Ressources

Abattre le cœur de Bornéo : le cas alarmant des Long Isun

À la fin du 19e siècle, un grand groupe de Dayak Bahau s’est établi au bord de la rivière Meraseh, un affluent du Haut-Mahakam dans le Kalimantan occidental, en Indonésie. Pendant un siècle, il vécut paisiblement à Long Isun, jusque dans les années 1980, lorsque le gouvernement le réinstalla sur les rives de la rivière Mahakam.

Bulletin d'information FPP Octobre 2013 (PDF Version)

Chers amis, 

Le principe selon lequel la jouissance des droits humains constitue à la fois le moyen et l’objectif du développement souligne l’importance du suivi des droits humains comme un moyen de permettre aux détenteurs de droits d’exercer leurs droits, tout en rendant les États et les autres acteurs responsables de leurs obligations en matière de droits humains. 

Bulletin d'information FPP Juillet 2013 (PDF Version)

Chers amis,

La reconnaissance mutuelle, le respect mutuel et les avantages réciproques figurent parmi les attributs souhaitables de toute relation humaine. Les peuples autochtones et les autres peuples des forêts s’attendent eux aussi à trouver ces qualités dans leurs relations avec des tiers, qu’il s’agisse de gouvernements, d’entreprises privées, d’ONG ou d’autres organisations et communautés de peuples autochtones. Cette édition du bulletin d’information du Forest Peoples Programme rend compte du statut de diverses relations entre les peuples des forêts et différentes institutions, au fur et à mesure de leur établissement, mise à l’épreuve ou rupture, suite à des revendications en faveur du respect des droits humains fondamentaux, de la justice sociale et de la solidarité.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

FPP Bulletin d'Information Février 2012 (PDF Version)

Chers amis,

Trouver un équilibre entre le besoin des êtres humains de moyens de subsistance décents et l’impératif de protection de notre environnement est probablement le plus grand défi que notre planète doit relever. Cette lutte entre « développement » et « conservation » se déroule lors des négociations politiques mondiales, et les décisions de ceux que l’on appelle les décideurs politiques s’imposent sur le terrain. Mais tout ne vient pas ou ne devrait pas venir du haut. Des solutions durables émergent également du niveau local, depuis le bas.

L’Evaluation Whakatane pilote dans le Parc national de Ob Luang en Thaïlande document un exemple de co-gestion avec les peuples autochtones, les communautés locales, les autorités du Parc national et les ONG locales

Depuis sa création lors de la conférence ‘Sharing Power’ de la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CEESP) de l’UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, le Mécanisme de Whakatane a fait l’objet d’expériences pilote dans deux endroits : au Mont Elgon, dans l’ouest du Kenya, et récemment dans le Parc national Ob Luang au nord de la Thaïlande. L’objectif du Mécanisme de Whakatane est d’évaluer la situation dans les aires protégées et, là où les personnes sont affectées de façon négative, de proposer et mettre en œuvre des solutions. Le Mécanisme vise également à identifier, promouvoir et soutenir les aires protégées qui ont des pratiques modèles, là où le nouveau paradigme de conservation est mis en place.

La gestion commune du Parc national de Ob Luang est un exemple qui mérite d’être partagé. Depuis 2004, les autorités du parc, les communautés locales et les ONG travaillent ensemble pour mettre en œuvre une gestion conjointe du parc, en mettant particulièrement l’accent sur l’inclusion des femmes et des jeunes. L’évaluation pilote de Whakatane à Ob Luang a elle aussi été menée conjointement, avec une équipe composée notamment de personnel de l’Inter Mountain Peoples’ Education and Culture in Thailand Association (IMPECT), du Département des parcs nationaux, de la faune et de la conservation des végétaux de la Thaïlande, du Forest Peoples Programme, de l’UICN, des ONG locales, des réseaux de peuples autochtones et de communautés locales (Watershed Network and Highland Nature Conservation de Chomthong).

FPP Bulletin d'Information Octobre 2011 (PDF Version)

Chers amis,

Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les peuples des forêts s’élèvent contre les violations continues de leurs droits, imposées par des projets de développement et de conservation qui ne tiennent aucun compte de leurs intérêts et ne leur accordent pas la parole. Leur position va au-delà de la résistance et met l’accent sur leurs propres modes de gestion de leurs vies, de leurs terres et de leurs forêts.

Le projet de note conceptuelle pour les Évaluations Whakatane pilotes de maintenant ouverte aux commentaires

Le plan direteur pour les évaluations Whakatane pilotes a été finalisé. Vous pouvez le técharger ici.

Tel que mentionné dans l'édition de février du bulletin d'information de Forest Peoples Programme, à l'occasion de la conférence Sharing Power de la CEESP de l'UICN à Whakatane en Nouvelle-Zélande en janvier 2011, une réunion s'est tenue en présence des représentants autochtones, des présidents des trois commissions de l'UICN (CEESP, WCPA et SSC) et des sous-commissions (TILCEPA et TGER), de personnel clé du secrétariat de l'UICN (le Directeur du Programme pour l'environnement et le développement et le Conseiller principal pour la politique sociale), et d'autres membres du personnel de l'UICN, de Conservation International et du Forest Peoples Programme.

