Ressources

Indonésie : Le conseiller-médiateur de la SFI se retire du processus de médiation sur la concession de palmiers à huile de PT Asiatic Persada

Le conseiller-médiateur de la Société financière internationale a officiellement annoncé son retrait du dossier concernant PT Asiatic Persada, suite à la vente de la concession par Wilmar en avril 2013, et la décision prise par la nouvelle direction de poursuivre la médiation à l’aide d’une équipe gouvernementale.  Ceci en dépit du fait que les communautés batin sembilan concernées et les ONG signataires de la plainte ont demandé à maintes reprises au conseiller-médiateur de la SFI de continuer à assurer la médiation et d’encourager l’entreprise à poursuivre dans cette voie en vue de résoudre le conflit.

Conflict or Consent? The oil palm sector at a crossroads

Pour lire ce rapport en anglais ou en indonésien.

La croissance de la demande mondiale en huile de palme favorise l’expansion à grande échelle des plantations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est et en Afrique.  Les préoccupations concernant les impacts environnementaux et sociaux de la conversion de vastes étendues de terre en plantations de monocultures ont motivé la mise en place, en 2004, de la Table ronde pour la production durable de l’huile de palme (RSPO), qui encourage l’expansion de la production de palmiers à huile sans que celle-ci entraîne la destruction de hautes valeurs de conservation ni des conflits sociaux.  De nombreux organismes internationaux ont également réclamé la réforme des cadres nationaux afin de sauvegarder les droits des communautés et d’établir une bonne gouvernance foncière.

“A sweetness like unto death”: Voices of the indigenous Malind of Merauke, Papua

Ce rapport bouleversant présente la première étude terrain détaillée des expériences des communautés par rapport au projet de 2 millions d’hectares du gouvernement indonésien, Merauke Integrated Food and Energy Estate (MIFEE).  L’étude montre que le projet MIFEE compromet l’autosuffisance locale, mettant en cause la politique nationale du gouvernement en matière de sécurité alimentaire, qui repose sur la promotion des grandes entreprises agricoles aux dépens des communautés locales.

Un récent rapport incite les institutions nationales des droits humains d’Asie du Sud-Est et les organisations de la société civile à adopter une nouvelle résolution sur les droits humains et l’agro-industrie

Du 7 au 9 août 2013, des représentants des institutions nationales des droits humains des Philippines, d’Indonésie, de Thaïlande, de Malaisie, du Timor Leste et de Myanmar ainsi que des organisations de la société civile de soutien se sont réunis à Bangkok afin d’évaluer les évolutions en matière d’agro-industrie et de droits humains depuis la Déclaration de Bali sur les droits humains et l’agro-industrie en Asie du Sud-Est en 2011 et l’Atelier de Phnom Penh sur les droits humains et l’agro-industrie en 2012, et d’élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre effective des droits humains par les États parties dans le secteur de l’agro-industrie. La réunion fut convoquée par la Commission nationale thaïlandaise des droits humains, avec le soutien du Forest Peoples Programme et de l’Initiative des droits et ressources. 

Revue littéraire par Joji Cariño : « Pancur Kasih Empowerment Movement » et « Pancur Kasih Credit Union »

Conscient de la valeur historique de la documentation, le Mouvement d’émancipation Pancur Kasih (GPPK) consigne les expériences de ses trente années de travail comme outil d’apprentissage pour les générations présentes et futures de GPPK, les militants et les organisations de peuples autochtones ailleurs dans le monde.

- Jalons dans le travail de GPPK en réponse aux problèmes de la communauté dayak (1981-2011)

Introduction

Bulletin d'information FPP Octobre 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Le principe selon lequel la jouissance des droits humains constitue à la fois le moyen et l’objectif du développement souligne l’importance du suivi des droits humains comme un moyen de permettre aux détenteurs de droits d’exercer leurs droits, tout en rendant les États et les autres acteurs responsables de leurs obligations en matière de droits humains. 

Indonésie : nouvel appel au CERD demandant la suspension du projet MIFEE en Papouasie pour la réparation et le respect des droits du peuple autochtone malind

Le 25 juillet 2013, 26 organisations indonésiennes et internationales ainsi que le Forest Peoples Programme ont soumis un rapport au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) lui demandant d’examiner la situation du peuple malind et d’autres peuples autochtones de Merauke dans la province indonésienne de Papouasie, dans le cadre des procédures d’alerte précoce et d’action urgente du Comité (procédures EW/UA).

Acquisitions des terres à grande échelle par les agro-industries et droits humains en Asie du Sud-Est - Évolutions récentes en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines, en Malaisie, au Cambodge, au Timor-Leste et en Birmanie

Cette série d’études fournit des informations actualisées concernant les acquisitions de terre à grande échelle dans la région, dans le but d’identifier les tendances, les menaces communes, les divergences et les solutions possibles. Ces études résument également les tendances en matière d’investissements, de commerce, de développement des cultures et d’arrangements fonciers, et se concentrent sur les défis relatifs au régime foncier et aux droits humains.

Bulletin d'information FPP Juillet 2013 (PDF Version)

Chers amis,

La reconnaissance mutuelle, le respect mutuel et les avantages réciproques figurent parmi les attributs souhaitables de toute relation humaine. Les peuples autochtones et les autres peuples des forêts s’attendent eux aussi à trouver ces qualités dans leurs relations avec des tiers, qu’il s’agisse de gouvernements, d’entreprises privées, d’ONG ou d’autres organisations et communautés de peuples autochtones. Cette édition du bulletin d’information du Forest Peoples Programme rend compte du statut de diverses relations entre les peuples des forêts et différentes institutions, au fur et à mesure de leur établissement, mise à l’épreuve ou rupture, suite à des revendications en faveur du respect des droits humains fondamentaux, de la justice sociale et de la solidarité.

