Ressources

Application de la Déclaration de Bali : l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-Est

Du 9 au 11 octobre 2012, le Forest Peoples Programme et Sawit Watch, avec le soutien de l’ONG cambodgienne Community Legal Education Center (CLEC), ont co-organisé l’atelier « Application de la Déclaration de Bali : l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie » comme suivi de l’Atelier de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie de 2011. Sous l’égide de la Commission nationale des droits humains de l’Indonésie (Komnas HAM), les participants de l’atelier comprenaient les Commissaires nationaux des droits humains de la Thaïlande, de la Malaisie, des Philippines, du Myanmar, de la Corée du Sud et du Timor-Leste, le représentant indonésien de la Commission intergouvernementale des droits de l’homme de l’ASEAN[1] (AICHR), des ONG concernées d’Asie du Sud-Est, ainsi que les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et sur les droits des peuples autochtones.

Soumissions et rapports récents

1. Destruction at Dawn: The Rights of Indigenous Peoples in Nepal (Destruction à l’aube : Les droits des peuples autochtones dans la République du Népal)

Un rapport détaillé concernant le développement du projet d’énergie hydraulique Arun III et les défis que ce projet et d’autres projets similaires posent pour les engagements en faveur de la protection des droits et des intérêts des peuples autochtones du gouvernement népalais (LAHURNIP, NGO-FONIN et FPP). 

Le Asia Indigenous Peoples’ Pact adopte une politique ferme en matière d’égalité entre les hommes et les femmes pour les activités relatives aux questions autochtones

Lors de la 4ème Assemblée générale de ses membres, le Asia Indigenous Peoples’ Pact (AIPP – Pacte asiatique des peuples autochtones) a adopté une politique ferme concernant la façon dont l’organisation soutiendra et encouragera les activités relatives aux questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans tous ses programmes de travail. La politique concerne également d’éventuelles inquiétudes et des processus internes relatifs à l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette politique est accompagnée du plan stratégique adopté récemment sur les droits des femmes et représente un engagement solide et cohérent visant à défendre les intérêts et les droits des femmes autochtones. 

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

Les commissaires aux droits de l'homme de l’Asie du Sud-Est et les organisations des peuples autochtones adoptent la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie

Un dialogue constructif et des synergies potentielles entre les commissions et institutions nationales des droits humains d’Indonésie, de Malaisie, de Thaïlande, des Philippines et du Cambodge ont permis de franchir une étape importante lors d’un atelier de quatre jours en novembre à Bali, en Indonésie. L’atelier a été convoqué par la Commission nationale des droits humains d’Indonésie, et organisé par le Forest Peoples Programme et l’ONG indonésienne Sawit Watch, avec le soutien de l’Initiative des droits et ressources (RRI), du Samdhana Institute et de RECOFTC – The Center for People and Forests.

Cet atelier historique sur le thème « Droits humains et entreprises : approches juridiques plurielles à la résolution des conflits, au renforcement institutionnel et à la réforme juridique » a réuni 60 participants, dont d’éminents universitaires, des représentants des peuples autochtones et des membres d'ONG nationales et internationales de soutien. La déclaration inaugurale a été délivrée par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, et une présentation a été réalisée par Raja Devasish Roy, membre élu de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNFPII) et chef traditionnel du cercle Chakma dans les Chittagong Hill Tracts au Bangladesh.

L’Evaluation Whakatane pilote dans le Parc national de Ob Luang en Thaïlande document un exemple de co-gestion avec les peuples autochtones, les communautés locales, les autorités du Parc national et les ONG locales

Depuis sa création lors de la conférence ‘Sharing Power’ de la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CEESP) de l’UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, le Mécanisme de Whakatane a fait l’objet d’expériences pilote dans deux endroits : au Mont Elgon, dans l’ouest du Kenya, et récemment dans le Parc national Ob Luang au nord de la Thaïlande. L’objectif du Mécanisme de Whakatane est d’évaluer la situation dans les aires protégées et, là où les personnes sont affectées de façon négative, de proposer et mettre en œuvre des solutions. Le Mécanisme vise également à identifier, promouvoir et soutenir les aires protégées qui ont des pratiques modèles, là où le nouveau paradigme de conservation est mis en place.

La gestion commune du Parc national de Ob Luang est un exemple qui mérite d’être partagé. Depuis 2004, les autorités du parc, les communautés locales et les ONG travaillent ensemble pour mettre en œuvre une gestion conjointe du parc, en mettant particulièrement l’accent sur l’inclusion des femmes et des jeunes. L’évaluation pilote de Whakatane à Ob Luang a elle aussi été menée conjointement, avec une équipe composée notamment de personnel de l’Inter Mountain Peoples’ Education and Culture in Thailand Association (IMPECT), du Département des parcs nationaux, de la faune et de la conservation des végétaux de la Thaïlande, du Forest Peoples Programme, de l’UICN, des ONG locales, des réseaux de peuples autochtones et de communautés locales (Watershed Network and Highland Nature Conservation de Chomthong).

L’importance d’intégrer les modes alternatifs de règlement des litiges (ADR) dans le règlement des conflits fonciers en Indonésie

Un résumé des études ADR dans les provinces de Riau, Sumatra occidental, Jambi et Sud Sumatra en Indonésie, Ahmad Zazali, Directeur exécutif, Scale UpUn débat vif et continu est engagé au sujet de l'indifférence à l’égard des droits d’accès publics sur les ressources forestières dans les modes du régime foncier en vigueur en Indonésie. Le rôle des communautés locales et leur accès aux ressources naturelles se chevauchent souvent avec les droits accordés aux entreprises gouvernementales et étatiques et au secteur privé. L'exploitation des ressources forestières a conduit les grandes entreprises à ignorer les intérêts des communautés qui vivent dans ces forêts et en sont tributaires pour leurs moyens de subsistance. Cette situation a provoqué l'apparition de conflits sociaux entre les communautés et au sein des communautés, de conflits entre les communautés et le gouvernement, ainsi qu'entre les communautés et les entreprises.

Depuis la réforme et la mise en œuvre des politiques de décentralisation, les conflits relatifs aux ressources naturelles sont de plus en plus fréquents en Indonésie. L'Agence foncière nationale (BPN) indique qu’au moins 7491 conflits liés aux ressources naturelles ont été traités par la BPN et la police indonésienne. Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) a enregistré 359 conflits forestiers pendant la période allant de janvier 1997 à juin 2003. C'est en 2000 que la fréquence de conflits a été la plus élevée, avec 153 cas enregistrés, soit 43% du nombre total de cas enregistrés au cours de ces 6 années. Les conflits dans les Forêts de plantation industrielles (HTI) étaient les plus nombreux avec 39% des cas, contre 34% des cas de conflit dans les aires de conservation (dont les forêts protégées et les parcs nationaux), et 27% dans les concessions forestières (HPH).