L'aboutissement principal de la réunion et des discussions qui l’ont suivi ont abouti à un accord visant à appliquer une série de mesures pour réviser la mise en œuvre de résolutions relatives aux peuples autochtones adoptées lors du 4e Congrès mondial de la nature (WCC4) en 2008 et pour faire progresser leur mise en œuvre en cas de lacune.

FPP-UICN Plan directeur préliminaire pour les Évaluations Whakatane pilotes

Informations générales

Lors de la conférence “Sharing Power” de l'UICN CEESP, qui s'est tenue à Whakatane (Nouvelle-Zélande) en janvier 2011, une réunion a eu lieu entre des représentants autochtones, les présidents de trois commissions (la Commission des politiques environnementales, économiques et sociales (CEESP), la Commission mondiale des aires protégées (WCPA) et la Commission de la sauvegarde des espèces (SSC)) et sous-commissions (Thème sur les peuples autochtones, les communautés locales, l'équité et les aires protégées (TILCEPA) et le Thème sur la gouvernance, l'équité et les droits (TGER)) de l'UICN(Union internationale pour la conservation de la nature), des membres clés du personnel du secrétariat de l'UICN (le Directeur du Programme sur l'environnement et le développement et le Conseiller principal en politique sociale) et d'autres membres du personnel de l'UICN, de Conservation International et du Forest Peoples Programme.

Cette réunion a abouti à un accord pour la mise en œuvre d'une série de mesures constituant le Mécanisme de Whakatane, en vue de réexaminer la mise en application des résolutions liées aux peuples autochtones, qui avaient été adoptées en 2008 lors du 4e Congrès mondial de la nature (WCC4), à Barcelone (Espagne) et de la faire progresser, le cas échéant.    

Avec le Plan d’action de Durban et le Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA) de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), ces résolutions sont souvent dénommées le « nouveau paradigme de la conservation ».  Elles sont primordiales pour s'assurer que les méthodes de conservation appliquées respectent les droits des peuples autochtones, notamment ceux spécifiés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), et leur participation intégrale et effective aux politiques et à la pratique.  En réalité toutefois, la mise en application de ces décisions soutenant les peuples autochtones est très disparate, comme on peut le lire dans les nombreux ouvrages discutant des conséquences sociales de la conservation.  L'énoncé de l'accord conclu à Whakatane est accessible en ligne et les décisions spécifiques qui ont été prises figurent en annexe au présent document.

Les dimensions de genre dans l’utilisation coutumière de la biodiversité par les peuples autochtones

Des travaux récents menés par plusieurs peuples autochtones, tels que la cartographie communautaire et la description de l’utilisation des ressources traditionnelles, ont permis de comprendre différents aspects des dimensions de genre liées à leur utilisation coutumière de la biodiversité. Dans nombre de communautés autochtones, il existe des divisions claires entre les rôles et les tâches des hommes et des femmes en matière d’utilisation de la biodiversité. Cet article propose des exemples d'études de cas réalisées par le peuple Wapichan du Sud-Ouest de la Guyane et les peuples Karen et Hmong du Nord de la Thaïlande.  

Sortie du film « Dwindling Forests: Dwindling Futures? Mangroves and forest peoples under threat in the Sundarbans, Bangladesh »

Un nouveau court métrage réalisé en collaboration avec les communautés forestières des Sundarbans souligne combien l’utilisation coutumière de la biodiversité par les utilisateurs traditionnels des ressources dans les mangroves des Sundarbans est essentielle pour la conservation et l’utilisation durable de cette zone humide d’importance internationale, qui accueille un site du patrimoine mondial de l’UNESCO et un site RAMSAR. Cependant les savoirs traditionnels et l’utilisation coutumière sont ignorés par le Gouvernement du Bangladesh, et les peuples de la forêt sont exclus du processus de prise de décisions et de la gestion de la forêt. Le film appelle au respect et à la reconnaissance des savoirs et des pratiques des utilisateurs traditionnels des ressources et à une approche participative à la gestion des Sundarbans dans le cadre de l’application de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi qu’au respect de la dignité des peuples de la forêt et à la protection de leurs moyens de subsistance et de leur futur.

Bangladesh - Cyclone Aila: un an après, les souffrances demeurent

Le cyclone Aila a frappé la région côtière du sud-ouest du Bangladesh, en particulier les districts de Satkhira et Khulna le 25 mai 2009, touchant près de 2,3 millions de personnes et faisant 325 morts. Une vague de 10-13m de hauteur inonda la région et emporta un très grand nombre de maisons, de têtes de bétail, de cultures et d'autres ressources en très peu de temps.

Les pratiques coutumières des peuples autochtones occuperont le devant de la scène lors de la prochaine réunion de la CDB

Les pratiques coutumières durables des peuples autochtones, traitées dans l'Article 10 c) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), seront l'un des principaux thèmes de discussion lors de la prochaine réunion du Groupe de travail sur l'Article 8 j) et les dispositions connexes ((WG-8(j) 6) de la CDB à Montréal, du 2 au 6 novembre 2009. Une question clé à l'ordre du jour est la façon dont les Parties à la Convention peuvent améliorer la mise en œuvre de cet important article. Le message des communautés autochtones et locales, transmis avant la réunion, est que garantir les droits à la terre et aux ressources sont une condition nécessaire pour l'application effective de l'Article 10 c).