ressources naturelles ont été traités par la BPN et la police indonésienne. Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) a enregistré 359 conflits forestiers pendant la période allant de janvier 1997 à juin 2003. C'est en 2000 que la fréquence de conflits a été la plus élevée, avec 153 cas enregistrés, soit 43% du nombre total de cas enregistrés au cours de ces 6 années. Les conflits dans les Forêts de plantation industrielles (HTI) étaient les plus nombreux avec 39% des cas, contre 34% des cas de conflit dans les aires de conservation (dont les forêts protégées et les parcs nationaux), et 27% dans les concessions forestières (HPH).