Indonésie : le géant de l’huile de palme, Wilmar, abandonne encore une fois les communautés locales et met leur avenir en péril

Le géant de l’huile de palme, membre de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO), Wilmar, a accepté de vendre sa concession de palmier à huile PT Asiatic Persada sans consultation préalable ou respect du consentement libre, préalable et éclairé des communautés autochtones batin sembilan, déjà engagées dans un processus de médiation des conflits fonciers. L’accord de vente passé avec des entreprises non-membres de la RSPO et qui ne sont pas financées par la Société financière internationale compromet le processus de médiation actuel du Compliance/Advisory Ombudsman (CAO) de la Société financière internationale (SFI) sur de nombreux conflits fonciers dans la concession, en cours depuis début 2012.

Violence Against Indigenous Women And Girls: A Complex Phenomenon (La violence à l’égard des femmes et des filles autochtones : un phénomène complexe)

Cette note d’information, publiée par le Asia Indigenous Peoples Pact (AIPP) et le Forest Peoples Programme, a pour objectif de promouvoir le débat et la réflexion sur la complexité des défis liés à la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones. Le travail des organisations de femmes autochtones d’Asie et du monde entier se concentre de plus en plus sur la nécessité d’effectuer une analyse spécifique pour mieux comprendre la nature et les formes de cette violence. Cette note entend par ailleurs mettre l’accent sur la nécessité de se conformer aux droits dans leur totalité, pour respecter et protéger en même temps les droits individuels et collectifs des femmes autochtones.

Le Président indonésien s’engage à reconnaître les droits collectifs des peuples autochtones à leurs territoires

Dans une déclaration importante à l’occasion d’une rencontre internationale réunissant quelques-uns des principaux acheteurs d’huile de palme et de pâte à papier indonésiennes du monde, le Président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, a annoncé de nouvelles mesures pour freiner la déforestation. Acceptant la responsabilité du « brouillard » annuel plus épais que d’habitude dû aux incendies de forêt dans les plantations à Sumatra, qui ont assombri les vies des résidents de Singapour et du Sud de la Malaisie (ainsi que de Sumatra même), le Président a associé la nécessité de renforcer le contrôle des forêts à la nécessité de garantir les droits des communautés tributaires de la forêt et des peuples autochtones.

Politique de la Banque mondiale en matière d’huile de palme

En 2011, le Groupe de la Banque mondiale (GBM) a adopté un cadre et une stratégie d’investissement dans le secteur de l’huile de palme. La nouvelle approche a été adoptée sur instruction de l’ancien Président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, après un audit accablant du Compliance Advisory Ombudsman (CAO) semi-indépendant de la Société financière internationale (SFI), qui constatait que la SFI finançait le géant de l’huile de palme, Wilmar, sans faire preuve de la diligence requise et de façon contraire aux normes de performance de la SFI. Wilmar est le plus grand négociant d’huile de palme au monde, fournissant pas moins de 45 % de l’huile de palme commercialisée à l’échelle globale. L’audit, effectué en réponse à une série de plaintesdétaillées du Forest Peoples Programme et de ses partenaires, a confirmé nombre de nos préoccupations quant au fait que Wilmar développait ses activités en Indonésie en violation des prescriptions légales, des normes de la RSPO et des normes et procédures de la SFI. Presque immédiatement après la mise en place de l'audit, la SFI a renoncé à ses nombreux autres investissements dans le secteur de l’huile de palme en Asie du Sud-Est.

Les normes volontaires du secteur privé

L’indignation générale concernant les déprédations d’un commerce mal réglementé a conduit à la reconnaissance croissante des responsabilités des entreprises de respecter les droits humains, ainsi que de la nécessité de réglementations renforcées afin d’améliorer la façon dont les produits sont fabriqués et de s’assurer que l’environnement et les droits des personnes soient respectés et protégés.

Bulletin d'Information FPP Édition Spéciale sur les Sauveguardes, avril 2013 (PDF Version)

Alors que de nombreuses institutions internationales adoptent et mettent à jour leurs politiques sociales et environnementales, cette édition spéciale du bulletin d’information du Forest Peoples Programme examine les expériences des communautés et de la société civile en matière de politiques de sauvegarde de différentes institutions financières internationales. 

L’expérience des peuples autochtones d’Asie avec les politiques de prêt des institutions financières internationales : une vue d’ensemble

Les projets et les programmes d’interventions des banques multilatérales de développement sont connus pour les nombreuses violations systématiques et généralisées des droits humains des peuples autochtones d’Asie. Dans nombre de pays, les peuples autochtones ont été les victimes de déplacements massifs et d’une perte irréversible de leurs moyens de subsistance traditionnels. Derrière ces violations des droits humains se cache le déni des droits des peuples autochtones à leurs terres, territoires et ressources et leur droit à donner leur consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) aux projets et programmes d’intervention, notamment aux projets et programmes élaborés au nom du développement durable et du développement humain. Parmi eux, les grands projets d’infrastructures (construction de barrages et d’autoroutes) et de « conservation environnementale » ont eu les répercussions négatives les plus graves pour les peuples autochtones. Il existe de nombreux exemples de projets de ce type ayant eu des effets néfastes sur les peuples autochtones de pays asiatiques.